Elections sénatoriales 2014 : petits arrangements entre hommes

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Lors des élections sénatoriales partielles qui ont eu lieu hier, seules 38 femmes ont été élues sénatrices portant le total à 24,5%. Osez le féminisme ! dénonce les stratégies développées par les partis pour contourner les règles visant à assurer la parité : un machisme décomplexé venant s’ajouter au bilan peu glorieux de la Chambre Haute en matière de droits des femmes.

75,5% d’hommes au Sénat ! Ce résultat décevant s’explique par des contournements scandaleux de la parité, permettant aux sénateurs de maintenir l’hégémonie masculine au Sénat en toute conformité avec la loi. Depuis juillet 2013, l’alternance femmes-hommes, sur les listes des circonscriptions ayant un scrutin proportionnel, et un binôme titulaire/suppléant de sexe différent, pour les scrutins majoritaires sont la règle au Sénat. Les partis s’en sont arrangé et n’ont présenté que 21,5 % de candidates titulaires sur les scrutins majoritaires et 21,4 % de femmes têtes de listes pour les scrutins proportionnels, laissant peu de chance à une issue paritaire des scrutins. Pire, certains sortants UMP ont créé des listes faussement concurrentes pour être chacun en tête et conserver leurs sièges lors des scrutins proportionnels en Eure-et-Loir, dans l’Eure, dans la Saône-et-Loire et dans le Vaucluse en particulier.

Dans l’entre soi masculin, les lois tendent à être conçues et votées majoritairement par et pour les hommes. Le Sénat s’est dernièrement illustré pour le peu de cas qu’il faisait des droits des femmes : introduction d’un amendement masculiniste à la loi égalité femmes-hommes, recours au conseil constitutionnel pour censurer la suppression de la mention de détresse pour l’IVG, florilège de propos misogynes lors du débat sur la parité aux élections départementales… Nous demandons aux sénateurs-trices fraîchement élu-e-s d’inverser cette tendance en commençant par déterrer la proposition de loi pour l’abolition du système prostitueur qui n’attend plus qu’à être programmée à l’ordre du jour.

Osez le féminisme ! exprime également ses plus vives inquiétudes face à l’entrée au Sénat de deux sénateurs élus sous l’étiquette du Front National. En s’immisçant petit à petit dans toutes les strates du pouvoir, le FN étend son influence et menace les droits des femmes. Il y a donc urgence à endiguer sa montée.

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Solidarité avec les femmes de ménage grecques !

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Depuis un an, 595 femmes de ménage réunies en collectif se battent en Grèce pour faire entendre leurs droits. Elles ont été licenciées par le Ministère des Finances, leur employeur principal, sous pression de la Troïka qui exige de la Grèce la réduction des dépenses publiques, notamment des emplois. En dépit du recours qu’elles ont gagné, le gouvernement refuse de les réintégrer à leurs postes et de les dédommager du préjudice subi.

Osez le féminisme ! affirme son soutien à ce mouvement social, en ce 20 septembre, journée internationale de solidarité envers les femmes de ménages grecques.

Nous rappelons régulièrement que l’austérité pénalise en premier les femmes. Elles sont les plus touchées par les emplois précaires, les temps-partiels subis, les licenciements et la pauvreté. Elles sont aussi bien moins protégées par la couverture sociale. Les neuf plans d’austérité mis en œuvre depuis 2010 en Grèce n’ont fait qu’accentuer les inégalités femmes-hommes. Le chômage a ainsi été multiplié par trois, il touche désormais une femme sur deux.

La Grèce nous démontre combien les politiques d’austérité viennent saper les progrès accomplis en matière d’égalité femmes-hommes. Si la situation économique de la France n’est pas comparable avec la situation de la Grèce, Osez le féminisme ! appelle les pouvoirs publics à tirer les leçons du cas grec. L’austérité est l’ennemi du progrès et laisse avant tout les femmes sur le bord de la route. Elle est le signe dans ce cas que la démocratie n’est plus à même de protéger les plus faibles.

