Suppression du délai de réflexion pour avorter : Enfin ! Mais à quand la suppression de la double clause de conscience ?

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Communiqué de presse du jeudi 19 mars 2015

Les député-e-s membres de la commission des affaires sociales ont voté cette nuit, dans le cadre de l’examen de la loi santé, la suppression du délai de réflexion imposé jusqu’alors aux femmes désirant avorter. Osez le féminisme ! salue ce vote.

Dans la continuité de la suppression de la clause de détresse en août 2014, la suppression du délai de réflexion marque un pas de plus vers une plus grande acceptation sociale de l’avortement. Osez le féminisme ! milite depuis plusieurs années pour que les femmes qui avortent ne soient plus stigmatisées et que leur volonté soit respectée : les femmes qui décident d’avorter savent ce qu’elles font.

Toutefois, nous regrettons que l’amendement relatif à la suppression de la clause de conscience ait été retiré. Osez le féminisme ! rappelle que l’avortement est l’un des rares actes médicaux qui fasse l’objet d’une double clause de conscience. En effet, la loi Veil précise qu’ « aucun médecin n’est jamais tenu de pratiquer l’acte ». Or les professionnel-le-s de santé disposent déjà d’un droit de conscience, pour tout autre acte médical. Pourquoi créer ainsi une double clause de conscience pour l’IVG, si ce n’est pour stigmatiser cet acte ?

Avorter n’est pas exceptionnel : 40% des Françaises ont avorté ou avorteront au moins une fois au cours de leur vie. Pourtant, de nombreux obstacles continuent d’entraver les parcours des femmes qui désirent avorter (manque croissant de places, fermeture de centres IVG, non-respect de leur choix quant à la méthode, paroles et comportements jugeants, etc.). C’est pourquoi il nous semble également crucial de mettre en place de réelles formations des professionnel-le-s sur la question. Osez le féminisme ! compte donc sur les député-e-s pour voter tout texte visant à améliorer l’offre médicale (pratique des IVG médicamenteuses et chirurgicales par les sages-femmes, pratique de l’avortement chirurgical hors établissement de santé, etc.) et attend une mise en œuvre rapide et effective du Programme national d’actions pour l’avortement en France, lancé par Marisol Touraine en janvier dernier.

Osez le Féminisme ! regrette vivement que le gouvernement n’ait pas profité de cette loi pour revenir sur la tarification des actes en hôpital public, issu de la loi de santé publique de 2004. En orientant les hôpitaux publics vers une stratégie purement financière et en faisant de l’IVG un acte sous-côté et donc peu rentable, elle a ouvert la voie à la fermeture de plus de 150 centres IVG sur le territoire ces 11 dernières années.

Alors qu’un rapport prometteur vient d’être adopté au Parlement européen (le rapport Tarabella, qui incite les Etats-membres à mettre en œuvre des politiques progressistes en matière de droits sexuels et reproductifs), la France peut et doit agir en la matière, pour les femmes résidant en France, mais aussi pour les femmes résidant en Europe, qui voient leur droit à disposer d’elles-mêmes bien plus bafoué encore. L’Irlande et la Pologne n’en sont que les exemples les plus prégnants. C’est pourquoi, le 17 janvier dernier, le collectif des Féministes en Mouvements, dont fait partie Osez le féminisme !, a lancé une pétition pour la reconnaissance de l’avortement comme droit fondamental en Europe.

Osez le féminisme ! appelle donc les député-e-s à porter à nouveau ce sujet dans l’hémicycle lors de l’examen du texte en séance fin mars et à voter la suppression de la double clause de conscience, pour faire de l’avortement un vrai droit fondamental en France.

Le 8 mars avec OLF69 : mobilisez vous pour la journée internationale du droit des femmes !

