Communiqué de presse : Démission des membres du conseil d’administration et du comité d’organisation d’Osez le féminisme 69 ! 

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Nous, militantes, membres du conseil d’administration et l’intégralité du groupe d’organisation de l’association Osez le féminisme 69 ! démissionnons collectivement de nos fonctions. Cette démission sera effective à compter du 18 juin, date à laquelle se tiendra notre Assemblée Générale Extraordinaire.

D’une part, cette décision résulte de désaccords fondamentaux concernant le fonctionnement de l’association Osez le féminisme ! et ce particulièrement dans ses relations avec les antennes locales. D’autre part, nous ne pouvons plus militer au sein d’une association qui refuse de se positionner sur certains sujets, laissant ainsi l’islamophobie gangréner la société alors que les femmes en sont les premières victimes.

Tout d’abord, le fonctionnement pyramidal, parisianiste et centralisé, reflet d’une société inégalitaire et d’un ordre établi, n’est plus supportable. Preuve en est, l’impossibilité de mener des débats sur des sujets cruciaux malgré des demandes répétées de la part des antennes locales d’ouvrir une réflexion sur ces thématiques.

De plus, dans un contexte de montée de l’islamophobie et du racisme, rester silencieuses sur des lois qui discriminent et stigmatisent une population, toujours la même, c’est laisser la possibilité au racisme de s’exprimer en récupérant insidieusement les arguments féministes.

Or, en tant que militantes, nous souhaitons nous inscrire dans un féminisme qui croise toutes les oppressions et qui donc en déconstruit toutes les facettes.

Enfin, nous nous désolidarisons des interventions médiatiques récentes, tant sur la forme que sur la teneur des propos, que nous considérons comme injurieux et excluants.  Nous ne souhaitons pas être complices de paroles honteuses et irrespectueuses envers les femmes voilées, d’autant que nous n’avons pas été consultées au préalable de ces interventions et que l’antenne locale en subit les conséquences (difficulté de créer des partenariats, absence de crédibilité, de pertinence sur le terrain).

Nous souhaitons nous solidariser avec TOUTES les femmes et ne plus être complices de la reproduction des oppressions raciales, sexistes et classistes que le fonctionnement d’Osez le féminisme perpétue. Pour nous, le féminisme se doit d’être inclusif, c’est pourquoi nous appelons à la création d’un espace d’échanges et de partage dont les contours restent à définir.

Par ailleurs, nous tenons à vous informer que nous ne sommes plus administratrices de la page facebook d’OLF69, depuis le 27/05/2015 à 14H20 l’accès à la page nous a été retiré, sans préavis et avant même notre démission. De plus, nous avons été rejetées de la liste du CA National.  

Prochain atelier débat ce jeudi 21 mai sur la double oppression racisme / sexisme

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Jeudi 21 mai se tiendra notre atelier mensuel au Centre Berthelot et portera sur la double oppression des femmes victimes du sexisme et du racisme: comment décrypter et lutter contre l’oppression à laquelle font face les femmes racisées ?.

Cet atelier sera animé par Safia Akoudad membre du bureau national du CRI.

Nous vous attendons nombreuses et nombreux.
N’hésitez pas à en parler autour de vou.e.s.

atelier21

Le 1er mai, les femmes réclament l’égalité, pas du muguet !

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Communiqué de presse du 1er mai 2015

manifmai

Parce que le 1er mai est aussi la journée internationale solidarité avec les travailleuSES, Osez le féminisme ! participera vendredi aux manifestations organisées dans toute la France.

Les politiques d’austérité nuisent gravement aux femmes

Les femmes sont précaires parmi les précaires: elles représentent 70 % des “travailleurs pauvres”, 62 % des personnes en emploi non qualifié et 90 % des familles monoparentales, particulièrement exposées à la pauvreté.

Or, les femmes sont en première ligne des restrictions budgétaires qui impactent les services publics : elles en sont les premières usagères et elles sont plus nombreuses à y travailler. Comme en atteste un rapport d’ONU Femmes paru le 27 avril, “les politiques d’austérité font de nouveau peser le fardeau des soins sur les familles, ce qui veut dire que c’est aux femmes et aux filles d’en assumer la charge.”

La Loi Macron est révélatrice de ce type de politique: par la libéralisation du travail du dimanche et la baisse des compensations pour le travail de nuit, elle ne fait qu’augmenter les violences économiques subies par les femmes. Car qui travaille dans les magasins et dans les supermarchés, où sera encouragé le shopping du dimanche ? …les femmes, à plus de 70 %. Qui travaillent en horaires décalés ?…les femmes les plus précaires, là encore.

20 ans que les inégalités se perpétuent: il est temps d’agir !

Aujourd’hui encore, si les femmes réussissent mieux à l’école et l’université, elles gagnent en moyenne 27 % de moins que leurs collègues masculins.

Une part de cette inégalité s’explique par une discrimination directe. Mais une grande part incombe au “plancher collant” (les emplois à temps partiels, occupés à 83% par des femmes, la sous-valorisation des métiers dits “féminisés”) et au plafond de verre (qui empêche les femmes de monter dans la hiérarchie).

Ces inégalités tout au long la vie se répercutent sans surprise à la retraite : 2 retraité-e-s pauvres sur 3 sont des femmes et 1 femme sur 3 perçoit une pension inférieure à 700 € (contre 1 homme sur 6), les situant en-dessous du seuil de pauvreté.

Pourtant, des solutions concrètes existent ! Rappelons que par un décret de 2012, les entreprises de plus de 50 salarié-e-s doivent produire un accord collectif ou, à défaut, un plan d’action fixant des objectifs de progression en matière d’égalité, notamment salariale. Sans quoi, elles ne peuvent candidater à un marché public.

Les plus réticentes peuvent être mises en demeure et, si elles ne prennent pas de mesures concrètes, être sanctionnées à hauteur de 1% de la masse salariale. Au 1er mars 2015, Marisol Touraine a annoncé que 1 500 entreprises ont fait l’objet d’une mise en demeure et 48 ont été sanctionnées pour non-respect de leurs obligations. Mais jusqu’à présent, il est impossible de savoir lesquelles !

Pour une transparence en matière d’égalité professionnelle, Osez le féminisme! s’associe juridiquement au recours engagé par le Conseiller Régional d’Île-de-France Julien Bayou et demande que soit publiée la liste des entreprises mises en demeure et/ou sanctionnées pour non respect de l’égalité salariale entre les femmes et hommes.

Osez le féminisme! défilera partout en France le 1er mai, aux côtés des syndicats, pour une réaffirmation des droits sociaux et une application des textes en matière d’égalité professionnelle.

lsalire

Paris : Rdv 15H00 République (angle de la rue du Faubourg du Temple)
Lille : Rdv 10H angle Place Barthélémy Dorez/Rue des postes
Grenoble : Rdv 10H00 Place de Verdun
Tours : Rdv 10H00 Place de la Liberté
Lyon : Rdv 10H30 Place Jean Jaurès
Toulouse : Rdv 10H00 Place du Capitole

stopviolences éco

Prochain atelier-débat non-mixte le 30 avril : Reconnaître et répondre aux masculinistes

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Notre prochain atelier débat aura lieu le jeudi 30 avril à 19h, comme toujours au Centre Berthelot (Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation, 14 Avenue Berthelot 69007 Lyon Berthelot), sur le thème du masculinisme. 

Ce prochain atelier d’Osez le féminisme 69, sera non-mixte. Qu’est ce que cela signifie ? Pourquoi ce choix ? Est-ce de la ségrégation ?
Éléments de réponses et de compréhension.
Depuis des milliers d’années, les femmes, entre autres, subissent des mécanismes de domination les excluant de certaines sphères (politiques, économiques etc…), et les cantonnant à d’autres (famille, foyer…). Afin, de développer, un modèle de société qui permette aux femmes d’exprimer leur potentiel, il est nécessaire par moment que celles-ci bénéficient d’espaces au sein desquels elles puissent librement s’exprimer. Toutes les oppressions ont leurs spécificités, dès lors échanger entre personnes qui vivent des situations similaires permet de nommer les choses, de les révéler et par conséquent d’aider à la libération.
Ainsi, au regard des problématiques que posent certaines thématiques (comme la Sexualité, la reconstruction après des violences, le harcèlement etc…) Osez le féminisme 69, a décidé d’offrir aux femmes des temps d’échange non-mixtes. Dorénavant, certains ateliers et Kféministes seront dédiés essentiellement aux femmes.
Pas une décision contre, mais une décision pour ...
A noter, que cette décision n’est pas prise pour aller à l’encontre des hommes (qui ne sont pas le centre du monde) mais en faveur des femmes. Il s’agit tout simplement de déplacer le point de vue pour comprendre la logique !  
Osez le féminisme reste une association mixte, seuls certains temps spécifiques sur des thèmes spécifiquement sensibles deviennent non-mixtes. Il ne s’agit pas de remettre pas en cause l’engagement féministe d’hommes mais de garantir aux femmes, aux victimes du patriarcat, des temps où la parole peut se libérer moins difficilement. Cette décision est la résultante de plusieurs échecs de communication en mixité. Elle nous apparaît nécessaire pour garantir un espace de discussion et d’échange qui ne soit ni monopolisé, ni envahi de violence symbolique.
Si vous ne comprenez pas notre choix, nous vous encourageons à organiser vous-mêmes d’autres événements féministes mixtes sur les mêmes thèmes.

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Solidarité avec les étudiantes Suisses dénonçant l’entre-soi masculin de la troupe de Théâtre Zofingue

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COMMUNIQUÉ du GGRA- GROUPE GENRE RÉFLEXION ACTION

Samedi 18 Avril 2015 se tenait au BCV Concert Hall à Lausanne la représentation annuelle du spectacle monté par Zofingue Vaud. À cette occasion, le collectif GGRA (groupe genre, réflexion et action) fit irruption sur scène au milieu des uniformes zofingiens dans le but de dénoncer la discrimination envers les femmes dont fait preuve le célèbre club estudiantin.

L’an dernier, l’association avait à nouveau fait parler d’elle lorsque le Tribunal Fédéral rejeta le recours de l’Université de Lausanne qui refusait de reconnaitre l’association en son sein car ses statuts sont incompatibles avec la Charte de l’Université et la loi sur l’égalité entre les femmes et les hommes. Et le Tribunal fédéral d’abonder dans le sens de l’instance cantonale, autorisant l’association à continuer de refuser les femmes dans l’association. En d’autres termes, la jurisprudence suisse valide désormais légalement l’obstination de Zofingue à revendiquer le sexisme comme valeur fondamentale.

Le collectif GGRA s’est formé afin de questionner, critiquer et combattre une société où les oppressions sont omniprésentes envers les femmes, les racisé.e.s et tout.e.s les autres exclu.e.s. Ces violences systématiques s’opérant le plus souvent sous couvert de banalité, l’action menée samedi eu au moins le mérite de les révéler au grand jour.

Zofingue, en plus d’inscrire noir sur blanc le droit à discriminer, s’imagine pouvoir réduire physiquement au silence les femmes. En effet, non seulement le message du GGRA n’a pas été entendu, mais la réaction à cette intervention a montré les vrais visages des membres de cette si sélect organisation.

Dès les premières phrases, le texte déclamé fut arraché des mains de l’oratrice, les militantes furent saisies, bousculées, poussées et projetées en bas de la scène sous les applaudissement d’une salle complice scandant des encouragement aux hommes sur scènes, devenus soldats.

Au même moment, et sous le regard impassible du premier rang, la camerawoman se vit acculée dans la pénombre des escaliers puis rouée de coups. C’est, en effet, loin des projecteurs que les violences atteignirent leur paroxysme : clé de bras, projections au sol et tentatives de strangulation. Durant les quelques minutes que dura l’intervention, des insultes telles que « par ici les putes ! », «retournez à la vaisselle ! » pleuvaient.

Tous ces actes individuels révèlent le sentiment d’impunité que ressentent ces hommes à faire valoir leurs privilèges de dominants, par la force s’il le faut. Sentiment confirmé par le twitt posté peu après la fin du spectacle (qui a pu avoir lieu) qualifiant l’altercation de « sympathique ». Le décalage ne pourrait être plus grand… L’absence d’arguments explique probablement de tels comportements qui ne peuvent se tenir que quand la société entière les tolère. Cependant, ils sont scandaleux et il est urgent de s’éveiller collectivement, refuser toutes les discriminations et accuser les personnes qui s’en rendent coupables.

Si ces hommes se sont sentis légitimes à museler comme ils l’ont fait les femmes qui ont osé prendre la parole devant eux et interrompre leur si parfaite routine de petits rois, leur réaction proprement hallucinante ne fait que légitimer l’action entreprise par le GGRA.

La lutte féministe est toujours actuelle et nécessaire !

Le GGRA

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Bravo à elles !

 ICI le texte écrit à l’occasion de l’interruption de la pièce

Harcèlement sexiste dans les transports : des réponses concrètes maintenant

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Communiqué de presse du 16 avril 2015

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Osez le féminisme! salue la publication ce matin par le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes de l’Avis relatif au harcèlement sexiste dans les transports en commun. Suite à la mobilisation des associations féministes sur cette question, il s’agit du premier rapport institutionnel qui reconnait l’ampleur du phénomène, pour le prévenir et mieux le combattre, en posant un cadre, une définition et détaillant 15 recommandations très concrètes.

Il est grand temps d’arrêter de détourner le regard face au harcèlement sexiste et violences sexuelles ! A Paris et dans toute la France, les regards, sifflements, injures et attouchements font partie du quotidien des femmes, et tout particulièrement dans les transports en commun.

Ce ne sont pas des actes anodins, encore moins de la “drague”. Ce sont des faits de violences répétés qui ont des effets concrets sur le comportement des femmes : adapter ses tenues vestimentaires, ne pas prendre le métro seule au-delà d’une certaine heure, simuler un appel téléphonique ou changer de rame pour échapper au harceleur, baisser le regard, etc.