L’Europe bouge, après l’Espagne, la Suède nous fait rêver … le petit parti qui monte qui monte …

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Le petit parti féministe suédois aux portes du Parlement.

L’Initiative féministe, le parti qui lutte contre les inégalités entre hommes et femmes, a fait une percée inattendue lors des élections législatives de dimanche.

Les discriminations envers les femmes peuvent prendre des formes différentes selon les pays mais « c’est la même norme, la même structure, le même modèle qui se répètent aussi bien dans l’Afghanistan des talibans qu’ici en Suède ». Cette phrase provocante, lancée en 2002, est signée Gudrun Schyman, la porte-parole grande gueule de Feministiskt Initiativ (Initiative féministe, FI). Ce parti politique féministe suédois lutte contre les inégalités, sexuelles et sociales.

Créée en 2005, dans un pays où la majorité de la population n’a pas peur de se revendiquer féministe, la FI est en pleine ascension. Le parti a frôlé pour la première fois, dimanche, l’entrée au Parlement en récoltant 3,7 % des suffrages, à quelques bulletins près des 4% nécessaires. S’il manque de peu cette arrivée, la progression est importante par rapport aux dernières législatives en 2010 où il n’avait récolté que 0,4 % des voix. À l’époque, le scandale créé pendant la campagne par Gudrun Schyman avait choqué l’électorat. La cocréatrice du mouvement avait ainsi brûlé plusieurs milliers de couronnes (un peu plus de 10 000 euros) pour illustrer les différences de salaire hommes-femmes. Mais les scores obtenus aux européennes de mai – 5,3 % des voix –et aux législatives attestent de son regain d’attraction.

Ce sont probablement moins les revendications féministes qui ont attiré les électeurs cette fois, que l’ancrage très à gauche du parti, au sein d’élections qui ont vu une forte poussée de l’extrême droite. Mais le projet de transformer la revendication féministe en parti politique à part entière semble faire des émules au-delà des frontières suédoises. Dans une tribune du Guardian, la journaliste Ellie Mae O’Hagan a exhorté les britanniques à suivre le modèle suédois. « La société ne progresse pas toute seule, écrit-elle. L’égalité des droits est obtenue lorsque ceux qui sont reniés s’organisent et prennent le pouvoir. » Alors qu’« une réforme constitutionnelle de 300 ans pourrait venir cette semaine (…), c’est le moment pour les femmes britanniques de former un parti qui représente leurs intérêts », poursuit celle qui pense que chaque pays aurait besoin d’un parti comme la FI. Car s’il n’a pas gagné les législatives, il a eu le mérite de porter la cause sur le devant de la scène politique. Depuis le score de la FI aux européennes, la droite libérale suédoise a d’ailleurs récupéré le combat de l’égalité des sexes en prônant « un féminisme sans socialisme ».

Excellente nouvelle pour l’Espagne : le projet de loi anti-IVG serait en passe d’être avorté ! !

Le journal El Mundo annonce aujourd’hui que le projet de loi anti-IVG espagnol serait en passe d’être enterré selon des sources gouvernementales. Osez le Féminisme ! se réjouit de ce qui constituerait une victoire pour les droits des femmes en Europe et dans le monde et une sérieuse brèche dans la dynamique réactionnaire partout en Europe.
Le projet de loi porté par le Ministre de la justice Alberto Ruiz Gallardon constitue une régression historique pour le droit à l’avortement. Il se donne également pour mission de mettre fin à ce qu’il considère comme « le monopole moral de la gauche » en Europe. Face aux vives oppositions au sein même du Partido Popular, et conscient du coût politique important de ce projet, le gouvernement chercherait un moyen de l’enterrer.

Si ces informations venaient à se confirmer, ce serait un camouflet pour les réactionnaires, une grande victoire pour les mobilisations massives qui sont organisées depuis un an par le mouvement féministe espagnol et une formidable nouvelle pour les femmes d’Espagne et d’Europe. C’est pourquoi nous espérons une confirmation rapide de cet abandon.

