Prochain atelier débat de OLF 69 « les mutilations sexuelles faites aux femmes » avec le GAMS le 16 octobre à 19h au centre Berthelot.

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Le thème de la prochaine séance plénière d’OLF69 sera « les mutilations sexuelles faites aux femmes. Cet atelier sera animé en partenariat avec la Fédération Nationale GAMS (Groupe pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles, des Mariages Forcés et autres pratiques traditionnelles néfastes à la santé des femmes et des enfants)  qui est une association laïque et apolitique déclarée à but non lucratif relevant de la loi de 1901. Elle a été créée en 1982 par des femmes africaines résidant en France et des femmes françaises.

Cette fédération a pour objectif la lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes, aux adolescentes et aux fillettes, et la promotion de la santé maternelle et infantile en direction des populations immigrées et issues des immigrations :

  • en contribuant à l’éradication des pratiques traditionnelles néfastes telles que les mutilations sexuelles féminines, les mariages forcés et/ou précoces d’adolescentes, les tabous nutritionnels, les grossesses rapprochées, la répudiation, le lévirat/sororat, etc.
  • en rappelant les pratiques positives telles que le portage des enfants, le massage des nourrissons, etc.

Pour connaitre davantage les actions de cette fédération ; visitez leur site web ICI

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Prochains RDV avec OLF 69 et les associations partenaires : nous vous attendons pour échanger, débattre, rire…

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Après le succès de la table ronde qui s’est déroulée hier soir à la bibliothèque de La Part Dieu, voici les prochains rendez-vous que nous vous proposons :

  • Jeudi 9 octobre 2014 à 19h : La Faute d’Eve est une lecture-spectacle suivie d’un débat. Événement programmé dans le cadre de la quinzaine de l’Égalité. Au programme : dérision, gravité et humour se mêlent dans cette lecture en jeu de trois textes de Nelly Roussel, une auteure farouchement féministe, méconnue du début du XXème siècle. Hommage est rendu aux luttes des femmes: de leur histoire, à la situation présente et pour l’espoir à venir. La pièce de théâtre est proposée par la Compagnie  La Nébuleuse et se jouera à la médiathèque de Beaulieu 11, bd Karl Marx 42000 Saint-Étienne.
  • Vendredi 10 octobre 20h30 et dimanche 12 octobre à 17h00 : La Fête à la femme – Spectacle burlesque / table ronde / apéro : Les entreprises Cheval & Co font le bilan d’une année d’expérimentations, axée sur la question de la place de la femme dans l’entreprise. Entre le clown et le théâtre, ce spectacle à la fois drôle et piquant crée le décalage pour tenter de vaincre l’absurde par l’absurde. Spectacle tout public suivi d’une table ronde se déroulant dans le cadre de la Quinzaine de l’égalité, avec le soutien de la Région Rhône-Alpes et de la MJC Jean Macé, 38 Rue Camille Roy, 69007 Lyon. Réservation conseillée auprès de la MJC au 04 78 58 73 10 ou accueil@mjcjeanmace.fr
  • Samedi 11 octobre : En l’honneur de la journée mondiale pour les droits des femmes, l’Espace 44 s’associe avec la Cie La Nébuleuse pour vous donner RDV, UN SAMEDI PAR MOIS, depuis la quinzaine de l’égalité jusqu’au 8 mars 2015, dans le cadre du projet « EN ATTENDANT L’8 MARS! ». Différentes formes théâtrales et humoristiques vous seront proposées, toujours suivies d’un débat mené par des associations défendant le droit des femmes et l’égalité des sexes.à l’espace 44 avec la compagnie de la Nébuleuse. Lien avec notre partenaire l’Espace 44
  • Jeudi 16 octobre de 19h00 à 21h00 : réunion plénière sur le thème « Les mutilations sexuelles féminines » en partenariat avec l’association LE GAMS au Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation, 14 Avenue Berthelot 69007 Lyon Berthelot, de 19h00 à 21h00.
  • Mardi 21 octobre à partir de 19h30 : KFEMINISTE en partenariat avec le bar « L’envers des pentes » 112 Montée de la Grande Côte, 69001 Lyon.

Devoir de mémoire pour préserver le droit à l’IVG : ne lâchons rien & restons vigilants !

Le droit à disposer de son corps est un droit fondamental, qui doit être garanti à toutes. Osez le féminisme ! rappelle que le droit d’avorter reste rare à l’échelle mondiale. Dans une très grande majorité des pays, l’avortement est interdit. Il est alors un luxe réservé à celles qui ont la possibilité de de voyager vers un pays qui l’autorise ou de se rendre dans des cliniques. Celles qui vivent dans la pauvreté n’ont d’autre choix que celui d’avorter de façon clandestine, dans des conditions extrêmement risquées pour leur vie et leur santé.