Auditionnée par le HCEfh, Osez le féminisme! a pu faire valoir ses propositions et témoigner de la Campagne “Take Back The Metro” menée depuis plus de 8 mois. Il s’agit de se rendre, entre femmes, à la rencontre des usager-e-s du métro pour échanger sur ce phénomène, dégager des pistes d’action et se réapproprier à grand bruit et dans un moment festif un lieu dont elles sont exclues par le harcèlement sexiste.

Ce jeudi 16 avril, dans le cadre de la semaine internationale contre le harcèlement de rue, les femmes se retrouvent pour une nouvelle “Teuf de meufs à la station Pyramides de la ligne 14. Il s’agit également d’apporter notre soutien aux 5 féministes chinoises libérées le 14 avril, mais sous liberté conditionnelle, pour avoir mené des actions similaires.

Nous demandons aux Pouvoirs Publics, et plus particulièrement à Madame Pascale Boistard, Secrétaire d’Etat aux Droits des Femmes de porter avec la plus ferme volonté les recommandations du Haut Conseil à l’Egalité afin qu’elles soient effectivement mises en pratique par les transporteurs de toute la France.

Partout en France, Osez le féminisme! défendra avec conviction cette question auprès des candidat.e.s aux élections régionales de décembre prochain. En effet, il revient également aux Conseils Régionaux de s’engager afin que les transports communs publics (TER et RER) qui sont de leur compétence, soient des lieux librement accessibles, en toute sécurité, aux femmes et qu’ils cessent d’être des espaces ou règne la peur du harcèlement sexiste et des violences sexuelles !

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*photos tirées des affiches créées par Tatyana Fazlalizadeh, une artiste basée à Brooklyn.

Retrouvez le rapport complet du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes ICI.

Quand la Métropole rime avec monopole !

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Communiqué de presse du 7 avril 2015

Depuis le 1er janvier dernier, les habitant.e.s du Grand Lyon ne sont plus rhodanien.nes. En effet, elles et ils ont rejoint une nouvelle collectivité : la Métropole de Lyon. Ce projet, « bébé» de Gérard Collomb, a pour ambition de “réconcilier l’humain et l’urbain”. Cette mission – ô combien ambitieuse dans un contexte dévastateur de politique d’austérité revendiquée par ce dernier – , a été confiée à 24 vice-président.e.s et 22 conseiller.e.s délégué.e.s réparti.e.s en sept pôles. Mais parmi ces 46 membres, seulement 15 femmes !

La Métropole de Lyon serait-elle exempte du respect de la parité ?

Les sénateurs.trices ont bel et bien supprimé l’obligation d’un exécutif paritaire. Selon la députée Dominique Nachury, le sénateur-maire-président de la métropole Gérard Collomb a invoqué comme argument « la parité rendrait l’accès à une vice-présidence moins aisée pour les nombreux hommes maires de leur commune et conseillers communautaires, qui se verraient ainsi lésés ! »
Si, face à cette situation, les député.es ont toujours réinscrit dans le texte la parité, leurs efforts auront été vains puisque la parité ne sera obligatoire qu’en 2020 pour la métropole !

En outre, sans surprise, les femmes ont été massivement désignées dans le pôle «Développements solidaires et actions sociales ». Devons-nous comprendre, qu’à la Métropole de Lyon, les membres de l’exécutif pensent que les femmes auraient un penchant « naturel » pour les questions de la famille, du soin et de l’éducation et qu’elles n’auraient pas les compétences pour d’autres délégations ?

Par ailleurs, alors que Gérard Collomb s’est battu au Sénat pour que la métropole obtienne, au détriment de la Région, la compétence en matière économique, pourquoi la compétence du Grand Lyon en matière d’égalité femmes-hommes n’a pas été récupérée ? L’économique prévaudrait-il sur le social ?

Un exécutif finalement à l’image des déclarations de Gérard Collomb sur la place des femmes en politique.

Liste des signataires de ce communiqué de presse :

Associations

CRL CAFF Rhône Alpes
Femmes ici et ailleurs
Femmes solidaires
H/F Rhône Alpes
La Barbe 69
Planning Familial 69
Osez le féminisme 69

Partis Politiques

EELV 69
ENSEMBLE 69
GRAM
PCF 69
PG 69

Pour le Sénat, le client est roi !

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Communiqué de presse du mardi 31 mars 2015

Dans la nuit du 30 au 31 mars, le Sénat a voté la Proposition de loi portant sur l’abolition du système prostitutionnel. Il a supprimé l’amendement concernant la pénalisation des clients et réintroduit celle interdisant le racolage passif, qui sanctionne les personnes prostituées. Osez le Féminisme s’insurge de voir que le machisme continue à régner dans la chambre haute du pays et invite les député-e-s à aller de l’avant sans tarder.

Alors que toutes et tous se sont accordé-e-s sur la violence intrinsèque de la prostitution, sur le fait qu’elle favorise la prolifération des réseaux mafieux et qu’elle n’est rien d’autre que de la traite humaine, le Sénat a préféré voter pour un texte qui ne change rien à ce qui existe déjà : faire du racolage un délit et protéger les clients prostitueurs. Sanctionner les victimes et protéger les responsables, quel message le Sénat envoie-t-il aux femmes qui chaque jour subissent ces violences ?

Ces débats ont été l’occasion de faire tomber les masques : ceux qui protègent les clients n’ont que faire des personnes prostituées. On a pu voir de longs discours pour justifier la non-pénalisation des clients, les sénateurs la main sur le cœur disant vouloir ainsi protéger les personnes prostituées. Les mêmes, l’instant d’après, votaient sans sourciller pour la pénalisation des personnes prostituées qu’ils prétendaient pourtant défendre quelques secondes plus tôt. Hier soir, la phrase de Françoise Héritier résonnait fortement : « Dire que les femmes ont le droit de se vendre c’est masquer que les hommes ont le droit de les acheter ».
Ces débats ont également été l’occasion de voir à l’œuvre la secrétaire d’Etat aux droits des femmes, Pascale Boistard défendre avec conviction la proposition de loi. La détermination des sénatrices Laurence Cohen (CRC) à Chantal Jouanno (UDI), Michelle Meunier, Claudine Lepage, Maryvonne Blondin (PS), Brigitte Gonthier-Maurin (CRC) et plusieurs de leurs collègues (CRC et PS) s’est heurtée au machisme d’un Sénat majoritairement réactionnaire et masculin.

Nous souhaitons maintenant que l’Assemblée Nationale s’empare rapidement de ce débat, et redonne à cette proposition de projet de loi en faveur de l’abolition tout son sens : à savoir le progrès pour l’égalité femmes-hommes, la protection des victimes de violences, la lutte contre l’exploitation sexuelle et la mise en place d’un réel plan d’accompagnement des personnes victimes pour offrir des alternatives à la prostitution. La France doit rejoindre la Suède, la Finlande ou la Norvège dans la liste des pays les plus progressistes en matière d’égalité femmes-hommes. Les dizaines de milliers de victimes de la prostitution ne peuvent plus attendre.

Abolition en discussion au Sénat: Pour un texte de reconnaissance des violences faites aux femmes victimes de la prostitution

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[Communiqué de presse Abolition2012] Aujourd’hui et demain, le Sénat examine la proposition de loi relative à la lutte contre le système prostitutionnel. Les 60 associations du collectif Abolition 2012 souhaitent rappeler à l’ensemble des sénatrices et sénateurs les enjeux de ce projet de loi pour les droits des femmes.

Au lendemain de la réintroduction du délit de racolage passif par la Commission spéciale du Sénat, le collectif Abolition 2012 demande que la violence que constitue la prostitution pour les personnes prostituées soit enfin reconnue par les législatrices et les législateurs.

Le collectif Abolition 2012 et chacun de ses membres luttent depuis des années pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Engagé-e-s sur le terrain contre les violences faites aux femmes, nous voulons l’abolition du système prostitueur et réclamons :

1. La suppression / l’abrogation du délit de racolage passif. Cette condamnation est une double peine pour les personnes prostituées, car aux violences quotidiennes produites par le système de traite, les proxénètes et les clients prostitueurs, s’ajoute une condamnation de l’État
2. L’introduction de la pénalisation des clients prostitueurs. Pour lutter contre la prostitution et la marchandisation du corps des femmes, il est temps que la société responsabilise les clients prostitueurs qui imposent par l’argent des rapports sexuels non désirés.
3. Le déploiement de réels moyens pour permettre de réelles alternatives aux personnes prostituées avec un parcours complet et individualisé de sortie du système prostitueur et l’obtention de titres de séjours non conditionnés pour les personnes prostituées en situation irrégulière.

Annexe

Pourquoi défendre la pénalisation des clients et l’accompagnement des personnes prostituées ?

1. La prostitution tue physiquement. Pour les chercheurs Hunter et Reed, les personnes prostituées sont « le groupe de femmes le plus violé de l’histoire de notre planète ». Aux Etats-Unis, l’espérance de vie d’une prostituée est estimée entre 42 et 30 ans. Le taux de mortalité des personnes en situation de prostitution est six fois plus élevé que celui du reste de la population.

2. La prostitution tue psychologiquement. De nombreux médecins comparent les violences psychiques dont sont victimes les prostituées à des traumatismes de guerre. Les personnes prostituées ont besoin souvent besoin de soin mais y accèdent difficilement (les troubles psychotraumatiques liés aux violences sexuelles et physiques ont un impact important sur la santé mentale et physique qui nécessite des soins spécifiques qui doivent leur être accessibles). Il leur faut des lieux pour être accueillies, écoutées, au besoin soignées, sans jugement.

3. La prostitution tue socialement. Les personnes prostituées ont des besoins urgents d’accompagnement dans le parcours de sortie de prostitution. Pour les personnes étrangères, victimes des réseaux de traite, cela commence par la régularisation. La proposition de loi de lutte contre le système prostitutionnel répond à des besoins essentiels, en développant des passerelles pour sortir de la prostitution et en coordonnant l’action des différents interlocuteurs.

4. La prostitution encourage la traite et l’esclavage. Devenus de respectables acteurs économiques dans certains pays, les proxénètes et « clients » prostitueurs fournissent et consomment des femmes en toute impunité.

5. La prostitution cumule les dominations : raciste, de classe et masculine. La quasi-totalité des « clients » de la prostitution sont des hommes (99%) ! Le droit des hommes à disposer du corps des femmes persiste dans le système prostitueur au nom d’un argument devenu caduque partout ailleurs : les besoins sexuels irrépressibles masculins.

6. La prostitution n’est pas un travail. En période de crise, des personnes de plus en plus nombreuses et de plus en plus jeunes sont vulnérables face aux exploiteurs sexuels. L’exploitation sexuelle ne peut être comparée à une activité professionnelle émancipatrice.

7. La prostitution n’est pas une libération sexuelle. La prostitution est la liberté pour les hommes d’acheter des femmes. Pour les personnes prostituées, on ne peut parler de liberté dans le sens ou la liberté sexuelle commence en dehors de toute nécessité et de toute forme de contrainte. Par ailleurs, la prostitution est un phénomène social, qui affecte les rapports femmes/hommes et la société dans son ensemble et demande donc une réponse politique.

8. La prostitution est contraire à la dignité humaine. Dire que tout s’achète et tout se vend revient à accepter que certains organisent ce commerce. Or, peut-on acheter et vendre l’accès au corps et au sexe d’autrui ? Pour nous, la réponse est non : ce serait légitimer un rapport de force, en l’occurrence marchand et machiste, dans la sexualité.

9. La prostitution est un obstacle à l’égalité femmes/hommes. Dans une société qui se targue de faire avancer l’égalité, la prostitution constitue un territoire d’exception, « épargné » par les exigences égalitaires des femmes. Les hommes y retrouvent le « temps d’avant » où ils disposent et du pouvoir sexuel et du pouvoir financier. En maintenant ce bastion inégalitaire, le système prostitueur nuit aux femmes, à toutes les femmes. Ce qu’achète le client prostitueur, c’est le droit d’échapper aux règles et aux responsabilités qui fondent la vie en société. Dans la prostitution, il trouve le dernier espace qui le protège du devoir de répondre de ses actes : un territoire d’exception où les violences et humiliations qu’il exerce sont frappées de nullité, au prétexte qu’il a payé. Et qu’il se montre « poli » ou non, il impose un acte sexuel au mépris du désir d’autrui. Ces hommes font « leur marché » dans un vivier de femmes touchées par la précarité, les violences, les proxénètes et les réseaux. Pourquoi sanctionner la demande ? Parce que les « clients » imposent un acte sexuel, ce qui serait, en toute autre occasion, sanctionné pour ce qu’il est: un viol.

Prochain Kféministe : c’est ce jeudi 26 mars, 19H30, à la Belle Equipe !

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Notre première édition 2015 du Kféministe arrive enfin : ce sera ce jeudi 26 mars à 19H30, et attention, nous avons changer de bar partenaire : rendez-vous à la Belle Equipe, au 32 Rue des Tables Claudiennes, dans Lyon 1er (Métro C arrêt Croix-Paquet).

Venez débattre avec nous en toute convivialité et bienveillance de l’actualité féministe et partager vos coups de gueule, vos coups de cœur. Parce que nous ne sommes pas des individu-e-s isolé-e-s, retrouvons-nous pour partager nos expériences, nos rencontres, nos lectures, nos idées, nos ressentis !

Ouvert à toutes et tous !

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Suppression du délai de réflexion pour avorter : Enfin ! Mais à quand la suppression de la double clause de conscience ?

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Communiqué de presse du jeudi 19 mars 2015

Les député-e-s membres de la commission des affaires sociales ont voté cette nuit, dans le cadre de l’examen de la loi santé, la suppression du délai de réflexion imposé jusqu’alors aux femmes désirant avorter. Osez le féminisme ! salue ce vote.

Dans la continuité de la suppression de la clause de détresse en août 2014, la suppression du délai de réflexion marque un pas de plus vers une plus grande acceptation sociale de l’avortement. Osez le féminisme ! milite depuis plusieurs années pour que les femmes qui avortent ne soient plus stigmatisées et que leur volonté soit respectée : les femmes qui décident d’avorter savent ce qu’elles font.