Cette tentative doit nous conduire à continuer à nous mobiliser contre l’offensive de la droite réactionnaire menée en Europe contre l’égalité entre les femmes et les hommes. Pour eux, les droits des femmes constituent le progrès le plus inacceptable. Il nous faut donc poursuivre la mobilisation et augmenter les protections des droits des femmes au niveau européen. C’est pourquoi Osez le Féminisme demande l’inscription du droit à l’avortement dans la Charte Européenne des Droits Fondamentaux.

M. Hamon, OSEZ ! Généralisez les ABCD de l’égalité !

Nous, associations de promotion de l’égalité femmes-hommes, association de parents d’élèves, syndicats des personnels de l’Éducation nationale, d’étudiant-es et de lycéen-nes, attendons de pied ferme l’annonce de la généralisation du dispositif des « ABCD de l’égalité », à la veille des déclarations de Benoît Hamon sur le sujet.

Nous voulons la généralisation des ABCD parce qu’ils sont efficaces ! Ils interrogent les enseignants et enseignantes sur leurs représentations et leurs pratiques. Ils questionnent les enfants sur leurs imaginaires et leurs projections, d’eux-mêmes et des autres. Et mettre en cause les stéréotypes de sexe, c’est enrayer la machine à inégalités ! Les ABCD font vivre concrètement cet idéal d’égalité, fièrement affiché sur les frontons de nos écoles publiques.

Nous voulons la généralisation des ABCD parce que le bilan des 30 ans de politiques publiques d’éducation à l’égalité est insuffisant et qu’il y a urgence à agir ! A-t-on besoin de rappeler qu’aujourd’hui encore, la majorité des femmes est cantonnée dans moins de 15% des filières professionnelles ? Que malgré leur fort taux de réussite scolaire, les femmes gagnent encore 27% de moins que les hommes ? A quoi bon inciter les lycéennes à s’orienter vers des filières d’ingénieur si les stéréotypes de sexe ne sont pas déconstruits ? N’est-ce pas le rôle de l’école ?

UN MONDE SANS DISCRIMINATION SEXISTE

Nous voulons la généralisation des ABCD parce que nous attendons depuis trop longtemps une légitimité institutionnelle et perdons patience ! Nous portons tant bien que mal et à bout de bras l’égalité depuis des décennies. Chacun à notre niveau, nous organisons des journées de l’égalité par-ci, des réunions de sensibilisation par là. Sans moyen humain ou financier à hauteur de cet enjeu. Portés par notre volonté de construire un monde sans discrimination sexiste. Nous avons aujourd’hui besoin d’un appui, de poser les fondamentaux qui nous permettent de poursuivre notre action.

Nous voulons la généralisation des ABCD parce que renoncer aux engagements est désastreux pour la démocratie et qu’il en va du bien-être des enfants. Votre volonté affichée de faire de l’égalité un marqueur identitaire de votre politique a soulevé l’espoir de voir se concrétiser le projet de progrès qui nous rassemble : faire grandir cette société égalitaire. Cette volonté pourrait donc être tuée par le lobbying de quelques organisations réactionnaires, dont le projet ne trouve aucune convergence avec celui que vous nous aviez promis de défendre ?

Nous voulons la généralisation des ABCD parce que ce dispositif est innovant. Il est salutaire. Et il a fait ses preuves sur le terrain. Il sera complémentaire des efforts à poursuivre sur la formation initiale et continue des enseignant-e-s et sur les programmes. Car pour changer d’échelle enfin, il faut des temps dédiés au sujet, des outils dédiés, un accompagnement des enseignant-e-s dédié, et un véritable portage politique ! C’est en articulant une action transversale – programme et formation des enseignants – et spécifique – dispositifs dédiés en classe – que l’égalité progressera.

M. Hollande, M. Valls, M. Hamon, Mme Vallaud-Belkacem, vous allez prochainement décider du sort qui sera réservé à ce dispositif de l’égalité. Nous comptons sur vous pour poursuivre la politique d’éducation à l’égalité, la déployer à l’ensemble du territoire, et l’inscrire dans la durée. Cette politique passe notamment par la généralisation des ABCD.