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Voici un récapitulatif des actions et événements ou nous serons présentes à l’occasion du 8 mars cette année : 

Projection-débat « Les Insoumises », film documentaire d’Eric Guéret (1H45). Entrée libre sur réservation auprès de Marie Burdin (tel: 04 72 17 00 21). Séance suivie d’un débat avec les associations Osez le féminisme 69, Amnesty International, Café des Possibles de la MJC Duchère (Ciné Duchère 308 Avenue Andreï Sakharov 69009 Lyon). Accès: Bus C6, C14,21,66 et 89 arrêt Duchère piscine ou Balmont

les insoumises

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…Avec tenue d’un stand OLF69 à la Place de la Croix-Rousse(69004 Lyon, métro Croix-Rousse)

stand

 

Projection-débat Film « Bande de Filles«  de Céline Sciamma (112 min) puis table de presse et débats avec le Planning Familial 69, Osez le féminisme 69 et Filactions. Lieu: Cinéma de la Maison du peuple, 4 place Jean Jaurès 69310 Pierre-Bénite (entrée 5€50)

Vous pouvez consulter le flyer du festival ici: Flyer Festival recto et là : Flyer Festival verso.

Et bien d’autres événements sont organisés à l’occasion du 8 mars, parmi eux:

  • Le Ciné Mourguet de Ste Foy-lès-Lyon (15 rue Deshay) organise une semaine de projection de films en rapport avec les droits des femmes du 9 au 13 mars, voici le programme: _semaine pour les droits des femmes au Ciné Mourguet_
  • Exposition de l’association AFMD « Les Femmes dans la résistance et dans la déportation. » Du 2 (vernissage) au 6 Mars en Mairie du 1er arrondissement

  • Conférence/Débat sur le même thème avec le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon, le jeudi 5 Mars à 18h en Mairie du 1er

 

Notre prochain atelier-débat sur le droit à l’IVG : RDV le jeudi 26 février prochain au Centre Berthelot !

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Notre prochaine réunion plénière aura lieu le jeudi 26 février prochain à 19H au Centre Berthelot (Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation, 14 Avenue Berthelot 69007 Lyon Berthelot), sur le thème du droit à l’IVG (Interruption volontaire de grossesse), en partenariat avec le Planning Familial du Rhône qui co-animera l’atelier-débat et qui sur l’historique de sa création et ses actions quotidiennes.

Le droit à l’avortement est-il un droit acquis aujourd’hui ? Quelle est la situation des centres IVG en France ? Quel paysage européen à l’heure actuelle ?

Nous vous attendons nombreux-ses !

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Rappelons également qu’Osez Le féminisme à lancer une campagne « Bougez pour l’IVG » à l’occasion des 40 ans de la Loi Veil, le 17 janvier dernier. Un site d’information a été créé que nous vous incitons à consulter : ICI !
Vous pouvez d’ailleurs signer la pétition réclamant la liberté d’avorter pour toutes les femmes d’Europe ICI.

Autre mobilisation en cours: celle pour empêcher la fermeture du Planning familial de Toulouse. En effet, le planning familial 31 est menacé de fermer ses portes d’ici la fin du
mois de février s’il n’obtient pas les financements nécessaires. Pour plus d’informations, nous vous laissons lire cet article. Un appel au don a également été lancé. Une vidéo a  été tourné par des artistes qui ont imaginé ce qui se passerait dans la ville si le Planning Familial de la Haute Garonne venait à fermer. Mobilisons-nous !

PS: notre agenda 2015 est à jour, vous pouvez le consulter dans la rubrique agenda du blog et ainsi prendre connaissance des dates de nos prochaines réunions plénières !

La marche pour l’abolition de la prostitution reprend !

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 Communiqué de presse du jeudi 12 février 2015

14 mois après son vote à l’Assemblée nationale en première lecture, la PPL pour l’abolition du système prostitutionnel est enfin inscrite à l’agenda du Sénat. Osez le féminisme ! exprime sa satisfaction de voir la navette parlementaire se poursuivre.

Depuis plusieurs années, les associations réunies au sein du collectif Abolition 2012 ne cessent de le répéter : tout rapport sexuel non désiré est une violence, quelles que soient les conditions dans lesquelles cela se passe. Les témoignages des anciennes prostituées au procès du Carlton de Lille l’illustrent parfaitement. Le temps des illusions sur la prostitution, comme activité entre adultes consentants, est révolu.

