Communiqué de presse Loi Famille, PMA, Genre: le gouvernement ne doit plus reculer, les parlementaires ne doivent pas céder

La mobilisation des anti-égalité ne tarit pas. Retrait d’enfants de certaines écoles, mobilisation hier après-midi : l’extrême droite et les réactionnaires ont trouvé leurs deux principaux mots d’ordre – « contre le genre et la PMA » et leur principale cible : l’égalité femmes-hommes.

Face à cela, nous assistons à un véritable bal des renoncements de la part du gouvernement. D’abord, Vincent Peillon a joué sur les mots et démenti vouloir enseigner la «théorie du genre » à l’école. Ce matin, Manuel Valls, se faisant le porte-parole du gouvernement, indiquait que le gouvernement « s’opposerait à tout amendement ouvrant la PMA ». Enfin, ce soir, nous apprenons que le projet de loi famille est repoussé à 2015. Un pas en avant, trois pas en arrière.

La PMA pour toutes était un engagement du gouvernement que François Hollande n’a eu de cesse de reporter. Rappelons que la PMA existe aujourd’hui et qu’elle est discriminatoire, puisqu’elle n’est accessible qu’aux couples hétérosexuels.

Aussi, nous le réaffirmons : mener une politique d’égalité et de liberté, c’est ouvrir la PMA à toutes les femmes, peu importe leur statut conjugal ou leur orientation sexuelle. Mener une politique d’égalité, c’est affirmer que femmes et hommes sont égaux et que les diffé-rences sont construites socialement. C’est assumer pleinement que la déconstruction des stéréotypes et le genre ont toute leur place à l’école et ne devraient même pas être facultatifs ! Que certains parents préfèrent enseigner la supériorité masculine ne doit pas faire reculer le gouvernement, bien au contraire !

Il est irresponsable pour le gouvernement de reculer car tous ces renoncements ne feront que renforcer les adversaires du progrès social. Rappelons qu’il n’y a pas de droits nouveaux ou de conquêtes sociales qui n’aient été obtenus sans bataille idéologique et sans réaction. Que sont-ils devenus, les discours courageux entendus à l’Assemblée pendant les débats sur le mariage pour tou-te-s ?

Osez Le Féminisme ! invite les parlementaires à ne pas céder à ce concours de lâcheté entamé par le gouvernement. Il n’y a pas de honte à défendre et à enseigner l’égalité entre femmes et hommes et à ouvrir la PMA à toutes les femmes. Portons haut et fort les valeurs d’égalité et de progrès qui ont rendu possible l’émergence des droits des femmes à travers les siècles.

Publicités

Femmes : ne battons pas en retraites, battons-nous pour nos retraites !

ImageAppel paru dans Libération du 18 juin 2013.

La réforme des retraites de 2013 sera-t-elle aussi préjudiciable aux femmes que l’ont été les précédentes ? Ce sera à n’en pas douter le cas si les options aujourd’hui privilégiées par le Président, le Premier ministre et la Commission pour l’avenir des retraites sont adoptées par le Parlement.

Nous refusons les propositions qui visent à retarder le départ à la retraite et à diminuer le montant des pensions, à l’instar de l’allongement de la durée de cotisation ou de la désindexation des pensions sur l’inflation. En effet, ces orientations, dans la continuité des réformes menées ces vingt dernières années, ne feront que creuser les inégalités femmes-hommes.

Aujourd’hui, la pension moyenne des retraitées est de 930 € mensuels en droits propres contre 1600 € pour les hommes ; les femmes perçoivent en moyenne une pension inférieure de 42 % à celle des hommes ; 2 retraités pauvres sur 3 sont des femmes ; parmi les femmes parties à la retraites en 2011, 25 % ont attendu 65 ans ou plus pour éviter la décote contre 15 % des hommes.