Les signatures restent ouvertes, si vous souhaitez ajouter la vôtre, merci de compléter ce formulaire https://docs.google.com/forms/d/1MoDX3uW2CRBwYbepD-uVmNM9L9lNRNqKXJo6mbO…

Tribune en ligne sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/06/19/m-hamon-generalisez-les-a…

Premier-e-s signataires

Associations
Osez le féminisme !, Collectif éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire et universitaire (regroupant FCPE, Fep-CFDT, Ferc-CGT, FSU, Sgen-CFDT, Sud éducation, UNEF, FIDL, UNL), InterLGBT , ARGEF (Association de Recherche pour le Genre en Education et Formation), ANEF (Association nationale des études féministes), Femmes Ingénieurs, Femmes & Sciences, Femmes et mathématiques, Institut Emilie du Châtelet pour le développement et la diffusion des études sur les femmes, le sexe et le genre, Collectif « Genre, recherche, éducation », équipe genre & éducation, ESPé UT2, Centre EPS et Société, Les Féministes en Mouvement, Association FIT, une femme, un toit, l’Assemblée des femmes , Fédération Nationale Solidarité Femmes, Réussir l’égalité femmes-hommes, Le Planning Familial (MFPF), Association Du côté des Femmes, Les Enfants d’Arc en Ciel – l’asso, Centre LGBT Paris-Île-De-France, le Long Yang Club – Paris, Collectif National Droits des Femmes, Collectif Féministe Contre le Viol, CRIFIP et Le monde à Travers un Regard, Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir, Féminisme et Géopolitique, FièrEs

Chercheur-se-s, enseignant-e-s et personnalités
Salle Murielle Maîtresse de conférences en histoire contemporaine (Université Claude Bernard Lyon 1 – ESPE de Lyon), Responsable de la mise en œuvre de l’ABCD de l’Egalité dans l’Académie du Rhône ; Vouillot Françoise Maîtresse de conférences en psychologie de l’orientation, Membre du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes, Vidal Catherine neurobiologiste, directrice de recherche à l’Institut Pasteur ; Mercader Patricia Professeur de psychologie sociale, Chargée de mission Egalité Femmes-Hommes, Université Lumière-Lyon 2 ; Favre Cécile Maîtresse de conférences en informatique à l’université Lyon 2. Responsable locale des Masters EGALES et EGALITES ; Zancarini-Fournel Michelle PR émérite histoire des femmes et du genre,universite Lyon1,Comité de rédaction de CLIO FGH ; Mennesson Christine Sociologue, Directrice du laboratoire PRISSMH-SOI, Vice-présidente à l’Egalité Active, Université Paul Sabatier Toulouse III ; Molinier Pascale Professeure de psychologie sociale, Directrice de l’UTRPP Université Paris 13, Sorbonne Paris Cité ; Lapeyre Nathalie Université Toulouse Jean Jaurès MCF sociologie du genre ; Declercq Christelle Vice-presidente Ressources humaines et relations sociales Université de Reims Champagne-Ardenne ; Collet Isabelle Maître d’enseignement et de recherche, Groupe Relations Interculturelles et Formation des Enseignants – Genre et Education (Grife-ge), Université de Genève ; Pezeu Geneviève Formatrice égalité femmes/hommes et citoyenneté, $Coordinatrice de recherche ; Gosset Stéphanie doctorante à l’Université de Tours, psychologue sociale ; Ottogalli Cécile historienne du sport, Université de Lyon1 ; Boehringer Sandra historienne, Université de Strasbourg ; LECHENET Annie MCF à l’Université Lyon 1 – ESPE, membre du groupe GEM (Genre Egalité Mixité) de l’ESPE de Lyon, et co-responsable de la recherche ANR « Pratiques genrées et violences entre pairs : les enjeux socio-éducatifs e la mixité au quotidien dans les établissements scolaires » ; Tain Laurence MCF socio Lyon2, Marie Cervetti, Directrice de l’association FIT, une femme, un toit , Membre du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, Françoise Brié Porte Parole FNSF, Bastide Karine enseignante, Bertrand Karine professeure de lettres-histoire en lycée professionnel, Blanchard Valérie Enseignante, Dorvaux Karine professeure des écoles, Bourdier-Porhel, Isabelle professeurs d’histoire-geographie, Chignier Marianne enseignante en maternelle dans l’Yonne, Brodziak Sylvie enseigante-chercheure, Chaperon Sylvie Professeure d’histoire contemporaine du genre, Université de Toulouse Jean Jaures, Morenas Stella Enseignante, Caroline de Haas, militante Féministe, Martine Storti Inspectrice générale de l’éducation nationale honoraire, Dutrop-Voutsinos Violaine Présidente fondatrice de l’Institut EgaliGone, Chaouat Gerard directeur recherches émérite cnrs, SNCS FSU, Eric Piolle, maire de Grenoble et les élu-e-s de la majorité municipale