Toutefois, nous regrettons que l’amendement relatif à la suppression de la clause de conscience ait été retiré. Osez le féminisme ! rappelle que l’avortement est l’un des rares actes médicaux qui fasse l’objet d’une double clause de conscience. En effet, la loi Veil précise qu’ « aucun médecin n’est jamais tenu de pratiquer l’acte ». Or les professionnel-le-s de santé disposent déjà d’un droit de conscience, pour tout autre acte médical. Pourquoi créer ainsi une double clause de conscience pour l’IVG, si ce n’est pour stigmatiser cet acte ?

Avorter n’est pas exceptionnel : 40% des Françaises ont avorté ou avorteront au moins une fois au cours de leur vie. Pourtant, de nombreux obstacles continuent d’entraver les parcours des femmes qui désirent avorter (manque croissant de places, fermeture de centres IVG, non-respect de leur choix quant à la méthode, paroles et comportements jugeants, etc.). C’est pourquoi il nous semble également crucial de mettre en place de réelles formations des professionnel-le-s sur la question. Osez le féminisme ! compte donc sur les député-e-s pour voter tout texte visant à améliorer l’offre médicale (pratique des IVG médicamenteuses et chirurgicales par les sages-femmes, pratique de l’avortement chirurgical hors établissement de santé, etc.) et attend une mise en œuvre rapide et effective du Programme national d’actions pour l’avortement en France, lancé par Marisol Touraine en janvier dernier.

Osez le Féminisme ! regrette vivement que le gouvernement n’ait pas profité de cette loi pour revenir sur la tarification des actes en hôpital public, issu de la loi de santé publique de 2004. En orientant les hôpitaux publics vers une stratégie purement financière et en faisant de l’IVG un acte sous-côté et donc peu rentable, elle a ouvert la voie à la fermeture de plus de 150 centres IVG sur le territoire ces 11 dernières années.

Alors qu’un rapport prometteur vient d’être adopté au Parlement européen (le rapport Tarabella, qui incite les Etats-membres à mettre en œuvre des politiques progressistes en matière de droits sexuels et reproductifs), la France peut et doit agir en la matière, pour les femmes résidant en France, mais aussi pour les femmes résidant en Europe, qui voient leur droit à disposer d’elles-mêmes bien plus bafoué encore. L’Irlande et la Pologne n’en sont que les exemples les plus prégnants. C’est pourquoi, le 17 janvier dernier, le collectif des Féministes en Mouvements, dont fait partie Osez le féminisme !, a lancé une pétition pour la reconnaissance de l’avortement comme droit fondamental en Europe.

Osez le féminisme ! appelle donc les député-e-s à porter à nouveau ce sujet dans l’hémicycle lors de l’examen du texte en séance fin mars et à voter la suppression de la double clause de conscience, pour faire de l’avortement un vrai droit fondamental en France.

Le 8 mars avec OLF69 : mobilisez vous pour la journée internationale du droit des femmes !

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Voici un récapitulatif des actions et événements ou nous serons présentes à l’occasion du 8 mars cette année : 

Projection-débat « Les Insoumises », film documentaire d’Eric Guéret (1H45). Entrée libre sur réservation auprès de Marie Burdin (tel: 04 72 17 00 21). Séance suivie d’un débat avec les associations Osez le féminisme 69, Amnesty International, Café des Possibles de la MJC Duchère (Ciné Duchère 308 Avenue Andreï Sakharov 69009 Lyon). Accès: Bus C6, C14,21,66 et 89 arrêt Duchère piscine ou Balmont

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…Avec tenue d’un stand OLF69 à la Place de la Croix-Rousse(69004 Lyon, métro Croix-Rousse)

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Projection-débat Film « Bande de Filles«  de Céline Sciamma (112 min) puis table de presse et débats avec le Planning Familial 69, Osez le féminisme 69 et Filactions. Lieu: Cinéma de la Maison du peuple, 4 place Jean Jaurès 69310 Pierre-Bénite (entrée 5€50)

Vous pouvez consulter le flyer du festival ici: Flyer Festival recto et là : Flyer Festival verso.

Et bien d’autres événements sont organisés à l’occasion du 8 mars, parmi eux:

  • Le Ciné Mourguet de Ste Foy-lès-Lyon (15 rue Deshay) organise une semaine de projection de films en rapport avec les droits des femmes du 9 au 13 mars, voici le programme: _semaine pour les droits des femmes au Ciné Mourguet_
  • Exposition de l’association AFMD « Les Femmes dans la résistance et dans la déportation. » Du 2 (vernissage) au 6 Mars en Mairie du 1er arrondissement

  • Conférence/Débat sur le même thème avec le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon, le jeudi 5 Mars à 18h en Mairie du 1er

 

Notre prochain atelier-débat sur le droit à l’IVG : RDV le jeudi 26 février prochain au Centre Berthelot !

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Notre prochaine réunion plénière aura lieu le jeudi 26 février prochain à 19H au Centre Berthelot (Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation, 14 Avenue Berthelot 69007 Lyon Berthelot), sur le thème du droit à l’IVG (Interruption volontaire de grossesse), en partenariat avec le Planning Familial du Rhône qui co-animera l’atelier-débat et qui sur l’historique de sa création et ses actions quotidiennes.

Le droit à l’avortement est-il un droit acquis aujourd’hui ? Quelle est la situation des centres IVG en France ? Quel paysage européen à l’heure actuelle ?

Nous vous attendons nombreux-ses !

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Rappelons également qu’Osez Le féminisme à lancer une campagne « Bougez pour l’IVG » à l’occasion des 40 ans de la Loi Veil, le 17 janvier dernier. Un site d’information a été créé que nous vous incitons à consulter : ICI !
Vous pouvez d’ailleurs signer la pétition réclamant la liberté d’avorter pour toutes les femmes d’Europe ICI.

Autre mobilisation en cours: celle pour empêcher la fermeture du Planning familial de Toulouse. En effet, le planning familial 31 est menacé de fermer ses portes d’ici la fin du
mois de février s’il n’obtient pas les financements nécessaires. Pour plus d’informations, nous vous laissons lire cet article. Un appel au don a également été lancé. Une vidéo a  été tourné par des artistes qui ont imaginé ce qui se passerait dans la ville si le Planning Familial de la Haute Garonne venait à fermer. Mobilisons-nous !

PS: notre agenda 2015 est à jour, vous pouvez le consulter dans la rubrique agenda du blog et ainsi prendre connaissance des dates de nos prochaines réunions plénières !

La marche pour l’abolition de la prostitution reprend !

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 Communiqué de presse du jeudi 12 février 2015

14 mois après son vote à l’Assemblée nationale en première lecture, la PPL pour l’abolition du système prostitutionnel est enfin inscrite à l’agenda du Sénat. Osez le féminisme ! exprime sa satisfaction de voir la navette parlementaire se poursuivre.

Depuis plusieurs années, les associations réunies au sein du collectif Abolition 2012 ne cessent de le répéter : tout rapport sexuel non désiré est une violence, quelles que soient les conditions dans lesquelles cela se passe. Les témoignages des anciennes prostituées au procès du Carlton de Lille l’illustrent parfaitement. Le temps des illusions sur la prostitution, comme activité entre adultes consentants, est révolu.

En 14 mois, l’opinion publique a considérablement évolué sur la question de la prostitution. Nous espérons que les sénatrices et les sénateurs sauront l’entendre les 30 et 31 mars prochain. La loi pour l’abolition du système prostitutionnel ferait rentrer la France dans la catégorie des pays les plus progressistes en matière d’égalité femmes-hommes.

Osez le féminisme ! appelle donc les sénatrices et les sénateurs à voter cette loi. Nous serons également vigilant-e-s sur la suite du travail parlementaire.

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14 mois après le vote de la loi à l’Assemblée, toujours rien au Sénat ! Agissons !

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14 mois après le vote de la loi à l’Assemblée, toujours rien au Sénat ! Nous vous invitons à agir pour l’‪#‎abolition‬ de la ‪#‎prostitution‬ ! 5 minutes et un clavier suffisent ! 

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Le 4 décembre 2013, la loi pour l’abolition du système prostitutionnel était votée en première lecture à l’Assemblée nationale. 14 mois plus tard, cette loi dort toujours dans les tiroirs du Sénat. Le 11 février prochain, le Président du Sénat et les Présidents de groupe vont arrêter la liste des textes qui seront examinés jusqu’à fin mars. C’est maintenant que nous pouvons agir ! La prostitution est une violence, et les récentes témoignages des anciennes prostituées au procès du Carlton ne l’illustrent que trop bien. La prostitution est contraire à l’égalité entre les femmes et les hommes.

En 5 minutes, vous pouvez aussi agir pour l’abolition de la prostitution ! ICI

 

Journée d’étude : BIOTECHNOLOGIES ET TRAVAIL REPRODUCTIF. Une perspective transnationale, ce Vendredi 6 février à l’ISH !

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Pour info: une journée d’études autour du n° 56 des Cahiers du genre coordonné par Ilana LÖWY, Virginie ROZÉE et  Laurence TAIN  sur les biotechnologies et le travail reproductif dans une perspective transnationale aura lieu ce vendredi 6 février 2015 de 9h30 à 16h30 à l’Institut des Sciences de l’Homme ‐ Salle Marc Bloch au 14 avenue Berthelot 69007 Lyon.

Voici le  Programme !

L’AG d’OLF 69 c’est ce jeudi !

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Nous vous rappelons la tenue de notre Assemblée Générale ce jeudi 29 janvier à 19H au Centre Berthelot. Elle sera l’occasion de faire une rétrospective de nos actions menées pendant l’année 2014 et de discuter de nos perspectives 2015 !

Aura également lieu l’élection du nouveau Conseil d’Administration: celle-ci est ouverte aux adhérent-e-s, des bulletins d’adhésion seront disponibles sur place, mais c’est aussi le moment de se retrouver et d’échanger !

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OLF s’inquiète des recommandations de la Cour des Comptes sur la restructuration des maternités

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Communiqué de presse du 23 janvier 2015

23 janvier 2015- Selon le Figaro, dans un rapport commandé par la commission des Affaires sociales du Sénat, la Cour des comptes recommanderait un plan de restructuration des maternités et notamment la fermeture d’une quinzaine de petites maternités. Osez le Féminisme s’en inquiète.

En 2010, selon le rapport de la DREES, la moitié des femmes de France métropolitaine mettent plus de 17 minutes pour se rendre dans une maternité. Ainsi, dans le Gers, la Haute-Corse, la Lozère, l’Ariège, le Lot et la Haute-Saône, les moyennes dépassent les 30 minutes de trajet ! Fin 2012 une femme a ainsi perdu son nouveau-né en accouchant sur l’autoroute A20, faute de parvenir à temps à la maternité de Brive, en Corrèze. Pour diverses raisons, en France, selon l’HAS, 8 à 12 femmes décèdent en accouchant pour 100 000 naissances.

La concentration des services de santé autour des capitales régionales impactent considérablement la vie des femmes des territoires ruraux. La fermeture d’une maternité de proximité leur impose non seulement une distance plus grande pour aller accoucher mais aussi un suivi de grossesse plus difficile à organiser et donc souvent plus irrégulier voire inexistant.

Cette concentration implique aussi plus de patientes et un rythme effréné pour les sage-femmes et le personnel de santé. Comment accompagner et écouter les patientes de façon satisfaisante et bienveillante quand elles ont une dizaine d’accouchement par garde ?

Plus de 800 000 femmes accouchent chaque année. Il est indispensable qu’elles puissent le faire dans des conditions sanitaires de qualité et suivies par des professionnel-le-s en capacité de les accompagner convenablement. Mais cette sécurité ne doit pas se payer au prix de déserts médicaux et d’usine à bébés promus par une vision ultra-libérale des dépenses de santé.

Par ailleurs, au moment où nous fêtons les 40 ans de la loi Veil, rappelons que quand une maternité ferme, c’est également un centre IVG qui ferme. Depuis 1998, c’est déjà une maternité sur cinq qui a fermé.

Osez le Féminisme! s’opposera à toute décision politique qui viserait à suivre les recommandations de ce rapport et à condamner les petites structures. Osez le Féminisme appelle également à «réexaminer le seuil d’activité minimal» de 300 naissances par an.

Une fresque représentant un viol collectif pour punir la loi santé ? Le conseil de l’ordre des médecins doit agir !

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Communiqué de Presse du 18 janvier 2015

Hier matin, sur le Facebook de « Les médecins ne sont pas des pigeons » un homme a posté la photo d’une salle de l’internat de Clermont-Ferrand où l’on voit une femme subir un viol collectif. L’un des agresseur lui dit « Tiens, la loi Santé ! ». Le post a depuis été supprimé. Osez le féminisme demande au Conseil de l’ordre des Médecins de réagir au plus vite, de faire supprimer cette fresque et de sanctionner ceux qui en sont responsables.

Des -futurs- médecins y utilisent la représentation d’un viol pour montrer leur mécontentement vis-à-vis d’une Ministre et de sa loi. Les bulles ajoutées sur la fresque sembleraient indiquer que la femme violée, habillée en Wonder Woman, symbolise à leurs yeux la Ministre de la santé. C’est une menace misogyne en sa direction. Le viol est une technique machiste d’anéantissement des femmes. Pour les auteurs de ces bulles, une ministre, c’est avant tout une femme : un sous-être que l’on peut punir, dominer et s’approprier si elle mécontente leurs désirs – ou leurs revendications politiques.

Rappelons que le viol est un crime massif : en France, chaque année, 75 000 femmes majeures sont violée. Le viol est également massivement impuni. Il faut lutter contre ce type de représentations « grivoises » de crimes patriarcaux pour en finir avec la culture du viol, et l’impunité des coupables de ces crimes. Ces représentations érotisent les violences extrêmes. Elles promeuvent l’idéologie oppressive qui les motive : celle de la déshumanisation des filles et des femmes. Sous couvert de « sexualité » de « liberté » de « gauloiserie », elles constituent une incitation à dégrader des femmes.