Cette situation est intolérable parce que profondément injuste. Alors que les femmes sont en moyenne rémunérées 27 % de moins que les hommes, notre société ne se donne ni les moyens d’atteindre l’égalité professionnelle, ni ceux de combler les inégalités au moment de la retraite.  Pire, les réformes successives, en allongeant la durée de cotisation, en augmentant la décote et en relevant l’âge légal de départ ont encore dégradé la situation des femmes. Nous n’acceptions pas cet état de fait hier, raison pour laquelle nous nous étions mobilisé-e-s en 2010, portant ce sujet au coeur du débat public. Nous ne l’acceptons pas davantage aujourd’hui.

Le martèlement d’un discours conférant à l’allongement de la durée de cotisation un caractère prétendument inéluctable ne saurait nous faire rejoindre les rangs des fatalistes. En effet, nous ne pourrions nous résoudre à ce que les femmes subissent la double peine des carrières morcelées et d’une fin de vie précaire et nous savons qu’une autre réforme est possible : une réforme plus juste pour tou-te-s et particulièrement pour les femmes.

Pour cela, il est indispensable d’actionner deux leviers : la compensation des inégalités professionnelles au moment de la retraite, et, pour les générations futures, la construction d’une égalité réelle. Pour cela, les mesures sont connues. Elles reposent notamment sur la lutte contre le temps partiel subi, contre le déficit de reconnaissance des métiers féminisés dévalorisés tant socialement que financièrement ou encore contre la pénurie de places en crèche. Ces mesures, en stimulant l’emploi des femmes, sont des leviers pour financer une réforme des retraites juste et solidaire : la Caisse nationale d’assurance vieillesse estime à 5 à 10 milliards les recettes supplémentaires  pour les caisses de retraite qui pourraient être générées par l’égalité professionnelle.

Nous demandons :
– la mise en place d’outils efficaces pour lutter contre les inégalités salariales ;
– la surcotisation des salaires à temps partiel sur la base d’un salaire à temps plein, surcotisation entièrement à la charge des entreprises, afin d’éviter que les salaires partiels ne se transforment en retraites partielles ;
– la suppression de la décote qui n’est rien d’autre qu’une double peine affectant en premier lieu les femmes ;
– la revalorisation des basses pensions et des minima de pension afin qu’aucune pension ne soit inférieure au seuil de pauvreté ;
– la prise en compte des années de formation et d’insertion dans la durée d’assurance validée ;
– l’amélioration des avantages familiaux afin qu’ils compensent mieux l’impact des interruptions de carrières sur les salaires.

Femmes : ne battons pas en retraite, battons-nous pour nos retraites !

Mobilisons-nous pour empêcher que cette énième réforme se fasse encore sur le dos des femmes !

Signez et faites signer ici.

Premières signataires :
Alix Béranger, militante féministe
Amandine Berton-Schmitt, militante féministe
Agnès Bihl, chanteuse
Sophie Binet, membre du bureau confédéral de la Confédération Générale du Travail
Nadine Bouteilly Dupont, présidente nationale de Libres MarianneS
Françoise Brié, Vice-Présidente de la Fédération Nationale Solidarité Femmes
Marie Cervetti, directrice de l’association FIT, une femme, un toit
Thérèse Clerc, fondatrice de la Maison des Femmes de Montreuil et de la Maison des Babayagas
Alice Coffin, militante féministe
Annick Coupé, porte-parole de l’Union Syndicale Solidaires
Monique Dental, réseau féministe Ruptures
Vanessa Favaro, présidente de La Mutuelle des Etudiants
Françoise Gaspard, sociologue, historienne et politiste
Isabelle Gillette-Faye, sociologue
Clémence Helfter, militante d’Osez le féminisme !
Françoise Héritier, anthropologue
Danièle Kergoat, sociologue, directrice de recherche honoraire au CNRS
Christine Le Doaré, juriste et militante féministe
Safia Lebdi, présidente des Insoumises
Séverine Lemière, économiste
Florence Lhote, présidente de l’Association Entraide et Mouvement des Femmes
Anne-Cécile Mailfert, porte-parole d’Osez le féminisme !
Julie Mandelbaum, secrétaire générale de l’UNEF
Florence Montreynaud, historienne
Rayhana Obermeyer, auteure comédienne
Emmanuelle Piet, médecin
Nicole Savy, Ligue des droits de l’Homme
Frédérique Pollet-Rouyer, réalisatrice
Rachel Silvera, économiste au MAGE
Annie Sugier, Ligue du droit international des femmes
Judith Trinquart, secrétaire générale de Mémoire traumatique et victimologie
Julie Vella, présidente de l’association Elle’s IMAGINE’nt
Céline Verzelleti, responsable de la commission Femmes de la CGT
Marie Wierink, chercheuse associée à l’IRES
Arlette Zilberg, animatrice du réseau Femm’Ecolos