En 14 mois, l’opinion publique a considérablement évolué sur la question de la prostitution. Nous espérons que les sénatrices et les sénateurs sauront l’entendre les 30 et 31 mars prochain. La loi pour l’abolition du système prostitutionnel ferait rentrer la France dans la catégorie des pays les plus progressistes en matière d’égalité femmes-hommes.

Osez le féminisme ! appelle donc les sénatrices et les sénateurs à voter cette loi. Nous serons également vigilant-e-s sur la suite du travail parlementaire.

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14 mois après le vote de la loi à l’Assemblée, toujours rien au Sénat ! Agissons !

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14 mois après le vote de la loi à l’Assemblée, toujours rien au Sénat ! Nous vous invitons à agir pour l’‪#‎abolition‬ de la ‪#‎prostitution‬ ! 5 minutes et un clavier suffisent ! 

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Le 4 décembre 2013, la loi pour l’abolition du système prostitutionnel était votée en première lecture à l’Assemblée nationale. 14 mois plus tard, cette loi dort toujours dans les tiroirs du Sénat. Le 11 février prochain, le Président du Sénat et les Présidents de groupe vont arrêter la liste des textes qui seront examinés jusqu’à fin mars. C’est maintenant que nous pouvons agir ! La prostitution est une violence, et les récentes témoignages des anciennes prostituées au procès du Carlton ne l’illustrent que trop bien. La prostitution est contraire à l’égalité entre les femmes et les hommes.

En 5 minutes, vous pouvez aussi agir pour l’abolition de la prostitution ! ICI

 

Journée d’étude : BIOTECHNOLOGIES ET TRAVAIL REPRODUCTIF. Une perspective transnationale, ce Vendredi 6 février à l’ISH !

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Pour info: une journée d’études autour du n° 56 des Cahiers du genre coordonné par Ilana LÖWY, Virginie ROZÉE et  Laurence TAIN  sur les biotechnologies et le travail reproductif dans une perspective transnationale aura lieu ce vendredi 6 février 2015 de 9h30 à 16h30 à l’Institut des Sciences de l’Homme ‐ Salle Marc Bloch au 14 avenue Berthelot 69007 Lyon.

Voici le  Programme !

L’AG d’OLF 69 c’est ce jeudi !

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Nous vous rappelons la tenue de notre Assemblée Générale ce jeudi 29 janvier à 19H au Centre Berthelot. Elle sera l’occasion de faire une rétrospective de nos actions menées pendant l’année 2014 et de discuter de nos perspectives 2015 !

Aura également lieu l’élection du nouveau Conseil d’Administration: celle-ci est ouverte aux adhérent-e-s, des bulletins d’adhésion seront disponibles sur place, mais c’est aussi le moment de se retrouver et d’échanger !

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OLF s’inquiète des recommandations de la Cour des Comptes sur la restructuration des maternités

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Communiqué de presse du 23 janvier 2015

23 janvier 2015- Selon le Figaro, dans un rapport commandé par la commission des Affaires sociales du Sénat, la Cour des comptes recommanderait un plan de restructuration des maternités et notamment la fermeture d’une quinzaine de petites maternités. Osez le Féminisme s’en inquiète.

En 2010, selon le rapport de la DREES, la moitié des femmes de France métropolitaine mettent plus de 17 minutes pour se rendre dans une maternité. Ainsi, dans le Gers, la Haute-Corse, la Lozère, l’Ariège, le Lot et la Haute-Saône, les moyennes dépassent les 30 minutes de trajet ! Fin 2012 une femme a ainsi perdu son nouveau-né en accouchant sur l’autoroute A20, faute de parvenir à temps à la maternité de Brive, en Corrèze. Pour diverses raisons, en France, selon l’HAS, 8 à 12 femmes décèdent en accouchant pour 100 000 naissances.

La concentration des services de santé autour des capitales régionales impactent considérablement la vie des femmes des territoires ruraux. La fermeture d’une maternité de proximité leur impose non seulement une distance plus grande pour aller accoucher mais aussi un suivi de grossesse plus difficile à organiser et donc souvent plus irrégulier voire inexistant.