Nous demandons donc au Conseil de l’Ordre des Médecins de réagir rapidement et fermement :

1. D’agir contre les auteurs ou commanditaires de cette fresque et des bulles (qui ont été rajoutées), qui contrevient très clairement aux premiers articles du code de déontologie médicale en France. L’article 2 et l’article 3 du code de déontologie médicale ( art R4127-2 et l’article R4127-3 du code de la SantéPublique) indiquent respectivement « Le médecin, au service de l’individu et de la santé publique, exerce sa mission dans le respect de la vie humaine, de la personne et de sa dignité » et « Le médecin doit, en toutes circonstances, respecter les principes de moralité, de probité et de dévouement indispensables à l’exercice de la médecine. »

2. De mener un travail visant à sensibiliser les médecins, les étudiant-es en médecine et à effacer les fresques représentant des violences faites aux femmes qui existeraient dans d’autres internats liés à des hôpitaux publics ou dans des salles de garde. La mission des médecins est de soigner, y compris des femmes, y compris des femmes victimes de violences machistes. Les violences faites aux femmes par des hommes, leur caractère massif et la gravité de leurs effets sont ici niés, par ceux qui sont parmi les premiers interlocuteurs des femmes victimes de violences masculines lorsqu’elles viennent chercher secours. La présence de ce genre de fresque fragilise durablement la confiance que les femmes peuvent avoir dans leur praticien. Pouvons-nous raisonnablement laisser des personnes qui vont jusqu’ à faire peindre ainsi un viol en réunion dans leurs lieux de vie, exercer la médecine, s’occuper de personnes en état de vulnérabilité ?

Osez le Féminisme a envoyé un courrier au Conseil de l’Ordre des Médecins d’Auvergne.

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Communiqué de presse des Féministes en mouvements du vendredi 16 janvier 2015

Madame Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, vient de rendre public son plan IVG. Les Féministes en Mouvements se félicitent de voir certaines des revendications portées par les associations féministes depuis de nombreuses années, reprises par Madame Marisol Touraine.

Après la création du site www.ivg.gouv.fr et la promulgation de la loi pour l’égalité réelle femmes-hommes, qui supprime la clause de détresse, de nouvelles mesures progressistes sont prises en faveur de l’avortement :

garantir une meilleure information des femmes, avec la création d’une plateforme téléphonique dédiée,
lutter contre les inégalités territoriales dans l’accès à l’IVG, en poussant les ARS à se doter de plans régionaux adéquats,
rembourser réellement à 100% l’avortement, avec la prise en charge par la sécurité sociale des actes médicaux annexes,
– donner la possibilité aux sages-femmes de réaliser des IVG médicamenteuses et autoriser la pratique des IVG instrumentales dans les centres de santé.

Alors qu’une récente étude de l’INED révèle que 33% des femmes ont recours au moins une fois à l’IVG dans leur vie, ces mesures consacrent l’idée que l’avortement fait partie de la vie des femmes, et qu’il convient de cesser de le considérer comme un acte grave, que la femme devrait vivre dans la culpabilité.

Toutefois, les Féministes en Mouvements regrettent de ne voir aucune mesure visant à rouvrir les quelques 130 centres d’IVG qui ont fermé depuis 2004. Dix années de politiques libérales en matière de santé publique ont causé des dégâts, dont les femmes ont fait les frais. Si la pratique des IVG médicamenteuses par les sages-femmes peut être une solution, elle ne doit pas nous faire oublier que les centres d’IVG doivent avoir leur place dans tous les hôpitaux publics. Sans cela, les délais d’attente continueront d’être problématiques : l’IVG médicamenteuse ne se pratique qu’avant 7 semaines. Le choix entre IVG médicamenteuses et chirurgicales doit être possible pour les femmes. Les procédures proposées de prise en charge pour IVG entre 10 et 14 semaines d’aménorrhée ne sauront suffire. Rappelons que 2 000 Françaises partent avorter à l’étranger chaque année faute de place.

Enfin, les Féministes en Mouvements appellent Madame Marisol Touraine à s’engager pour faire de l’avortement un droit humain fondamental. En France, ce n’est pas le cas. Elle doit avoir le courage de toucher aux derniers héritages de la période Veil que sont le délai de réflexion (qui est de 7 jours) et la clause de conscience des médecins. Il est temps d’en finir avec ces archaïsmes et de faire du droit à l’IVG un droit humain fondamental. Sans cela, ce droit pourra être remis en cause lors d’un changement de majorité, comme il a failli l’être en Espagne sous la pression des conservateurs.

De très nombreux pays interdisent totalement ou partiellement le droit à l’IVG, y compris au sein de l’Union Européenne. La France n’est pas seulement la patrie des droits de l’Homme : elle doit aussi être celle des droits des femmes. Elle doit porter haut et fort le projet d’un droit à l’avortement garanti pour toutes en Europe ! Les Féministes en Mouvements ne manqueront pas d’interpeller Madame Touraine à ce sujet lors du grand événement qu’elles organisent pour les 40 ans de la loi sur l’avortement, le samedi 17 janvier, à la mairie du 4ème arrondissement de Paris.

Rentrée d’Osez le féminisme 69 : la lutte continue en 2015 !

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Osez le féminisme 69 vous présente à toutes et tous ses vœux pour l’année 2015, en espérant que celle-ci soit riche de projets, d’énergie, de militantisme et d’avancées pour les droits des femmes.

En 2015, la lutte continue ! 

Voici un aperçu de nos prochaines actions et événements:

– Ce samedi 17 janvier de 14h à 17h, sera une journée de mobilisation nationale à l’occasion de l’anniversaire de la promulgation de la loi Veil. A Lyon, le collectif lyonnais de défense de l’IVG dont nous faisons partie tiendra un stand d’information Place de la Comédie (Lyon 1er) et appelle toutes celles et tous ceux pour qui le droit à l’avortement est un acquis à défendre, à venir se rassembler, échanger, s’exprimer (exposition participative, affiches, chansons, musiques..).

Faisons entendre dans la rue :

– La mobilisation  contre les offensives nauséabondes des courants réactionnaires

– La mobilisation contre les politiques d’austérité qui restreignent de fait le droit à l’I.V.G.

– Nos revendications pour défendre et développer les droits des femmes.

Nous vous attendons nombreux-ses !

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– Le vendredi 23 janvier aura lieu au Théâtre du Grabuge la représentation de la pièce Fille de, suivie d’un échange avec le public que nous co-animerons. En voici un extrait.

– Enfin, notre Assemblée Générale, durant laquelle nous élirons notre nouveau CA, aura lieu le jeudi 29 janvier au Centre Berthelot, à 19H. Venez nombreux-ses participer à cette élection !

Loi Macron : une augmentation des violences économiques contre les femmes

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Communiqué de presse

Le 11 décembre dernier, M. Macron, Ministre de l’Économie, a présenté à l’Assemblée Nationale un projet de loi « pour la croissance et l’activité ». Dans la troisième et dernière partie de ce projet de loi, intitulée « Travailler », trois dispositions nous alertent en tant que féministes.

Tout d’abord, ce projet de loi prévoit des « exceptions au repos dominical et en soirée ». Sachant que 70 à 80% des salarié-e-s du commerce sont des femmes, elles seront les premières concernées par le travail de nuit et dominical, qui nuit à toutes les sphères de la vie privée. En effet, travailler le dimanche et/ou de nuit implique une vie à contretemps et oblige à trouver des moyens de garde pour les parents isolés : des mères dans 9 cas sur 10.
Plus loin, le texte du projet précise : « Le volontariat, un accord collectif, la négociation et la compensation pour les salariés sont le socle de la réforme, dans le souci de l’intérêt des salariés, du dialogue social et de l’activité. » Autrement dit, les travailleur-se-s du dimanche l’auraient choisi. Mais a-t-on vraiment le choix quand on a un poste à temps partiel, dont, rappelons-le, 83% sont occupés par des femmes, et/ou quand on gagne un bas salaire, ce qui est le cas de 24% des femmes salariées ?

Ensuite, ce projet de loi prévoit des visites médicales « moins nombreuses » et la possibilité de contourner la médecine du travail. Alors que le travail de nuit a des conséquences négatives sur la santé. Ce contournement de la médecine du travail rendra invisible les effets négatifs de la précarisation du travail. Cette médecine est par ailleurs l’une des dernières garanties d’accès à la santé pour les femmes plus précaires.

Enfin, le projet de loi abrogera un alinéa de l’Article 2064 du Code Civil qui dispose que les contrats de travail sont soumis au Code du Travail et donc ne peuvent résulter simplement de l’accord entre deux personnes. A cela s’ajoute une réforme des Prud’hommes et de l’Inspection du Travail, qui demeure les dernières garanties contre les abus des employeurs. Cet affaiblissement des protections sociales touchera principalement les emplois précaires et les moins rémunérés.

Dans le monde du travail, les femmes sont les plus exposées à la violence économique. Un tel démantèlement des droits sociaux va aggraver la condition de tou-t-es les travailleurs-ses, en commençant par les plus démuni-e-s. Les femmes sont donc en première ligne des conséquences sociales dramatiques d’une telle loi. Nous appelons donc les député-e-s qui s’apprêtent à débattre de cette loi à faire preuve de la plus grande vigilance quant à ses effets négatifs sur les droits des femmes et à remettre en cause ces dispositions néfastes.

Marche solidaire pour une femme villeurbannaise décédée des suites de violences machistes ce samedi 13 décembre

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Communiqué de presse pour une marche solidaire

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Ce 25 novembre, journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes, les médias soulignaient tristement que :

– en France, tous les deux jours et demi, une femme meurt sous les coups de son conjoint ou ex-

– dans le monde, la violence est la première cause de mortalité des femmes de 16 à 44 ans

Pourtant, c’est bien dans un assourdissant silence général voire une triste banalisation de l’ordre d’un insignifiant « fait divers », que, le 18 novembre, afin d’échapper à la violence insoutenable de son conjoint, une femme villeurbannaise se donnait la mort par défenestration à son domicile.

A l’appel d’enseignantes de l’école Jean Moulin de Villeurbanne, associations et élu-e-s, nous serons toutes et tous rassemblé-e-s pour une marche solidaire, le 13 décembre à 14h 3 rue Brinon à Villeurbanne, en hommage à cette femme dont la mort n’est ni un cas isolé, ni un fait divers mais bien un crime patriarcal : un féminicide.

Les violences -psychologiques, économiques, physiques, sexuelles- perpétuées à l’encontre des femmes maintiennent un rapport de domination qui va jusqu’à la mort de centaines d’entre elles en France, mais aussi de milliers de femmes partout dans le monde.

Au quotidien, dans l’espace clos de cette sphère dite « privée », si souvent présentée à tort comme protectrice, le machisme tue.

La lutte contre les violences conjugales, pour la protection et le soin des victimes est un choix politique qui nous concerne toutes et tous. Il est urgent d’exiger l’application concrète des mesures gouvernementales prises dans le cadre du 4e plan interministériel triennal de lutte contre les violences faites aux femmes.

Ensemble, élevons nos voix et rendons hommage à cette femme et à toutes celles qui se battent pour sortir de l’emprise de ces violences. Luttons contre l’omerta qui pèse encore trop lourdement sur les victimes et, insidieusement, sur toute notre société.

Signataires :

– CIDFF (Centre d’information sur les Droits des Femmes et des Familles)

– CRLCAFF-RA (Comité Régional de Liaison des Coordinations Féministes et Féminines en

– FIL (Femmes Informations Liaisons)

– FNSF (Fédération Nationale Solidarité Femmes)

– Le Mouvement des Jeunes Communistes Français Rhône et sa structure locale de Villeurbanne

– Marie Neige Blanc, ajointe des quartiers Gratte-ciel/Dedieu/Charmettes et Saint-Jean

– Groupe des élu-e-s du Rassemblement Citoyen EELV-FdG de Villeurbanne : Olivier Glück,

– Le Parti Communiste de Villeurbanne

– René Bernard, président du CoVRA

– Abraham Bengio Directeur général adjoint à la Région

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Nous vous attendons nombreux-ses ce samedi 13 décembre à 14H, 3 rue Brinon à Villeurbanne pour rendre hommage à cette femme.

 

Chorale irrévérencieuse et atelier Jouets sexistes : OLF 69 fête Noël à sa façon !

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Voici les dernières actualités d’OLF 69 en ce mois de décembre :

Ce samedi 6 décembre aura lieu la chorale irrévérencieuse d’OLF 69 accompagnée d’une vente de livre pour enfant et d’un atelier maquillage non genrés !

Venez nombreux-ses pour donner de la voix sur des chants de Noël revisités par nos soins !

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Et le Jeudi 18 décembre se tiendra notre réunion plénière sur le thème des jouets sexistes

Venez débattre avec nous sur le conditionnement par les jouets !

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40 ans d’avortement, et après ?

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Communiqué de presse du 26 novembre 2014

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Il y a 40 ans débutaient les débats à l’Assemblée nationale autour de la loi relative à l’interruption volontaire de grossesse, portée par Simone Veil, dans un hémicycle quasi exclusivement composé d’hommes. Il y a quelques jours, Marisol Touraine annonçait un « plan IVG » pour janvier, aujourd’hui le parlement français a voté une résolution dans laquelle les parlementaires s’engagent à porter la bataille pour l’IVG en Europe et dans le Monde. Osez le Féminisme se félicite des engagements renouvelés des responsables politiques et les appelle à passer à l’action concrètement et de manière ambitieuse.

Osez le féminisme ! tient à rappeler combien la loi de 1975 a marqué un tournant dans la vie des femmes. Le droit à disposer de son corps est l’alpha et l’oméga de l’égalité femmes-hommes. Il n’est pas possible de concevoir des politiques d’égalité tant que les femmes ne se sont pas émancipées des contraintes d’une grossesse non désirée rendues maitresses d’elles-mêmes et de leur destin.

Simone Veil a porté la bataille législative, subissant les pires insultes. Elle l’a fait grâce aux actions de nos aînées féministes, auxquelles Osez le féminisme ! souhaite rendre hommage : aux 343 femmes qui ont déclaré publiquement avoir avorté en 1971, aux nombreuses militantes des différents mouvements féministes mais aussi à toutes les femmes qui sont descendues dans la rue. C’est grâce à elles toutes que nous pouvons aujourd’hui, en France, avorter légalement.