Osez le féminisme ! appelle à la plus grande vigilance sur le terrain de la défense du droit d’avorter. En effet, dans certains pays où il est autorisé, ce droit recule. Ce n’est que par leur mobilisation massive que les femmes espagnoles ont obtenu le retrait du projet de loi de Gallardon qui allait les ramener à l’ère du franquisme. Dans certains états des États-Unis, ce droit est menacé sous la pression des groupuscules anti-choix qui font pression pour que les crédits financiers accordés aux centres de planification soient supprimés. En Italie, près de 80% des médecins pouvant pratiquer une IVG font valoir la clause de conscience pour refuser de le faire. En France, plus de 130 centres IVG ont été fermés en 10 ans, rallongeant les délais d’attente et compliquant la tâche pour les femmes désirant interrompre leur grossesse.

Osez le féminisme ! n’a de cesse de le dire :le droit d’avorter est la pierre angulaire de l’égalité femmes-hommes. Libérer les femmes du poids d’une grossesse non désirée, c’est leur permettre de s’émanciper, de choisir leur vie.

Osez le féminisme ! se joint donc à la journée de mobilisation internationale pour le droit à l’avortement et demande au gouvernement français de tenir ses engagements et de rouvrir des centres IVG. Nous demandons aussi au gouvernement d’agir au niveau de l’Union Européenne pour que ce droit soit garanti au niveau européen. La France doit être leader au niveau international dans le cadre de la promotion des droits des femmes.

Elections sénatoriales 2014 : petits arrangements entre hommes

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Lors des élections sénatoriales partielles qui ont eu lieu hier, seules 38 femmes ont été élues sénatrices portant le total à 24,5%. Osez le féminisme ! dénonce les stratégies développées par les partis pour contourner les règles visant à assurer la parité : un machisme décomplexé venant s’ajouter au bilan peu glorieux de la Chambre Haute en matière de droits des femmes.

75,5% d’hommes au Sénat ! Ce résultat décevant s’explique par des contournements scandaleux de la parité, permettant aux sénateurs de maintenir l’hégémonie masculine au Sénat en toute conformité avec la loi. Depuis juillet 2013, l’alternance femmes-hommes, sur les listes des circonscriptions ayant un scrutin proportionnel, et un binôme titulaire/suppléant de sexe différent, pour les scrutins majoritaires sont la règle au Sénat. Les partis s’en sont arrangé et n’ont présenté que 21,5 % de candidates titulaires sur les scrutins majoritaires et 21,4 % de femmes têtes de listes pour les scrutins proportionnels, laissant peu de chance à une issue paritaire des scrutins. Pire, certains sortants UMP ont créé des listes faussement concurrentes pour être chacun en tête et conserver leurs sièges lors des scrutins proportionnels en Eure-et-Loir, dans l’Eure, dans la Saône-et-Loire et dans le Vaucluse en particulier.

Dans l’entre soi masculin, les lois tendent à être conçues et votées majoritairement par et pour les hommes. Le Sénat s’est dernièrement illustré pour le peu de cas qu’il faisait des droits des femmes : introduction d’un amendement masculiniste à la loi égalité femmes-hommes, recours au conseil constitutionnel pour censurer la suppression de la mention de détresse pour l’IVG, florilège de propos misogynes lors du débat sur la parité aux élections départementales… Nous demandons aux sénateurs-trices fraîchement élu-e-s d’inverser cette tendance en commençant par déterrer la proposition de loi pour l’abolition du système prostitueur qui n’attend plus qu’à être programmée à l’ordre du jour.

Osez le féminisme ! exprime également ses plus vives inquiétudes face à l’entrée au Sénat de deux sénateurs élus sous l’étiquette du Front National. En s’immisçant petit à petit dans toutes les strates du pouvoir, le FN étend son influence et menace les droits des femmes. Il y a donc urgence à endiguer sa montée.

Faisons le point sur le droit à l’avortement dans l’UE …

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Hier le 23 septembre, le gouvernement espagnol annonçait le retrait de la loi Anti-IVG. Et nous apprenions dans le même temps que le ministre espagnol de la Justice, Alberto Ruiz Gallardon démissionnait. Suite à la mobilisation d’associations féministes et autres sur le plan européen ; regardons d’un peu plus près comment se passe l’IGV dans les pays européens.