Cette concentration implique aussi plus de patientes et un rythme effréné pour les sage-femmes et le personnel de santé. Comment accompagner et écouter les patientes de façon satisfaisante et bienveillante quand elles ont une dizaine d’accouchement par garde ?

Plus de 800 000 femmes accouchent chaque année. Il est indispensable qu’elles puissent le faire dans des conditions sanitaires de qualité et suivies par des professionnel-le-s en capacité de les accompagner convenablement. Mais cette sécurité ne doit pas se payer au prix de déserts médicaux et d’usine à bébés promus par une vision ultra-libérale des dépenses de santé.

Par ailleurs, au moment où nous fêtons les 40 ans de la loi Veil, rappelons que quand une maternité ferme, c’est également un centre IVG qui ferme. Depuis 1998, c’est déjà une maternité sur cinq qui a fermé.

Osez le Féminisme! s’opposera à toute décision politique qui viserait à suivre les recommandations de ce rapport et à condamner les petites structures. Osez le Féminisme appelle également à «réexaminer le seuil d’activité minimal» de 300 naissances par an.

Une fresque représentant un viol collectif pour punir la loi santé ? Le conseil de l’ordre des médecins doit agir !

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Communiqué de Presse du 18 janvier 2015

Hier matin, sur le Facebook de « Les médecins ne sont pas des pigeons » un homme a posté la photo d’une salle de l’internat de Clermont-Ferrand où l’on voit une femme subir un viol collectif. L’un des agresseur lui dit « Tiens, la loi Santé ! ». Le post a depuis été supprimé. Osez le féminisme demande au Conseil de l’ordre des Médecins de réagir au plus vite, de faire supprimer cette fresque et de sanctionner ceux qui en sont responsables.

Des -futurs- médecins y utilisent la représentation d’un viol pour montrer leur mécontentement vis-à-vis d’une Ministre et de sa loi. Les bulles ajoutées sur la fresque sembleraient indiquer que la femme violée, habillée en Wonder Woman, symbolise à leurs yeux la Ministre de la santé. C’est une menace misogyne en sa direction. Le viol est une technique machiste d’anéantissement des femmes. Pour les auteurs de ces bulles, une ministre, c’est avant tout une femme : un sous-être que l’on peut punir, dominer et s’approprier si elle mécontente leurs désirs – ou leurs revendications politiques.

Rappelons que le viol est un crime massif : en France, chaque année, 75 000 femmes majeures sont violée. Le viol est également massivement impuni. Il faut lutter contre ce type de représentations « grivoises » de crimes patriarcaux pour en finir avec la culture du viol, et l’impunité des coupables de ces crimes. Ces représentations érotisent les violences extrêmes. Elles promeuvent l’idéologie oppressive qui les motive : celle de la déshumanisation des filles et des femmes. Sous couvert de « sexualité » de « liberté » de « gauloiserie », elles constituent une incitation à dégrader des femmes.

Nous demandons donc au Conseil de l’Ordre des Médecins de réagir rapidement et fermement :

1. D’agir contre les auteurs ou commanditaires de cette fresque et des bulles (qui ont été rajoutées), qui contrevient très clairement aux premiers articles du code de déontologie médicale en France. L’article 2 et l’article 3 du code de déontologie médicale ( art R4127-2 et l’article R4127-3 du code de la SantéPublique) indiquent respectivement « Le médecin, au service de l’individu et de la santé publique, exerce sa mission dans le respect de la vie humaine, de la personne et de sa dignité » et « Le médecin doit, en toutes circonstances, respecter les principes de moralité, de probité et de dévouement indispensables à l’exercice de la médecine. »

2. De mener un travail visant à sensibiliser les médecins, les étudiant-es en médecine et à effacer les fresques représentant des violences faites aux femmes qui existeraient dans d’autres internats liés à des hôpitaux publics ou dans des salles de garde. La mission des médecins est de soigner, y compris des femmes, y compris des femmes victimes de violences machistes. Les violences faites aux femmes par des hommes, leur caractère massif et la gravité de leurs effets sont ici niés, par ceux qui sont parmi les premiers interlocuteurs des femmes victimes de violences masculines lorsqu’elles viennent chercher secours. La présence de ce genre de fresque fragilise durablement la confiance que les femmes peuvent avoir dans leur praticien. Pouvons-nous raisonnablement laisser des personnes qui vont jusqu’ à faire peindre ainsi un viol en réunion dans leurs lieux de vie, exercer la médecine, s’occuper de personnes en état de vulnérabilité ?