Le combat n’est malheureusement pas fini. Osez le féminisme ! rappelle que près de 130 centres d’IVG ont fermé depuis 10 ans en France, que la parole des femmes qui souhaitent avorter n’est pas toujours écoutée ni respectée. Nous attendons donc de Marisol Touraine l’annonce d’un plan ambitieux qui comprendrait la réouverture de centres IVG partout en France et la formation des professionnels.

Les progrès législatifs obtenus de 1975 jusqu’à la suppression de la clause de détresse en août dernier ne doivent pas nous faire oublier que la bataille continue. Elle continue face aux réactionnaires qui ne peuvent tolérer qu’une femme ait une vie libre et épanouie, affranchie de la contrainte d’une maternité non désirée.

Et surtout, la bataille pour l’IVG doit être portée au niveau international ! Rappelons que dans le monde, dizaines de milliers de femmes continuent de mourir chaque année des suites d’un avortement clandestin. Les Européennes ne sont pas égales en la matière, et lorsqu’elles ont ce droit, il reste fragile, comme l’ont montré les récentes menaces de recul en Espagne. Le gouvernement français peut et doit défendre l’inscription de l’IVG dans la charte européenne des droits fondamentaux.

Osez le féminisme ! organisera avec le collectif des Féministes en Mouvements un grand événement militant le 17 janvier 2015, jour anniversaire de la promulgation de la loi Veil. Nous y dessinerons des perspectives d’action à l’échelle française, européenne et mondiale.

Agissez pour faire reconnaître le féminicide avec OLF !

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SAVE THE DATE :

OLF 69 organise un collage le Lundi 24 novembre à 21h30 – RDV place des Terreaux. Venez nombreux-ses pour nous prêter main forte ! 

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A l’approche de la  journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, Osez le féminisme ! lance aujourd’hui la campagne que nous préparons depuis des mois pour la reconnaissance du féminicide : par l’opinion publique, dans les médias, par le Code Pénal

Tous les jours, partout dans le monde, des femmes sont tuées par des hommes parce qu’elles sont nées femmes dans une société patriarcale.
Meurtre de filles à la naissance, « sélection prénatale », tueries de masse, crimes « d’honneur », femmes tuées par leurs conjoints ou par des inconnus dans la rue…
La violence machiste est la première cause de mortalité des femmes de 16 à 44 ans dans le monde.

Ce ne sont pas des cas isolés ! Ce ne sont pas des faits divers ! 
Ces crimes machistes portent un nom : ce sont des féminicides.

Le fait de tuer une femme parce que c’est une femme doit être une circonstance aggravante d’un meurtre. Exigeons la reconnaissance du crime de féminicide.

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Vous souhaitez agir pour relayer la campagne #reconnaissonslefeminicide. A vous de jouer !

–          Signez et diffusez la pétition pour la reconnaissance du féminicide dans le droit français

–          Relayez le clip de la campagne

–          Relayez le visuel de la campagne

–          Interpellez les médias via le tumblr « Les féminicides c’est pas romantique »

–          Relayez le communiqué de presse

–          Twittez le message de lancement | le message aux médias

_          Facebook : changez votre photo de profil et votre bannière

–          Participez aux actions de collage et pochoir OLF 69 organise un collage le Lundi 24 novembre à 21h30 – RDV place des Terreaux. Venez nombreux-ses ! 

si vous n’êtes pas sur Lyon, vous pouvez vous inscrire sur ce formulaire 

 

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Les médias en parlent :

Les Nouvelles News http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/4047-feminicide-dans-le-texte

Libération http://www.liberation.fr/societe/2014/11/21/osez-le-feminisme-veut-inscrire-le-feminicide-dans-le-code-penal_1147831

 

Communiqué de Presse : Nouvelle campagne OLF Reconnaissons le féminicide !

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Communiqué de presse du vendredi 22 novembre 2014

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200 millions : c’est le nombre de femmes qui « manquent » dans le monde, selon l’ONU. Infanticide des filles en Inde et en Chine, crimes d’honneur, violence intrafamiliale… Chaque jour des milliers de femmes sont tuées dans le monde parce qu’elles sont nées filles. La première cause de mortalité des femmes entre 15 et 44 ans, c’est la violence machiste. A l’occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes, Osez le féminisme ! lance une campagne pour la reconnaissance légale du féminicide en France. 

Les violences machistes ne sont pas le propre d’une culture, d’une religion, d’un milieu social, d’une famille ou d’une histoire personnelle. Les filles et les femmes subissent des discriminations et des violences en raison de leur sexe dans tous les pays du monde.

En France, on sait que tous les deux jours et demi, une femme est tuée par son conjoint ou ex-conjoint. Dans 70% des cas, une femme est tuée par son mari ou compagnon pendant ou après une séparation. Aboutissement d’une longue série de violences qui détruisent et terrorisent la femme qui en est victime, ces crimes pourraient être évités si l’on reconnaissait la dangerosité du machisme qui les inspirent. Pourtant, on continue à parler pudiquement de « drame passionnel ».

Pour lutter contre une violence, pour sanctionner les auteurs des faits, encore faut-il pouvoir l’identifier, la reconnaître puis la juger comme telle. Il est temps de reconnaître que le machisme, au même titre que le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie et la lesbophobie, est une idéologie de haine qui va jusqu’au meurtre.

C’est déjà le cas dans certains pays d’Amérique latine, en Espagne et en Italie : tuer une femme en raison de son sexe est une circonstance aggravante d’un meurtre. En France, le terme « féminicide » a été intégré dans l’édition 2015 du dictionnaire Le Petit Robert. A présent il faut l’intégrer dans la loi. La France a ratifié cet été la convention d’Istanbul qui lui impose dorénavant d’intégrer une perspective de genre dans les lois sur les violences. La Ministre de la Justice peut et doit agir.

Le machisme tue. Mettons un terme aux crimes machistes. Reconnaissons le féminicide.

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Osez le féminisme ! lance une campagne pour la reconnaissance du féminicide le vendredi 21 novembre à 11H et organise des diffusions de tracts et des collages d’affiches dans toute la France jusqu’au 25 novembre. Nous appelons également à manifester samedi 22 novembre 2014 pour la journée internationale contre les violences faites aux femmes. A Paris, RDV à 14h15 en bas des marches de l’Opéra Bastille.

Venez nombreux-ses au Festival Filactions pour agir contre les violences conjugales

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Du 19 au 29 novembre se tiendra le festival « Brisons le silence » organisé par l’association Filactions, une de nos associations partenaires.

Aura lieu le 22 novembre sur la place Bellecour une action phare visant à sensibiliser le public et favoriser la prise de conscience collective face aux violences conjugales: nous symboliserons, vêtues de blanc, les 121 femmes mortes sous les coups de leur conjoint en 2013.

En outre, deux militantes d’Osez Le Féminisme 69 animeront toute la journée du 25 novembre un atelier sur le cyber-harcèlement à destination de lycéens. –>Le programme du village associatif.

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Filactions est née en décembre 2004 de la volonté de mener des actions publiques sur le thème des violences conjugales. Elle mène des actions de prévention contre les Violences dans les Relations Amoureuses – campagne de prévention et de sensibilisation dans les établissements scolaires (collèges, lycées, Maisons Familiales Rurales, facs…) mais aussi auprès des municipalités, centre sociaux, MJC. Leur site ICI.

Pluridisciplinaire et ouvert à toutes et tous, le festival « Brisons le silence » contre les violences conjugales se déroule chaque année depuis 2005 dans l’agglomération lyonnaise. En décembre 1999, l’ONU a proclamé le 25 novembre « journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes ». Cet événement s’organise donc autour de cette date symbolique. La page événement au sujet du festival ICI.

 LE PROGRAMME DU FESTIVAL : Programme Festival 2014

Le mois de novembre avec OLF 69: les dates à retenir !

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Voici les prochains rendez-vous que nous vous proposons pour le mois de novembre:

Prochain K’féministe le mardi 4 novembre à 19h30 ! Autour d’un verre, au bar « l’envers des pentes », 112 Montée de la Grande Côte, 69001 Lyon.

Venez débattre avec nous en toute convivialité et bienveillance de l’actualité féministe, partager vos coups de gueule, vos coups de cœur. Parce que nous ne sommes pas des individu-e-s isolé-e-s, retrouvons-nous pour partager nos expériences, nos rencontres, nos lectures, nos idées ! Ouvert à toutes et tous.

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Prochain atelier-débat sur le harcèlement sexiste dans l’espace public le jeudi 20 novembre  à  19h

ATTENTION CHANGEMENT DE LIEU, car nous sommes plus nombreuses et nombreux que prévu et que notre salle habituelle ne peut nous accueillir en si grand nombre, l’atelier aura lieu à la Belle Equipe, au 32 rue des tables claudiennes dans Lyon 1er.

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Festival « Brisons le silence » du 19 au 29 novembre avec Filactions, une association partenaire (voir l’article consacré à l’événement). Nos participerons à l’action phare visant à sensibiliser le public et favoriser la prise de conscience collective face aux violences conjugales: symboliser, vêtues de blanc, les 121 femmes mortes sous les coups de leur conjoint en 2013. Mobilisez-vous avec nous !

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Lancement d’une nouvelle campagne OLF: #takebackthemetro

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Communiqué de presse vendredi 31 octobre 2014

Osez le féminisme ! lance aujourd’hui sa nouvelle campagne : Take back the métro !, L’objectif ? Dénoncer les violences machistes dont sont victimes les femmes dans les transports en commun et interpeller les transporteurs afin qu’ils réagissent.

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Selon une enquête réalisée par Osez le Féminisme dans le métro parisien, 94% des 150 femmes interrogées indiquent avoir déjà subi des comportements sexistes intimidants, du sifflement à l’agression sexuelle. Par peur d’agression, près des trois quart d’entre elles adaptent leur comportement ou leurs tenues vestimentaires lorsqu’elles sont dans le métro. Une étude Reuters parue cette semaine indiquait que 8 Parisiennes sur 10 pensaient que personne ne les aideraient si elles étaient victimes d’un viol dans le métro.

Malgré le débat public sur le harcèlement de rue, ce sujet ne s’est pas encore traduit par des actions de sensibilisation de grande ampleur de la part des pouvoirs publics.

Pourtant, les régies de transports communiquent largement pour prévenir des vols à la tire, la fraude ou la mendicité, mettent en garde les voyageurs contre les pickpockets, les colis suspects ou même sensibilisent sur les incivilités. Ils ne l’ont jamais fait sur les violences sexistes qui touchent pourtant une grande partie de leurs usagèr-e-s.

Cela doit changer ! Les femmes sont aussi légitimes que les hommes dans l’espace public et devraient être parfaitement libres de circuler et de se déplacer comme bon leur semble. Nous voulons :

  • que les femmes puissent se réapproprier les transports et en faire usage sans craintes,
  • que les transporteurs tels que la RATP en Ile-de-France, ou les TCL à Lyon mènent des actions de prévention et de lutte contre les violences sexistes.

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Pour reprendre le métro, le bus, le tram, le RER et tous les transports mis à la disposition des citoyennes, Osez le Féminisme! lance une campagne intitulée #TackBackTheMetro. Vous pouvez y participer:

  1. – En vous inscrivant pour les prochaines actions collectives et festives dans le métro: pour « reprendre » les transports,
  2. – En diffusant sur les réseaux sociaux les visuels humoristiques qui visent à détourner les visuels existants dans le métro  parisien,
  3. – En signant et en diffusant la pétition à destination des régies de transport afin qu’elles mettent en place un plan de lutte contre ces violences

NB: Le nom de notre campagne, #TakeBackTheMétro fait référence aux marches “Take Back the Night” [Reprenez la nuit]. Initiées aux États-Unis dans les années 70, ces marches nocturnes composées uniquement de femmes visent à affirmer leur droit de faire usage des espaces publics sans crainte de harcèlement sexuel ou d’agression sexuelle.

200 maires et conseillères-ers municipales-aux s’engagent pour l’abolition de la prostitution.

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10520577_10152797064534510_6571023473786328633_nAlors que Rosen Hicher a terminé sa marche de 800km pour demander l’inscription de la loi à l’ordre du jour du Sénat avec la pénalisation du client ! 200 maires et conseillères-ers municipales-aux s’engagent pour l’abolition de la prostitution. La marche de Rosen est terminée mais LE COMBAT continue. Rosen a annoncé dimanche a son arrivée qu’elle resterait à Paris jusqu’à ce qu’elle soit reçue par le Sénat. Depuis, elle est reçue par les médias et soutenue par un certain nombre d’associations et de personnes qui luttent à ses côtés.

Voici la tribune écrite par les maires et élu-e-s municipaux

Pour l’adoption d’une politique globale et progressiste en matière de prostitution.

Le système prostitutionnel est un défi majeur au cœur de la cité. Souvent appréhendé d’abord sous l’angle de l’ordre public, il met en lumière des enjeux bien plus vastes : implantation au sein de nos territoires de réseaux criminels internationaux, exploitation des populations les plus vulnérables, manifestation publique des violences et discriminations, atteinte à l’égalité femmes-hommes.

A cet égard, il est frappant de noter que lorsqu’un échange approfondi s’engage avec les riverains des lieux de prostitution, leurs préoccupations dépassent bien souvent les seules problématiques de préservation de la tranquillité publique. Au-delà de leurs inquiétudes légitimes, relatives par exemple, au bruit produit par le ballet incessant de voitures de clients dans certains quartiers, ou au danger que peut représenter le stationnement de camionnettes en bordures de routes nationales très fréquentées, ou encore au désagrément de retrouver au petit matin devant sa porte de nombreux préservatifs usagés, les riverains nous interpellent sur le sort des personnes prostituées et les multiples atteintes à leur intégrité et dignité ainsi que sur le défi que la prostitution fait peser sur le vivre-ensemble.