Dans l’Union européenne, la législation sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG) diffère d’un pays à l’autre. Si dans la plupart des États il est autorisé, l’avortement reste interdit à Malte, ou encore en Irlande, où il n’est permis que dans le cas où la vie de la mère est en danger. En effet, l’UE n’est pas compétente en la matière pour légiférer. Cependant, dans une résolution du 3 juillet 2002, le Parlement européen recommande aux États membres de légaliser l’avortement.

Vous pouvez consulter la carte ICI.

C’est pourquoi « Osez le Féminisme » demande l’inscription du droit des femmes à avorter dans des conditions dignes et sûres, dans la Charte Européenne des Droits Fondamentaux.

Abandon du projet de loi anti-IVG Espagnol : victoire pour les féministes et les femmes de toute l’Europe !

Mariano Rajoy a confirmé aujourd’hui les rumeurs de l’abandon de la loi anti-IVG qui courraient depuis plusieurs jours. Osez le Féminisme ! se réjouit de cette victoire pour les droits et libertés des femmes en Europe et dans le monde, qui constitue une brèche dans la dynamique réactionnaire à l’œuvre en Europe.

Le projet de loi porté par le Ministre de la justice Alberto Ruiz Gallardon constituait une régression historique pour le droit à l’avortement, l’Espagne étant jusqu’à présent un des pays les plus progressistes en matière de droit à l’avortement et un refuge pour avorter pour de nombreuses femmes d’Europe. Ainsi, chaque année, environ 2000 Françaises vont avorter en Espagne.

C’est une grande victoire pour les femmes et le mouvement féministe espagnoles et ses partenaires européen-ne-s qui ont organisé et maintenu une mobilisation massive pendant près d’un an. Osez le Féminisme ! avait ainsi coordonné l’action photo ‪#‎nuncamas‬ et participé aux manifestations de soutien à Paris et Madrid le 1er février 2014.

C’est un véritable camouflet contre les obscurantistes de tous les pays. Cela doit nous conduire à continuer à nous mobiliser contre l’offensive réactionnaire menée en Europe contre l’avortement et l’ensemble des avancées conquises par les féministes. Les menaces planent toujours. Au niveau international, par exemple, la bataille contre le droit à l’avortement menée par l’alliance entre Vatican, Iran et la Russie n’a pas été si vigoureuse depuis des années, comme cela a été le cas à chaque négociation à l’ONU sur les droits des femmes ces dernières années.

Il nous faut donc poursuivre la mobilisation féministe et augmenter les protections des droits des femmes aux niveaux européen et international. La France a un véritable rôle à jouer dans la promotion des droits et libertés des femmes dans les instances européennes et internationales. C’est pourquoi Osez le Féminisme demande l’inscription du droit des femmes à avorter dans des conditions dignes et sûres, dans la Charte Européenne des Droits Fondamentaux.

Excellente nouvelle pour l’Espagne : le projet de loi anti-IVG serait en passe d’être avorté ! !

Le journal El Mundo annonce aujourd’hui que le projet de loi anti-IVG espagnol serait en passe d’être enterré selon des sources gouvernementales. Osez le Féminisme ! se réjouit de ce qui constituerait une victoire pour les droits des femmes en Europe et dans le monde et une sérieuse brèche dans la dynamique réactionnaire partout en Europe.
Le projet de loi porté par le Ministre de la justice Alberto Ruiz Gallardon constitue une régression historique pour le droit à l’avortement. Il se donne également pour mission de mettre fin à ce qu’il considère comme « le monopole moral de la gauche » en Europe. Face aux vives oppositions au sein même du Partido Popular, et conscient du coût politique important de ce projet, le gouvernement chercherait un moyen de l’enterrer.

Si ces informations venaient à se confirmer, ce serait un camouflet pour les réactionnaires, une grande victoire pour les mobilisations massives qui sont organisées depuis un an par le mouvement féministe espagnol et une formidable nouvelle pour les femmes d’Espagne et d’Europe. C’est pourquoi nous espérons une confirmation rapide de cet abandon.

Cette tentative doit nous conduire à continuer à nous mobiliser contre l’offensive de la droite réactionnaire menée en Europe contre l’égalité entre les femmes et les hommes. Pour eux, les droits des femmes constituent le progrès le plus inacceptable. Il nous faut donc poursuivre la mobilisation et augmenter les protections des droits des femmes au niveau européen. C’est pourquoi Osez le Féminisme demande l’inscription du droit à l’avortement dans la Charte Européenne des Droits Fondamentaux.