Osez le Féminisme a envoyé un courrier au Conseil de l’Ordre des Médecins d’Auvergne.

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Communiqué de presse des Féministes en mouvements du vendredi 16 janvier 2015

Madame Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, vient de rendre public son plan IVG. Les Féministes en Mouvements se félicitent de voir certaines des revendications portées par les associations féministes depuis de nombreuses années, reprises par Madame Marisol Touraine.

Après la création du site www.ivg.gouv.fr et la promulgation de la loi pour l’égalité réelle femmes-hommes, qui supprime la clause de détresse, de nouvelles mesures progressistes sont prises en faveur de l’avortement :

garantir une meilleure information des femmes, avec la création d’une plateforme téléphonique dédiée,
lutter contre les inégalités territoriales dans l’accès à l’IVG, en poussant les ARS à se doter de plans régionaux adéquats,
rembourser réellement à 100% l’avortement, avec la prise en charge par la sécurité sociale des actes médicaux annexes,
– donner la possibilité aux sages-femmes de réaliser des IVG médicamenteuses et autoriser la pratique des IVG instrumentales dans les centres de santé.

Alors qu’une récente étude de l’INED révèle que 33% des femmes ont recours au moins une fois à l’IVG dans leur vie, ces mesures consacrent l’idée que l’avortement fait partie de la vie des femmes, et qu’il convient de cesser de le considérer comme un acte grave, que la femme devrait vivre dans la culpabilité.

Toutefois, les Féministes en Mouvements regrettent de ne voir aucune mesure visant à rouvrir les quelques 130 centres d’IVG qui ont fermé depuis 2004. Dix années de politiques libérales en matière de santé publique ont causé des dégâts, dont les femmes ont fait les frais. Si la pratique des IVG médicamenteuses par les sages-femmes peut être une solution, elle ne doit pas nous faire oublier que les centres d’IVG doivent avoir leur place dans tous les hôpitaux publics. Sans cela, les délais d’attente continueront d’être problématiques : l’IVG médicamenteuse ne se pratique qu’avant 7 semaines. Le choix entre IVG médicamenteuses et chirurgicales doit être possible pour les femmes. Les procédures proposées de prise en charge pour IVG entre 10 et 14 semaines d’aménorrhée ne sauront suffire. Rappelons que 2 000 Françaises partent avorter à l’étranger chaque année faute de place.

Enfin, les Féministes en Mouvements appellent Madame Marisol Touraine à s’engager pour faire de l’avortement un droit humain fondamental. En France, ce n’est pas le cas. Elle doit avoir le courage de toucher aux derniers héritages de la période Veil que sont le délai de réflexion (qui est de 7 jours) et la clause de conscience des médecins. Il est temps d’en finir avec ces archaïsmes et de faire du droit à l’IVG un droit humain fondamental. Sans cela, ce droit pourra être remis en cause lors d’un changement de majorité, comme il a failli l’être en Espagne sous la pression des conservateurs.

De très nombreux pays interdisent totalement ou partiellement le droit à l’IVG, y compris au sein de l’Union Européenne. La France n’est pas seulement la patrie des droits de l’Homme : elle doit aussi être celle des droits des femmes. Elle doit porter haut et fort le projet d’un droit à l’avortement garanti pour toutes en Europe ! Les Féministes en Mouvements ne manqueront pas d’interpeller Madame Touraine à ce sujet lors du grand événement qu’elles organisent pour les 40 ans de la loi sur l’avortement, le samedi 17 janvier, à la mairie du 4ème arrondissement de Paris.