Comment éduquer nos enfants dans l’égalité entre filles et garçons si les hommes peuvent exploiter la précarité des femmes pour leur imposer un acte sexuel par l’argent ? Que répondre à nos enfants parfois directement exposés à cette violence sociale et qui nous demandent qui sont ces personnes prostituées ? Comment accepter que toute femme de passage sur un lieu de prostitution puisse être confrontée à la question : « C’est combien ? » Comment expliquer qu’à peine un réseau démantelé par la justice, de nouvelles personnes soient exploitées sur les mêmes lieux ? Que fait l’État pour aider ces personnes prostituées, souvent très jeunes et d’origine étrangère, dont la détresse est évidente ?

Face à ces interpellations, nous affirmons que seule une politique publique globale et cohérente permet de répondre durablement aux enjeux posés par la prostitution et la traite des êtres humains. A l’heure où la prostitution est mondialisée et où les réseaux proxénètes se jouent des territoires et des législations, aucune commune n’est en mesure d’apporter seule une réponse satisfaisante.

C’est pourquoi nous nous rassemblons aujourd’hui autour de deux convictions :

  • La prostitution est d’abord une exploitation des plus vulnérables, une violence et un obstacle à l’égalité qu’il convient de faire reculer tout en protégeant mieux ses victimes.
  • Seule une articulation accrue des différents niveaux de compétence (locales et nationales) et une coopération renforcée entre collectivités (de même compétences) permettra d’apporter une réponse cohérente à la complexité des enjeux prostitutionnels.

Dans ce contexte, nous saluons l’adoption par l’Assemblée nationale, à une large majorité, d’une proposition de loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel et esquissant, pour la première fois en France, les contours d’une politique publique globale et cohérente autour de quatre axes complémentaires et indissociables :

  1. Le renforcement de la lutte contre le proxénétisme et la traite des êtres humains.
  2. La mise en place d’une véritable politique de soutien aux victimes du proxénétisme et de développement d’alternatives à la prostitution.
  3. La pénalisation de tout achat d’un acte sexuel afin de sanctionner la violence d’actes sexuels imposés par l’argent et l’abus de situations de précarité et d’engager le recul du phénomène prostitutionnel en France.
  4. Le développement d’une politique d’éducation, de prévention auprès des jeunes, et de formation des professionnels.

La commission spéciale au Sénat en charge d’examiner le texte issu de l’Assemblée nationale a terminé ses travaux. Nous engageons à présent les sénateur-ice-s à adopter rapidement un texte équivalent, ou renforcé, à celui adopté à une large majorité par l’Assemblée nationale.

Si nous saluons ce nouvel élan donné à l’engagement abolitionniste de la France, nous rappelons aussi que sa mise en oeuvre nécessitera des moyens et une volonté politique de la décliner concrètement sur les territoires en partenariat étroit avec les collectivités locales.

A cet égard, nous affirmons ici notre engagement à prendre part à cette nouvelle dynamique et à favoriser la mise en place d’une réflexion nationale permettant d’identifier, sur la base de nos compétences propres, les leviers d’actions et les besoins des communes pour répondre à ce défi majeur.

En conclusion, les élu-e-s que nous sommes continueront à prendre leurs responsabilités et à agir face à une des pires formes d’exploitation des plus vulnérables et exigent de pouvoir le faire dans le cadre de nouvelles politiques publiques globales et cohérentes telles que dessinées par la proposition de loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel, pour laquelle nous appelons solennellement les sénateur-ice-s à se mobiliser.

France Prostitution

Prochain atelier débat de OLF 69 « les mutilations sexuelles faites aux femmes » avec le GAMS le 16 octobre à 19h au centre Berthelot.

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Le thème de la prochaine séance plénière d’OLF69 sera « les mutilations sexuelles faites aux femmes. Cet atelier sera animé en partenariat avec la Fédération Nationale GAMS (Groupe pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles, des Mariages Forcés et autres pratiques traditionnelles néfastes à la santé des femmes et des enfants)  qui est une association laïque et apolitique déclarée à but non lucratif relevant de la loi de 1901. Elle a été créée en 1982 par des femmes africaines résidant en France et des femmes françaises.

Cette fédération a pour objectif la lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes, aux adolescentes et aux fillettes, et la promotion de la santé maternelle et infantile en direction des populations immigrées et issues des immigrations :

  • en contribuant à l’éradication des pratiques traditionnelles néfastes telles que les mutilations sexuelles féminines, les mariages forcés et/ou précoces d’adolescentes, les tabous nutritionnels, les grossesses rapprochées, la répudiation, le lévirat/sororat, etc.
  • en rappelant les pratiques positives telles que le portage des enfants, le massage des nourrissons, etc.

Pour connaitre davantage les actions de cette fédération ; visitez leur site web ICI

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Prochains RDV avec OLF 69 et les associations partenaires : nous vous attendons pour échanger, débattre, rire…

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Après le succès de la table ronde qui s’est déroulée hier soir à la bibliothèque de La Part Dieu, voici les prochains rendez-vous que nous vous proposons :

  • Jeudi 9 octobre 2014 à 19h : La Faute d’Eve est une lecture-spectacle suivie d’un débat. Événement programmé dans le cadre de la quinzaine de l’Égalité. Au programme : dérision, gravité et humour se mêlent dans cette lecture en jeu de trois textes de Nelly Roussel, une auteure farouchement féministe, méconnue du début du XXème siècle. Hommage est rendu aux luttes des femmes: de leur histoire, à la situation présente et pour l’espoir à venir. La pièce de théâtre est proposée par la Compagnie  La Nébuleuse et se jouera à la médiathèque de Beaulieu 11, bd Karl Marx 42000 Saint-Étienne.
  • Vendredi 10 octobre 20h30 et dimanche 12 octobre à 17h00 : La Fête à la femme – Spectacle burlesque / table ronde / apéro : Les entreprises Cheval & Co font le bilan d’une année d’expérimentations, axée sur la question de la place de la femme dans l’entreprise. Entre le clown et le théâtre, ce spectacle à la fois drôle et piquant crée le décalage pour tenter de vaincre l’absurde par l’absurde. Spectacle tout public suivi d’une table ronde se déroulant dans le cadre de la Quinzaine de l’égalité, avec le soutien de la Région Rhône-Alpes et de la MJC Jean Macé, 38 Rue Camille Roy, 69007 Lyon. Réservation conseillée auprès de la MJC au 04 78 58 73 10 ou accueil@mjcjeanmace.fr
  • Samedi 11 octobre : En l’honneur de la journée mondiale pour les droits des femmes, l’Espace 44 s’associe avec la Cie La Nébuleuse pour vous donner RDV, UN SAMEDI PAR MOIS, depuis la quinzaine de l’égalité jusqu’au 8 mars 2015, dans le cadre du projet « EN ATTENDANT L’8 MARS! ». Différentes formes théâtrales et humoristiques vous seront proposées, toujours suivies d’un débat mené par des associations défendant le droit des femmes et l’égalité des sexes.à l’espace 44 avec la compagnie de la Nébuleuse. Lien avec notre partenaire l’Espace 44
  • Jeudi 16 octobre de 19h00 à 21h00 : réunion plénière sur le thème « Les mutilations sexuelles féminines » en partenariat avec l’association LE GAMS au Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation, 14 Avenue Berthelot 69007 Lyon Berthelot, de 19h00 à 21h00.
  • Mardi 21 octobre à partir de 19h30 : KFEMINISTE en partenariat avec le bar « L’envers des pentes » 112 Montée de la Grande Côte, 69001 Lyon.

Lisez l’interview de Jean-Claude Piquard sexologue clinicien, l’un des intervenants de la table ronde du 7/10 sur le thème : « Égalité-sexualités. La révolution sexuelle a-t-elle eu lieu ? »

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Mr Piquard, vous êtes sexologue clinicien, diplômé de la faculté de médecine de Montpellier. Pourquoi avez-­vous choisi ce métier?

Je trouvais que le vocabulaire pour parler de la sexualité était très pauvre. Il manquait notamment des mots pour parler de l’orgasme féminin. En faisant cette formation j’avais espéré trouver des réponses, mais j’en suis ressorti avec encore plus d’interrogations, puisqu’à la faculté de médecine, le clitoris n’existait pas, il n’y avait aucun cours là-dessus, aucune allusion.

Pourquoi avez­-vous choisi de travailler sur ce sujet quand même ?

Dans les années 80, j’ai lu le « Rapport Hite », une enquête réalisée auprès de 3 000 femmes qui parlaient de l’orgasme clitoridien. Quand j’ai lu ce livre, je ne comprenais rien. J’avais 28 ans et je ne connaissais même pas le mot clitoris. J’en ai donc parlé avec des gens autour de moi et j’ai constaté qu’il n’y avait aucune cohérence entre ce que disait une femme ou une autre sur le sujet. Mais je n’avais pas le temps de m’en occuper. Je devais travailler, m’occuper de mes enfants. Ce n’est qu’à l’âge de 50 ans que je me suis lancé dans la recherche.

Avec quel résultat ?

J’ai découvert que jusqu’au début du 19ème siècle le clitoris était plus connu que maintenant. Depuis la préhistoire, il a toujours été connu et reconnu…jusqu’au 20ème siècle.

Pourquoi ?

Au début de la Renaissance, dans les débuts de l’anatomie, le clitoris est très vite décrit. Cette connaissance va s’accroître jusqu’à la fin du 18ème siècle quand les protestants ont commencé à poser des limites sur la sexualité. D’abord c’est la masturbation qui a été limitée, puis tout doucement toutes les pratiques non pénétratives ont été interdites.

Par contre le pénis reste un organe bien décrit et connu…

Oui, mais avec les progrès de la médecine on savait que le clitoris ne joue aucun rôle dans la procréation. En revanche, on savait que le clitoris avait joué un rôle majeur dans la contraception. Il très largement décrit que les couples pratiquaient la masturbation réciproque, un moyen d’avoir des relations sans faire d’enfants. C’est exactement ce que la force concentrée des religions, des médecins et des politiciens voulait interdire : tout plaisir autre que la pénétration.

Comment est-­ce que vous jugez la reconnaissance du clitoris d’aujourd’hui dans votre travail de sexologue ?

Dans mes consultations, je reçois des gens qui ont des difficultés, donc ce n’est pas forcément une représentation exacte de l’ensemble de la société. Mais en revanche, la plupart de mes patientes n’ont jamais regardé leur sexe. Elles ne le trouvent pas beau, et sale. Quand je leur dis que c’est important de le connaître elles me regardent avec des yeux ébahis.

Quelle est la conséquence pour les femmes du fait que le clitoris reste pour quelques-unes encore dans l’obscurité ?

Si on devait choisir un autre mot pour décrire l’orgasme ça serait jouissance. On pense que l’orgasme clitoridien a une fonction extrêmement importante pour le plaisir, c’est une sorte d’accalmie. C’est un plaisir qui remplit qui nourrit. Moi je fais partie des sexologues qui pensent que sans l’inclusion du clitoris jusqu’à l’orgasme, la sexualité des femmes reste une sexualité incomplète. Par contre la plupart des femmes ont aussi un grand plaisir lors de la pénétration. Les plaisirs pénétratif et clitoridien sont complémentaires, c’est comme boire et manger !

Vous participez à la table ronde d’Osez le Féminisme !69 : qu’est­-ce qui vous a motivé à intervenir ?

Tout d’abord, parce que je suis fier d’être invité et pouvoir parler de ma spécialité, du clitoris. Et puis je m’intéresse particulièrement au travail de Michèle Clément, ses recherches sur l’étymologie du mot « clitoris ». Il pèse une grande incertitude sur cela également. Après, j’espère pouvoir débattre avec Odile Buisson aussi parce qu’il y a des thématiques où ne sommes pas assez d’accord. C’est extrêmement intéressant.

Jean-Claude Piquard (62) est sexologue clinicien à Montpellier et auteur de deux livres sur l’orgasme et le clitoris. Il a découvert le mot clitoris à l’âge de 28 ans, mais ce n’est que 20 ans plus tard qu’il s’est jeté dans la recherche sur ce mystérieux et fabuleux organe.

Visiter le site de Jean-Claude Piquard ICI

La table ronde se déroulera le mardi 7 octobre de 18h30 à 20h30  à la bibliothèque de La Part Dieu, 30 Boulevard Marius Vivier Merle – 69003 Lyon – Voir le lien de notre partenaire la Bibliothèque de La Part Dieu ; c’est ICI.

Rendez-vous le 7 octobre pour une Table Ronde sur « Egalité … Sexualités ! La révolution sexuelle a-t-elle eu lieu ? » à La Bibliothèque de la Part Dieu

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Y’a-t-il encore un tabous de la sexualité féminine ? A trop invoquer l’orgasme féminin, ne finit-on pas par ne pas en parler du tout ? Quel rôle joue réellement le clitoris dans l’engrenage de la jouissance ? Le spectre freudien de l’excision mentale serait-il encore prégnant ? Quatre intervenants nous parlerons de l’état de leurs recherches en la matière : Odile Buisson, Gynécologue ; Michèle Clément, professeure à Lyon 2 ; Jean- Claude Piquard, auteur de la Fabuleuse Histoire du Clitoris ; Marie-Noëlle La Nuit, sexothérapeute.

Nous vous invitons à consulter le site internet de notre partenaire  la Bibliothèque de la Part-Dieu

Nous vous attendons nombreux (ses) pour échanger sur le ce thème.  Condition d’accès : Entrée libre dans la limite des places disponibles.

 

 

Elections sénatoriales 2014 : petits arrangements entre hommes

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Lors des élections sénatoriales partielles qui ont eu lieu hier, seules 38 femmes ont été élues sénatrices portant le total à 24,5%. Osez le féminisme ! dénonce les stratégies développées par les partis pour contourner les règles visant à assurer la parité : un machisme décomplexé venant s’ajouter au bilan peu glorieux de la Chambre Haute en matière de droits des femmes.