Enterrement du ministère des droits des femmes

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Alors que Manuel Valls vient d’annoncer la composition de son nouveau gouvernement, Osez le féminisme ! exprime sa plus profonde consternation : en effet, si la parité est au rendez-vous, où est passé le Ministère des droits des femmes ? Remaniement rimerait-il avec reniement ?

La création d’un Ministère des droits des femmes, pérenne sur l’ensemble du quinquennat, était un engagement du candidat François Hollande. Ce Ministère était une des revendications phares des associations féministes, un outil essentiel pour permettre plus d’égalité entre les femmes et les hommes. Rétrograder ce Ministère au rang de secrétariat d’état est un signal politique extrêmement négatif et restrictif. D’abord, c’est considérer que les droits des femmes sont subalternes alors même qu’elles représentent plus de 50% de la population et qu’il existe encore et toujours des discriminations fortes qui doivent être combattues ! Ensuite, c’est limiter la question du droit des femmes au domaine de la santé et du social, puisqu’il est placé sous l’égide de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes. Les droits des femmes dépassent largement ce seul cadre !

Un Secrétariat d’État a un poids médiatique et politique moins fort que celui d’un Ministère. Or, Osez le féminisme ! rappelle que des avancées importantes ont été obtenues ces 2 dernières années grâce à l’action du Ministère des droits des femmes : loi sur le harcèlement sexuel, remboursement de l’IVG à 100%, soutien de la loi pour l’abolition du système prostitueur (qui doit encore être votée au Sénat), suppression de la notion de « détresse » pour les femmes qui veulent avorter, vote et promulgation de la loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, référent égalité femmes-hommes dans les ministères, etc. Cela a été rendu possible par l’existence d’un ministère de pleins droits. Qui va continuer le combat ?

Le Ministère des droits des femmes disparaît 44 ans jour pour jour après qu’un groupe de militantes féministes a déposé sur la tombe du soldat inconnu une gerbe de fleurs en hommage à plus inconnu que lui : sa femme. Ce fut l’acte fondateur du MLF. Quatre décennies plus tard, ce combat reste toujours d’actualité, et Osez le féminisme ! continuera de mener le combat.

Quant à la nomination de Najat Vallaud-Belkacem au Ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, nous espérons qu’elle réaffirmera la mise en application de la lutte contre les stéréotypes sexistes dans le domaine éducatif, avec un véritable plan d’action ambitieux pour la formation des enseignant(e)s, à défaut de généralisation de l’ABCD de l’Égalité. Nous espérons également rencontrer au plus vite la nouvelle secrétaire d’État Pascale Boistard pour lui signifier nos attentes et œuvrer avec elle dans le sens de l’égalité.

Voici les médias qui ont relayés notre action :

Avec la photo de la gerbe !!!
http://www.grazia.fr/societe/news/des-feministes-organisent-lenterrement-du-ministere-des-droits-des-femmes-680044

Reprise du CP du mercredi 27 août  :
http://madame.lefigaro.fr/societe/feministes-denoncent-dilution-ministere-droits-femmes-270814-901309
http://respectmag.com/2014/08/29/remaniement-le-ministere-des-droits-des-femmes-devient-un-secretariat-detat-8549
http://www.lamontagne.fr/france-monde/actualites/economie-politique/politique/2014/08/27/droits-des-femmes-des-feministes-consternees-par-la-disparition-d-un-vrai-ministere_11122470.html
http://www.20minutes.fr/politique/1432819-20140826-remaniement-nouveau-gouvernement-paritaire
http://www.respectmag.com/2014/08/29/remaniement-le-ministere-des-droits-des-femmes-devient-un-secretariat-detat-8549

 

Prostitution: l’abolition au sénat, c’est maintenant !

Ce jeudi 5 juin au Sénat, la délégation aux Droits des Femmes, sous la courageuse impulsion de Brigitte Gonthier-Maurin, a adopté le rapport se prononçant en faveur de la proposition de loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel. Osez le féminisme ! salue ce nouveau pas vers l’abolition de la prostitution et souhaite à présent une inscription rapide de ce texte de loi, déjà adopté par l’Assemblée Nationale, à l’ordre du jour du Sénat.

La prostitution n’est pas « le plus vieux métier du monde » : elle est un des plus anciens avatars de la domination des hommes sur les femmes. Loin de l’image glamour que les machistes de tous bords s’obstinent à lui appliquer, la prostitution, quelles qu’en soient les conditions d’exercice, est une violence intolérable, où la misogynie se mêle à la marchandisation des êtres humains. Dans le pays dit « des Droits de l’Homme », les personnes prostituées sont dans leur immense majorité des femmes victimes de la traite d’êtres humains. Il est grand temps que le système prostitueur soit sérieusement attaqué.