 

Loi sur la prostitution : Tribune commune de personnalités politiques en faveur de la proposition de Loi.

Des eurodéputés français de différents bords, dont Jean-Luc Mélenchon, ont appelé mercredi, dans une tribune commune, à l’adoption rapide de la proposition de loi sur la prostitution, déjà adoptée à l’Assemblée nationale.


Outre Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche – Gauche unitaire européenne), le texte est signé par Nicolle Kiil-Nielsen (EELV), du groupe des Verts/Alliance libre européenne, Sophie Auconie (UDI) du groupe du Parti Populaire Européen et la tête de liste PS en Ile-de-France Pervenche Berès, avec le soutien de Mikael Gustafsson (GUE-Suède), président de la Commission des droits des femmes et de l’égalité des genres.
Dans ce texte, publié sur le site d’informations Nouvelles News, les eurodéputés se félicitent d’avoir fait adopter le 26 février au Parlement européen une résolution portant sur « la prostitution, l’exploitation sexuelle et leur impact sur l’égalité femmes-hommes ».
Rappelant qu’il s’agissait là d’un « signal politique très fort » du parlement européen, ils soulignent que cette résolution « pourrait contribuer à clore un cycle de quinze années de libéral-proxénétisme », marquées par l’Allemagne et les Pays-Bas qui « ont théorisé et mis en oeuvre l’exploitation légale du corps des femmes au nom de la reconnaissance du +travail du sexe+ et dépénalisé le proxénétisme en faisant des proxénètes des +entrepreneurs du sexe+ ».


Ils rappellent aussi la récente résolution de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, qui a reconnu « l’échec de la politique européenne de lutte contre la traite des êtres humains » et recommandé aux États membres d' »envisager la criminalisation de l’achat de services sexuels, basée sur le modèle suédois, en tant qu’outil le plus efficace pour prévenir et lutter contre la traite d’êtres humains ».


Dans ce contexte, « la France a une opportunité et une responsabilité historiques », affirment-ils, appelant à « l’adoption rapide d’une proposition de loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel et le soutien à ses victimes », qui prévoit justement de sanctionner les clients de prostituées, par une amende et/ou un stage de sensibilisation.
« Nous attendons donc un engagement fort du gouvernement et de l’ensemble des groupes politiques au Sénat », insistent-ils. La proposition de loi est actuellement examinée par une commission spéciale du Sénat, mais n’est pas encore programmée en séance.

Sciences : où sont les femmes ? Dossier spécial sur France Culture –

Les femmes restent globalement toujours très peu nombreuses dans les cursus scientifiques du supérieur (sciences dures) et les métiers correspondants. Malgré quantité d’initiatives, d’associations et de lois. La parité de plus en plus instituée semble toutefois commencer à inverser la donne, même si les stéréotypes, des « traditions » et l’autocensure persistent, sans nouveaux modèles forts pour les jeunes. Enquête complétée par vos nombreuses réactions, à la veille de la journée internationale de la femme.

Liens à partager sans modération : Sciences : où sont es femmes ?