75,5% d’hommes au Sénat ! Ce résultat décevant s’explique par des contournements scandaleux de la parité, permettant aux sénateurs de maintenir l’hégémonie masculine au Sénat en toute conformité avec la loi. Depuis juillet 2013, l’alternance femmes-hommes, sur les listes des circonscriptions ayant un scrutin proportionnel, et un binôme titulaire/suppléant de sexe différent, pour les scrutins majoritaires sont la règle au Sénat. Les partis s’en sont arrangé et n’ont présenté que 21,5 % de candidates titulaires sur les scrutins majoritaires et 21,4 % de femmes têtes de listes pour les scrutins proportionnels, laissant peu de chance à une issue paritaire des scrutins. Pire, certains sortants UMP ont créé des listes faussement concurrentes pour être chacun en tête et conserver leurs sièges lors des scrutins proportionnels en Eure-et-Loir, dans l’Eure, dans la Saône-et-Loire et dans le Vaucluse en particulier.

Dans l’entre soi masculin, les lois tendent à être conçues et votées majoritairement par et pour les hommes. Le Sénat s’est dernièrement illustré pour le peu de cas qu’il faisait des droits des femmes : introduction d’un amendement masculiniste à la loi égalité femmes-hommes, recours au conseil constitutionnel pour censurer la suppression de la mention de détresse pour l’IVG, florilège de propos misogynes lors du débat sur la parité aux élections départementales… Nous demandons aux sénateurs-trices fraîchement élu-e-s d’inverser cette tendance en commençant par déterrer la proposition de loi pour l’abolition du système prostitueur qui n’attend plus qu’à être programmée à l’ordre du jour.

Osez le féminisme ! exprime également ses plus vives inquiétudes face à l’entrée au Sénat de deux sénateurs élus sous l’étiquette du Front National. En s’immisçant petit à petit dans toutes les strates du pouvoir, le FN étend son influence et menace les droits des femmes. Il y a donc urgence à endiguer sa montée.

Signez la pétition contre le Mémorial de Caen qui érige une agression sexuelle en symbole de paix !

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Alors qu’on estime à près de 14 000 le nombre de femmes violées par des GI’s en France, en Angleterre et en Allemagne pendant la seconde guerre mondiale, alors qu’encore aujourd’hui, plus de 75 000 femmes sont violées chaque année en France, qu’une femme active sur 4 sera victime de harcèlement sexuel dans sa vie professionnelle et que le harcèlement de rue est une plaie du quotidien, nous ne pouvons accepter que le Mémorial de Caen érige une agression sexuelle en symbole de paix. Nous demandons donc le retrait de cette sculpture dans les meilleurs délais et nous nous engageons à ne pas franchir le seuil de la « Cité de la paix » tant que cette dernière en obscurcira l’esplanade.

Signez la pétition ICI

Pourquoi c’est important

Depuis le 23 septembre 2014, une sculpture de 8 mètres s’élève devant le Mémorial de Caen. Censée incarner l’euphorie de la fin de la Seconde Guerre Mondiale, cette statue de Seward Johnson s’inspire de la photographie d’Alfred Eisenstaedt « The Kissing sailor » dont on sait qu’elle immortalise en fait une agression sexuelle.

En effet, si le débat n’est pas tranché sur l’identité de la jeune femme de la photo (Greta Zimmer Friedman qui a plusieurs fois témoigné de l’agression ou Edith Shain qui est sortie de son silence 35 ans après le baiser quand elle estimait que « cela ne pourrait plus entacher sa réputation », ce qui montre également son inconfort), le comportement de l’homme, lui, reste une certitude.

Dans le livre The Eye of Eisenstaedt, le photographe écrit : « J’ai remarqué un marin venant dans ma direction. Il attrapait tous les femmes à sa portée et les embrassait, jeunes comme vieilles. Puis j’ai remarqué l’infirmière, debout dans cette immense foule. J’ai fait le point sur elle, et, comme je l’espérais, le marin est arrivé, a attrapé l’infirmière, et s’est penché pour l’embrasser. »

Le marin aurait pu rire avec ces femmes, les enlacer, leur demander s’il pouvait les embrasser de joie. Non, il a fait le choix de les attraper, le poing fermé, pour les embrasser. C’est une agression[1].

Mais grâce au romantisme de la photo, elle n’a jamais été reconnue comme telle. Pire, elle est devenue une allégorie de la fin de la guerre aux États-Unis et s’expose aujourd’hui de manière indécente en format géant.

Alors qu’on estime à près de 14 000 le nombre de femmes violées par des GI’s en France, en Angleterre et en Allemagne pendant la seconde guerre mondiale,

Alors qu’encore aujourd’hui, plus de 75 000 femmes sont violées chaque année en France, qu’une femme active sur 4 sera victime de harcèlement sexuel dans sa vie professionnelle et que le harcèlement de rue est une plaie du quotidien,

Nous ne pouvons accepter que le Mémorial de Caen érige une agression sexuelle en symbole de paix.

Nous demandons donc le retrait de cette sculpture dans les meilleurs délais et nous nous engageons à ne pas franchir le seuil de la « Cité de la paix » tant que cette dernière en obscurcira l’esplanade.

[1] Selon l’article 222-22 du code pénal, « Constitue une agression sexuelle toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise. »

Faisons le point sur le droit à l’avortement dans l’UE …

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Hier le 23 septembre, le gouvernement espagnol annonçait le retrait de la loi Anti-IVG. Et nous apprenions dans le même temps que le ministre espagnol de la Justice, Alberto Ruiz Gallardon démissionnait. Suite à la mobilisation d’associations féministes et autres sur le plan européen ; regardons d’un peu plus près comment se passe l’IGV dans les pays européens.

Dans l’Union européenne, la législation sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG) diffère d’un pays à l’autre. Si dans la plupart des États il est autorisé, l’avortement reste interdit à Malte, ou encore en Irlande, où il n’est permis que dans le cas où la vie de la mère est en danger. En effet, l’UE n’est pas compétente en la matière pour légiférer. Cependant, dans une résolution du 3 juillet 2002, le Parlement européen recommande aux États membres de légaliser l’avortement.

Vous pouvez consulter la carte ICI.

C’est pourquoi « Osez le Féminisme » demande l’inscription du droit des femmes à avorter dans des conditions dignes et sûres, dans la Charte Européenne des Droits Fondamentaux.

Vous venez ? au 1er Kféministe lyonnais ce mardi 23 septembre au bar « L’envers des pentes »

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Le Mardi 23 septembre se déroulera le premier Kféministe animé par les membres de notre antenne locale à partir de 19h30 au bar « L’envers des pentes »,  situé 112 Montée de la Grande Côte à Lyon.

L’objectif sera de se retrouver pour discuter, échanger et débattre librement de sujets féministes en toute convivialité autour d’un verre. Parce que nous ne sommes pas des individu-e-s isolé-e-s, retrouvons-nous pour partager nos expériences, nos rencontres, nos lectures, nos idées, et nos coups de gueule !

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Solidarité avec les femmes de ménage grecques !

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Depuis un an, 595 femmes de ménage réunies en collectif se battent en Grèce pour faire entendre leurs droits. Elles ont été licenciées par le Ministère des Finances, leur employeur principal, sous pression de la Troïka qui exige de la Grèce la réduction des dépenses publiques, notamment des emplois. En dépit du recours qu’elles ont gagné, le gouvernement refuse de les réintégrer à leurs postes et de les dédommager du préjudice subi.

Osez le féminisme ! affirme son soutien à ce mouvement social, en ce 20 septembre, journée internationale de solidarité envers les femmes de ménages grecques.

Nous rappelons régulièrement que l’austérité pénalise en premier les femmes. Elles sont les plus touchées par les emplois précaires, les temps-partiels subis, les licenciements et la pauvreté. Elles sont aussi bien moins protégées par la couverture sociale. Les neuf plans d’austérité mis en œuvre depuis 2010 en Grèce n’ont fait qu’accentuer les inégalités femmes-hommes. Le chômage a ainsi été multiplié par trois, il touche désormais une femme sur deux.

La Grèce nous démontre combien les politiques d’austérité viennent saper les progrès accomplis en matière d’égalité femmes-hommes. Si la situation économique de la France n’est pas comparable avec la situation de la Grèce, Osez le féminisme ! appelle les pouvoirs publics à tirer les leçons du cas grec. L’austérité est l’ennemi du progrès et laisse avant tout les femmes sur le bord de la route. Elle est le signe dans ce cas que la démocratie n’est plus à même de protéger les plus faibles.

L’Europe bouge, après l’Espagne, la Suède nous fait rêver … le petit parti qui monte qui monte …

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Le petit parti féministe suédois aux portes du Parlement.

L’Initiative féministe, le parti qui lutte contre les inégalités entre hommes et femmes, a fait une percée inattendue lors des élections législatives de dimanche.

Les discriminations envers les femmes peuvent prendre des formes différentes selon les pays mais « c’est la même norme, la même structure, le même modèle qui se répètent aussi bien dans l’Afghanistan des talibans qu’ici en Suède ». Cette phrase provocante, lancée en 2002, est signée Gudrun Schyman, la porte-parole grande gueule de Feministiskt Initiativ (Initiative féministe, FI). Ce parti politique féministe suédois lutte contre les inégalités, sexuelles et sociales.

Créée en 2005, dans un pays où la majorité de la population n’a pas peur de se revendiquer féministe, la FI est en pleine ascension. Le parti a frôlé pour la première fois, dimanche, l’entrée au Parlement en récoltant 3,7 % des suffrages, à quelques bulletins près des 4% nécessaires. S’il manque de peu cette arrivée, la progression est importante par rapport aux dernières législatives en 2010 où il n’avait récolté que 0,4 % des voix. À l’époque, le scandale créé pendant la campagne par Gudrun Schyman avait choqué l’électorat. La cocréatrice du mouvement avait ainsi brûlé plusieurs milliers de couronnes (un peu plus de 10 000 euros) pour illustrer les différences de salaire hommes-femmes. Mais les scores obtenus aux européennes de mai – 5,3 % des voix –et aux législatives attestent de son regain d’attraction.

Ce sont probablement moins les revendications féministes qui ont attiré les électeurs cette fois, que l’ancrage très à gauche du parti, au sein d’élections qui ont vu une forte poussée de l’extrême droite. Mais le projet de transformer la revendication féministe en parti politique à part entière semble faire des émules au-delà des frontières suédoises. Dans une tribune du Guardian, la journaliste Ellie Mae O’Hagan a exhorté les britanniques à suivre le modèle suédois. « La société ne progresse pas toute seule, écrit-elle. L’égalité des droits est obtenue lorsque ceux qui sont reniés s’organisent et prennent le pouvoir. » Alors qu’« une réforme constitutionnelle de 300 ans pourrait venir cette semaine (…), c’est le moment pour les femmes britanniques de former un parti qui représente leurs intérêts », poursuit celle qui pense que chaque pays aurait besoin d’un parti comme la FI. Car s’il n’a pas gagné les législatives, il a eu le mérite de porter la cause sur le devant de la scène politique. Depuis le score de la FI aux européennes, la droite libérale suédoise a d’ailleurs récupéré le combat de l’égalité des sexes en prônant « un féminisme sans socialisme ».

Oyez oyez C’est la rentrée …

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Cher-e-s militant-e-s, c’est la rentrée, après un été mouvementé durant lequel nous avons enterré le ministère des droits des femmes et gagné; si nous pouvons le dire ainsi; un gouvernement paritaire. Nous voici sur le pont, pimpantes, fringantes, oserais-je dire frétillantes de vous retrouver et de recroiser également ceux que nous n’aurions pas vu cet été lors de nos balades cyclo-féministes et durant les forums passés et à venir, pour une rentrée qui s’annoncent riche en évènements, en échanges :

  • Reprises des ateliers-débats le jeudi 18 septembre de 19h00 à 21h00 ; à notre QG connu (au Centre Berthelot, musée de la résistance). Le thème de cette réunion de rentrée sera le suivant : « Et vous, vous militez comment ? » Nous débattrons ensemble de la nécessité de militer aujourd’hui et des moyens d’actions dont nous disposons ou que nous pouvons créer, inventer !  Nous serons à votre écoute pour définir ensemble les sujets sur lesquels vous souhaitez que l’on intervienne, les thèmes que vous souhaitez que l’on traite au cours de cette année.
  • Lancement des apéros Kféministes (nous vous en dirons plus mais, sachez dès à présent qu’ils se dérouleront une fois par mois au bar « A l’envers des pentes »)
  • Quinzaine de l’égalité qui se déroulera du 6 au 19 octobre 2014. Dans le cadre de cette Quinzaine, Osez le féminisme 69 organise une table ronde sur le clitoris et le plaisir féminin le 7 octobre 2014 de 18h à 21h dans l’auditorium de la bibliothèque Part-Dieu en compagnie de quatre intervenant-e-s: Odile Buisson (gynécologue qui a réalisé avec Pierre Foldès des échographie en 3D du clitoris, elle est l’auteure de plusieurs livres sur la question), Michèle Clément (a écrit une thèse sur le clitoris à la Renaissance), Jean-Claude Picard (sexologue, auteur de la fabuleuse histoire du clitoris) et Marie-Noelle Lanuit (sexothérapeute).

Vous en saurez plus dans les jours à venir … et notamment le 18 septembre🙂

Ce dimanche, nous étions présentes au forums des associations du 8è arrondissement.

Nous participerons également à deux autres forums :

  • Celui de ce samedi 13 septembre au forum du troisième arrondissement de 10h à 18h qui se déroulera place Guichard. Métro B – station place Guichard – Bourse du travail.
  • Celui du dimanche 21 septembre au forum du septième arrondissement, place Jean Macé. Métro B – Tram T2 arrêt Jean Macé, de 10h à 18h.

Par ailleurs, nous souhaitons nous excuser auprès des militant-e-s qui se sont présentés le jeudi 4 septembre au musée pour la séance plénière de la rentrée. La date inscrite sur le blog était fausse !

A très bientôt …

Solidarité avec NAJAT VALLAUD-BELKACEM

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Depuis sa nomination au ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud Belkacem subit une volée d’attaques et d’injures sexistes, racistes, misogynes, émanant à la fois de certains membres du personnel politique, de certains medias, de certains sites internet, de certains individus ou groupes s’exprimant sur les réseaux sociaux.