En ce sens, l’abrogation du délit de racolage prévue par la proposition de loi est un pas décisif pour que les victimes du système prostitueur ne soient plus considérées comme des délinquant-e-s. La responsabilisation des « clients » et le renforcement de la lutte contre le proxénétisme, dispositions prévues dans cette proposition de loi, sont indispensables pour renverser la charge pénale vers les réels responsables de l’existence, de la permanence et de la prospérité de ce système.

Parallèlement, l’accompagnement des personnes qui souhaitent sortir de la prostitution demeure un facteur essentiel de la réussite d’une vraie politique abolitionniste. Nous rappelons que seuls des moyens conséquents alloués aux associations, ainsi qu’une attention particulière portée à la régularisation des prostitué-e-s sans papiers, seront à même de mettre durablement à mal le système prostitueur.

Partout dans le monde, les politiques réglementaristes ont montré leur échec. Inversement, l’abolitionnisme est reconnu par de nombreuses institutions comme la seule réponse pragmatique et efficace face aux réseaux de traite et à l’augmentation de la prostitution. Récemment le Parlement Européen, ainsi que le Conseil de l’Europe, ont voté des résolutions recommandant aux pays membres l’adoption de ce système qui a fait ses preuves dans les pays les plus féministes d’Europe : la Suède, la Norvège et l’Islande. Une proposition de loi est également en train de voir le jour au Canada, soutenue par le Prix Nobel de la Paix Jimmy Carter.

Là où la prostitution est abolie, l’égalité femmes-hommes gagne du terrain. La France ne peut pas rater ce train historique de progrès des droits humains. Osez le féminisme ! appelle donc le gouvernement et les sénatrices et sénateurs à achever l’effort entamé par l’Assemblée Nationale, et à programmer le texte à l’agenda du Sénat dès juillet. OLF ! restera mobilisée jusqu’au vote définitif de ce texte par le Parlement et demeurera vigilante sur la mise en place de l’ensemble des mesures prévues par la proposition de loi, car elles constituent un tout indissociable.

Loi sur la prostitution : Tribune commune de personnalités politiques en faveur de la proposition de Loi.

Des eurodéputés français de différents bords, dont Jean-Luc Mélenchon, ont appelé mercredi, dans une tribune commune, à l’adoption rapide de la proposition de loi sur la prostitution, déjà adoptée à l’Assemblée nationale.


Outre Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche – Gauche unitaire européenne), le texte est signé par Nicolle Kiil-Nielsen (EELV), du groupe des Verts/Alliance libre européenne, Sophie Auconie (UDI) du groupe du Parti Populaire Européen et la tête de liste PS en Ile-de-France Pervenche Berès, avec le soutien de Mikael Gustafsson (GUE-Suède), président de la Commission des droits des femmes et de l’égalité des genres.
Dans ce texte, publié sur le site d’informations Nouvelles News, les eurodéputés se félicitent d’avoir fait adopter le 26 février au Parlement européen une résolution portant sur « la prostitution, l’exploitation sexuelle et leur impact sur l’égalité femmes-hommes ».
Rappelant qu’il s’agissait là d’un « signal politique très fort » du parlement européen, ils soulignent que cette résolution « pourrait contribuer à clore un cycle de quinze années de libéral-proxénétisme », marquées par l’Allemagne et les Pays-Bas qui « ont théorisé et mis en oeuvre l’exploitation légale du corps des femmes au nom de la reconnaissance du +travail du sexe+ et dépénalisé le proxénétisme en faisant des proxénètes des +entrepreneurs du sexe+ ».


Ils rappellent aussi la récente résolution de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, qui a reconnu « l’échec de la politique européenne de lutte contre la traite des êtres humains » et recommandé aux États membres d' »envisager la criminalisation de l’achat de services sexuels, basée sur le modèle suédois, en tant qu’outil le plus efficace pour prévenir et lutter contre la traite d’êtres humains ».


Dans ce contexte, « la France a une opportunité et une responsabilité historiques », affirment-ils, appelant à « l’adoption rapide d’une proposition de loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel et le soutien à ses victimes », qui prévoit justement de sanctionner les clients de prostituées, par une amende et/ou un stage de sensibilisation.
« Nous attendons donc un engagement fort du gouvernement et de l’ensemble des groupes politiques au Sénat », insistent-ils. La proposition de loi est actuellement examinée par une commission spéciale du Sénat, mais n’est pas encore programmée en séance.