Présentation de « Refuser d’être un homme – pour en finir avec la virilité », de John Stoltenberg à 15h samedi 8 juin à Terre des livres

Image

Présentation du livre paru tout récemment chez Syllepse : Refuser d’être un homme – pour en finir avec la virilité, de John Stoltenberg, préfacé par Christine Delphy, à 15h samedi 8 juin à la librairie (86, rue de Marseille 69007 Lyon)

Pour en savoir plus: http://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2013/04/22/nous-sommes-toutes-et-tous-des-etres-humains/

Jeudi 4 juin 18h30 : Soirée avec Christine Morin-Messabel au Bal des Ardents pour parler de son livre « Filles/garçons. Questions de genre, de la formation à l’enseignement »

ImageSoirée avec Christine Morin-Messabel, maîtresse de conférence en psychologie sociale, qui vient de coordonner un livre avec de nombreux articles très intéressants qui couvrent bcp de champs de l’égalité de l’école à l’université. Ce livre s’appelle « Filles/garçons. Questions de genre, de la formation à l’enseignement» (éditions PUL. 502 pages).
Elle échangera avec Thérèse Rabatel ce jeudi 4 juin à 18h30 à la librairie « Le bal des Ardents » (17 rue Neuve, Lyon 1er).

Soirée 7 mars : « Féministes d’hier, elles témoignent aujourd’hui. Imaginons ensemble demain ! »

Image

Ce jeudi 7 mars à 19h, la veille du 8 mars, Osez le féminisme 69 organise une soirée spéciale autour des luttes féministes des années 70 à Lyon !
Cette rencontre-débat entre des féministes de différentes générations sera un moment de partage et de réflexion sur le mouvement féministe des années 70 à nos jours.
Nos trois intervenantes ont participé activement à la « deuxième vague féministe », dans les deux grands groupes féministes de Lyon (le Cercle Flora Tristan, le Centre des femmes) et souhaitent transmettre cette partie de l’histoire lyonnaise.
Cette soirée aura lieu dans l’ambiance conviviale d’une salle de La Belle Equipe : 32 Rue des Tables Claudiennes, 69001 Lyon.
Nous vous attendons nombreuses et nombreux !

Rencontre-débat à 15h à la Librairie Terre des Livres

Aujourd’hui à 15h à la Librairie Terre des Livres (86, rue de Marseille 69007 Lyon): Rencontre-débat à l’occasion de la parution, aux éditions Bambule, de l’ouvrage 

Rupture anarchiste et trahison proféministe,
recueil de textes de Léo THIERS-VIDAL.

 Léo Thiers-Vidal (1970-2007) était un militant libertaire engagé contre la domination masculine. Cet ouvrage rassemble une large sélection de ses écrits, rédigés et diffusés par différents moyens et sur différents supports entre 1996 et 2006 et a pour ambition de documenter son cheminement intellectuel et faire partager une pensée politique inspiratrice de liberté. http://terre.des.livres.free.fr

Image