Elle est attaquée et injuriée sous divers angles : pour ce qu’elle pense, pour ce qu’elle a fait en tant que ministre des droits des femmes, pour ce qu’elle est : une jeune femme française d’origine marocaine. Sont ainsi visés ses idées, son action, son parcours, sa personne.

Nous tenons à affirmer notre entière solidarité avec Najat Vallaud Belkacem, conscientes qu’à travers elle, est aussi gravement mis en cause ce que doit être l’égalité républicaine, c’est-à-dire l’égalité entre les sexes, entre les origines, entre les personnes.

Ce communiqué de presse est à l’initiative des 43 associations des féministes en mouvement dont fait partie Osez le Féminisme http://feministesenmouvements.wordpress.com/qui-sommes-nous/

743 km à pied ! #marchepourlabolition – Encouragez Rosen !

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logo-marche

Bonjour tout le monde,

Je tenais à vous envoyer ce message personnel sur mon blog avant mon départ.
Comme vous le savez, je prends la route demain à pied pour Paris.

Je pars de Saintes dernière ville ou j’ai vendu mon corps, dernière ville où j’ai laissé les clients profiter de mon corps jusqu’à la première ville où je l’ai vendu.
Une phrase m’a porté pendant ces 22 ans de prostitution : « On dirait que tu as fait ça toute ta vie! »

Pourquoi parce que j’avais vécu l’impensable, des abus et des viols, parce que j’avais vécu avec un père alcoolique, parce que suite à une mauvaise rencontre, on m’avait formé pour être une bonne pute, oui, je dis pute car c’est le mot exact.
Je suis révoltée de voir qu’en 2014 cela est encore possible, je suis révoltée de l’indifférence de la société.

Je veux parler et dire ce qu’est vraiment la prostitution, la violence dans laquelle nous vivons.

Souvent je me suis surprise à penser que, si, une loi avait existé je n’y serais jamais tombé.

Oui, j’accuse, oui, je condamne . Merci à vous de me soutenir et merci de m’entendre.

Rosen Hicher

 Pour suivre Rosen tous les jours sur la route, l’accompagnez sur quelques kilomètres et par la pensée, c’est ICI

 

 

Enterrement du ministère des droits des femmes

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Alors que Manuel Valls vient d’annoncer la composition de son nouveau gouvernement, Osez le féminisme ! exprime sa plus profonde consternation : en effet, si la parité est au rendez-vous, où est passé le Ministère des droits des femmes ? Remaniement rimerait-il avec reniement ?

La création d’un Ministère des droits des femmes, pérenne sur l’ensemble du quinquennat, était un engagement du candidat François Hollande. Ce Ministère était une des revendications phares des associations féministes, un outil essentiel pour permettre plus d’égalité entre les femmes et les hommes. Rétrograder ce Ministère au rang de secrétariat d’état est un signal politique extrêmement négatif et restrictif. D’abord, c’est considérer que les droits des femmes sont subalternes alors même qu’elles représentent plus de 50% de la population et qu’il existe encore et toujours des discriminations fortes qui doivent être combattues ! Ensuite, c’est limiter la question du droit des femmes au domaine de la santé et du social, puisqu’il est placé sous l’égide de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes. Les droits des femmes dépassent largement ce seul cadre !

Un Secrétariat d’État a un poids médiatique et politique moins fort que celui d’un Ministère. Or, Osez le féminisme ! rappelle que des avancées importantes ont été obtenues ces 2 dernières années grâce à l’action du Ministère des droits des femmes : loi sur le harcèlement sexuel, remboursement de l’IVG à 100%, soutien de la loi pour l’abolition du système prostitueur (qui doit encore être votée au Sénat), suppression de la notion de « détresse » pour les femmes qui veulent avorter, vote et promulgation de la loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, référent égalité femmes-hommes dans les ministères, etc. Cela a été rendu possible par l’existence d’un ministère de pleins droits. Qui va continuer le combat ?

Le Ministère des droits des femmes disparaît 44 ans jour pour jour après qu’un groupe de militantes féministes a déposé sur la tombe du soldat inconnu une gerbe de fleurs en hommage à plus inconnu que lui : sa femme. Ce fut l’acte fondateur du MLF. Quatre décennies plus tard, ce combat reste toujours d’actualité, et Osez le féminisme ! continuera de mener le combat.

Quant à la nomination de Najat Vallaud-Belkacem au Ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, nous espérons qu’elle réaffirmera la mise en application de la lutte contre les stéréotypes sexistes dans le domaine éducatif, avec un véritable plan d’action ambitieux pour la formation des enseignant(e)s, à défaut de généralisation de l’ABCD de l’Égalité. Nous espérons également rencontrer au plus vite la nouvelle secrétaire d’État Pascale Boistard pour lui signifier nos attentes et œuvrer avec elle dans le sens de l’égalité.

Voici les médias qui ont relayés notre action :

Avec la photo de la gerbe !!!
http://www.grazia.fr/societe/news/des-feministes-organisent-lenterrement-du-ministere-des-droits-des-femmes-680044

Reprise du CP du mercredi 27 août  :
http://madame.lefigaro.fr/societe/feministes-denoncent-dilution-ministere-droits-femmes-270814-901309
http://respectmag.com/2014/08/29/remaniement-le-ministere-des-droits-des-femmes-devient-un-secretariat-detat-8549
http://www.lamontagne.fr/france-monde/actualites/economie-politique/politique/2014/08/27/droits-des-femmes-des-feministes-consternees-par-la-disparition-d-un-vrai-ministere_11122470.html
http://www.20minutes.fr/politique/1432819-20140826-remaniement-nouveau-gouvernement-paritaire
http://www.respectmag.com/2014/08/29/remaniement-le-ministere-des-droits-des-femmes-devient-un-secretariat-detat-8549

 

VICTOIRE ! Le conseil constitutionnel a tranché ! OUI, Supprimer la clause de détresse pour l’accès à l’IVG est conforme à la constitution !

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VICTOIRE !! Le conseil constitutionnel a tranché ! Oui ! Supprimer la clause de détresse pour l’accès à l’IVG est conforme à la constitution ! N’en déplaise au 92 parlementaires UMP qui ont saisi le conseil avec un argumentaire très clairement anti-choix !

Communiquer de presse du Conseil Constitutionnel

Exprimer votre mécontentement contre les 92 sénateurs-trices en envoyant un courriel ! C’est ici !

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Vous êtes révolté-es par ces 92 sénateurs-trices UMP qui refusent de supprimer « la situation de détresse » pour avoir accès à l’IVG ?

Vous voulez agir ?

Envoyer-leur un courriel en cliquant sur le lien ci-dessous pour leur dire votre mécontentement !

http://us2.campaign-archive2.com/?u=649a5fd94ddf5454a6864f394&id=f64906c9eb

Saisine du Conseil Constitutionnel sur l’IVG : l’UMP contre les droits des femmes ?

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Mercredi 23 juillet 2014, la loi Egalité Femmes Hommes était adoptée à l’unanimité au Sénat, avant de l’être à l’Assemblée nationale quelques heures plus tard. La joie aura été de courte durée. Ce matin 92 sénateurs UMP ont annoncé saisir le Conseil Constitutionnel, au sujet de l’article 24 supprimant la mention «situation de détresse» des conditions d’accès à l’IVG pour les femmes ne voulant pas poursuivre une grossesse.

Les Féministes en Mouvements s’insurgent de cette saisine : l’UMP pourrait donc aller jusque-là contre les droits des femmes ? L’UMP souhaite-t-elle aller dans le sens de son homologue espagnole ? Une des premières mesures du Partido Popular fut en effet de rendre quasiment impossible l’avortement. Les mains tendues de l’UMP à l’électorat de Marine le Pen et ses « IVG de confort » seraient-elles devenus si grossières ?

La Loi Veil de 1975 méritait ce dépoussiérage. Il y a 40 ans la société était bien différente. Aujourd’hui en France, elles sont 220 000 femmes chaque année à avoir recours à l’IVG. On estime que plus d’une femme sur trois aura recours à une IVG dans sa vie. Toutes ne sont pas dans une situation de détresse. Toutes font le choix, librement et en conscience, et chacune de ces décisions ont une égale valeur.

Nous appelons donc le parti UMP à clarifier sa position concernant le droit à l’IVG en France. Et nous invitons les sages du Conseil Constitutionnel à user de toute leur sagesse et à rejeter cette saisine qui vient attaquer le droit fondamental des femmes à disposer de leurs corps et donner des arguments aux forces réactionnaires qui n’attendent que ça pour revenir sur le droit le plus fondamental des femmes : celui de disposer librement de leur corps, base de l’égalité entre femmes et hommes.

Les associations membres des Féministes en Mouvements : Adéquations, ANEF, Assemblée des femmes, Association 40 ans de mouvement, Association Entraide et Mouvement des Femmes, ATTAC – commission genre, Centre LGBT Ile de France, Chiennes de Garde, Collectif Féministe Contre le Viol, Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes, Du Côté des femmes, Elles aussi, Elu/es Contre les Violences faites aux Femmes, Elles imaginent, L’Escale, Fédération Nationale Solidarité Femmes, Féminisme et Géopolitique, Femix’Sports, Femmes migrantes debout !, Femmes pour le dire, femmes pour agir, Femmes Solidaires, FIT – Une femme, un toit, Forum Femmes Méditerranée, GAMS, GRIF, Le Monde à Travers un Regard, Ligue du Droit International des Femmes, Mémoire traumatique et victimologie, Mouvement du Nid, Mouvement Jeunes Femmes, Osez le féminisme !, Planning Familial, Rajfire, Résistances de femmes, Réseau Féministe International, Réussir l’égalité femmes-hommes, Réseau féministe « Ruptures », SOS Homophobie, SOS Sexisme, Voix de femmes, ZéroMacho, CQFD Fierté Lesbienne, Libres Mariannes, Maison des femmes de Montreuil, Prochoix, Voix d’Elles Rebelles.

http://us2.campaign-archive2.com/?u=649a5fd94ddf5454a6864f394&id=869cc22bfa

Ouff Bonne nouvelle – la loi sur légalité réelle femmes-hommes est votée !

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L’Assemblée Nationale et le Sénat viennent d’adopter définitivement le Projet de Loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Osez Le Féminisme salue un Projet de Loi global et ambitieux pour l’égalité femmes-hommes.

Les inégalités entre femmes et hommes proviennent d’un système global : violences, précarité, inégalités dans la vie personnelle et professionnelle et exclusion des lieux de pouvoirs sont liées. Ce projet de loi y répond de manière tout aussi globale et transversale. Cela montre une juste compréhension des mécanismes d’oppression et une réelle volonté de les combattre de la part de la Ministre Najat Vallaud-Belkacem.

Le progrès pour notre société et les générations futures passe nécessairement par des avancées continues en termes d’égalité femmes-hommes et de lutte contre les stéréotypes dès le plus jeune âge. Ces derniers mois ont montré une vivacité inattendue des forces réactionnaires. Face à eux, une action et un discours politiques affirmés en faveur de l’égalité sont impératifs. Un retour en arrière n’est jamais loin, comme en témoigne l’Espagne.

Après le vote de cette loi ambitieuse, les efforts du ministère doivent se concrétiser. Pour cela, nous attendons maintenant que les moyens nécessaires lui soient attribués, que les mesures soient appliquées et que les sanctions soient prises lorsque cela est nécessaire. Alors que la France est 45ème dans le classement du Forum Economique Mondial en matière d’égalité femmes-hommes, la route est encore longue pour une égalité réelle.

Pour y parvenir, la lutte contre le système prostitutionnel doit être au cœur des priorités politiques des prochains mois. La loi qui vient d’être votée affirme, dès son article 1er, qu’il faut « renforcer la lutte contre le système prostitutionnel ». Permettre la violence extrême que constitue l’achat d’acte sexuel est profondément incompatible avec tout projet de société visant l’égalité réelle entre femmes et hommes. Une proposition de loi sur le sujet est en ce moment en attente d’être mise à l’agenda du Sénat : elle ne saurait attendre plus encore.

Nous appelons enfin le gouvernement à une action cohérente sur le sujet. Le vote de cette loi doit être l’étincelle de la prise en compte systématique de l’égalité femmes hommes lors de la définition et la mise en œuvre des politiques publiques. A ce titre, les politiques d’austérité et la réduction des services publics qui frappent d’abord et avant tout les femmes sont des réponses injustes, inadaptées et inefficaces.

#BringBackOurGirls 100 jours que nous ne les oublions pas !

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Il y a 100 jours, dans la nuit du 13 au 14 avril 2014, plus de 200 lycéennes nigérianes étaient enlevées par des hommes armés appartenant à la secte islamiste Boko Haram. Osez Le Féminisme ne les oublie pas.

Cela fait aujourd’hui 100 jours qu’elles ont été enlevées. 100 jours de captivité et d’esclavage dans des conditions effroyables. Si certaines ont réussi à s’enfuir, il ne faut pas oublier que Boko Haram a perpétré depuis dans la même région du Nigéria d’autres exactions, enlevant d’autres jeunes filles, brûlant des écoles, maintenant un climat de terreur.

Dans les semaines qui ont suivi leur capture, de nombreux rassemblements ont eu lieu dans le monde et en France, en soutien à ces jeunes femmes et leurs familles, suivant leur mot d’ordre « Bring Back Our Girls ».

100 jours plus tard, Osez le féminisme ! n’oublie pas ces jeunes filles. La communauté internationale et l’opinion publique semblent s’être lassées de ce sujet et le gouvernement Nigérian semble avoir d’autres impératifs que celui d’agir activement pour leur retour. L’accès à l’éducation est un droit, nécessaire à l’émancipation des femmes et des filles. Ce droit doit être promu par la France à tous les niveaux. Nous n’acceptons pas que des jeunes filles soient sacrifiées face à l’impuissance des autorités régulières à agir.

Nous n’oublions pas non plus les promesses faites par plusieurs gouvernements occidentaux d’appuyer le gouvernement Nigérian et de lui permettre de les retrouver. Nous leur demandons, et en premier lieu au gouvernement français, de tenir leurs promesses et de contribuer au retour de ces jeunes filles dans leur famille.