Le 1er mai, les femmes réclament l’égalité, pas du muguet !

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Communiqué de presse du 1er mai 2015

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Parce que le 1er mai est aussi la journée internationale solidarité avec les travailleuSES, Osez le féminisme ! participera vendredi aux manifestations organisées dans toute la France.

Les politiques d’austérité nuisent gravement aux femmes

Les femmes sont précaires parmi les précaires: elles représentent 70 % des “travailleurs pauvres”, 62 % des personnes en emploi non qualifié et 90 % des familles monoparentales, particulièrement exposées à la pauvreté.

Or, les femmes sont en première ligne des restrictions budgétaires qui impactent les services publics : elles en sont les premières usagères et elles sont plus nombreuses à y travailler. Comme en atteste un rapport d’ONU Femmes paru le 27 avril, “les politiques d’austérité font de nouveau peser le fardeau des soins sur les familles, ce qui veut dire que c’est aux femmes et aux filles d’en assumer la charge.”

La Loi Macron est révélatrice de ce type de politique: par la libéralisation du travail du dimanche et la baisse des compensations pour le travail de nuit, elle ne fait qu’augmenter les violences économiques subies par les femmes. Car qui travaille dans les magasins et dans les supermarchés, où sera encouragé le shopping du dimanche ? …les femmes, à plus de 70 %. Qui travaillent en horaires décalés ?…les femmes les plus précaires, là encore.

20 ans que les inégalités se perpétuent: il est temps d’agir !

Aujourd’hui encore, si les femmes réussissent mieux à l’école et l’université, elles gagnent en moyenne 27 % de moins que leurs collègues masculins.

Une part de cette inégalité s’explique par une discrimination directe. Mais une grande part incombe au “plancher collant” (les emplois à temps partiels, occupés à 83% par des femmes, la sous-valorisation des métiers dits “féminisés”) et au plafond de verre (qui empêche les femmes de monter dans la hiérarchie).

Ces inégalités tout au long la vie se répercutent sans surprise à la retraite : 2 retraité-e-s pauvres sur 3 sont des femmes et 1 femme sur 3 perçoit une pension inférieure à 700 € (contre 1 homme sur 6), les situant en-dessous du seuil de pauvreté.

Pourtant, des solutions concrètes existent ! Rappelons que par un décret de 2012, les entreprises de plus de 50 salarié-e-s doivent produire un accord collectif ou, à défaut, un plan d’action fixant des objectifs de progression en matière d’égalité, notamment salariale. Sans quoi, elles ne peuvent candidater à un marché public.

Les plus réticentes peuvent être mises en demeure et, si elles ne prennent pas de mesures concrètes, être sanctionnées à hauteur de 1% de la masse salariale. Au 1er mars 2015, Marisol Touraine a annoncé que 1 500 entreprises ont fait l’objet d’une mise en demeure et 48 ont été sanctionnées pour non-respect de leurs obligations. Mais jusqu’à présent, il est impossible de savoir lesquelles !

Pour une transparence en matière d’égalité professionnelle, Osez le féminisme! s’associe juridiquement au recours engagé par le Conseiller Régional d’Île-de-France Julien Bayou et demande que soit publiée la liste des entreprises mises en demeure et/ou sanctionnées pour non respect de l’égalité salariale entre les femmes et hommes.

Osez le féminisme! défilera partout en France le 1er mai, aux côtés des syndicats, pour une réaffirmation des droits sociaux et une application des textes en matière d’égalité professionnelle.

lsalire

Paris : Rdv 15H00 République (angle de la rue du Faubourg du Temple)
Lille : Rdv 10H angle Place Barthélémy Dorez/Rue des postes
Grenoble : Rdv 10H00 Place de Verdun
Tours : Rdv 10H00 Place de la Liberté
Lyon : Rdv 10H30 Place Jean Jaurès
Toulouse : Rdv 10H00 Place du Capitole

stopviolences éco

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Prochain atelier-débat non-mixte le 30 avril : Reconnaître et répondre aux masculinistes

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Notre prochain atelier débat aura lieu le jeudi 30 avril à 19h, comme toujours au Centre Berthelot (Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation, 14 Avenue Berthelot 69007 Lyon Berthelot), sur le thème du masculinisme. 

Ce prochain atelier d’Osez le féminisme 69, sera non-mixte. Qu’est ce que cela signifie ? Pourquoi ce choix ? Est-ce de la ségrégation ?
Éléments de réponses et de compréhension.
Depuis des milliers d’années, les femmes, entre autres, subissent des mécanismes de domination les excluant de certaines sphères (politiques, économiques etc…), et les cantonnant à d’autres (famille, foyer…). Afin, de développer, un modèle de société qui permette aux femmes d’exprimer leur potentiel, il est nécessaire par moment que celles-ci bénéficient d’espaces au sein desquels elles puissent librement s’exprimer. Toutes les oppressions ont leurs spécificités, dès lors échanger entre personnes qui vivent des situations similaires permet de nommer les choses, de les révéler et par conséquent d’aider à la libération.
Ainsi, au regard des problématiques que posent certaines thématiques (comme la Sexualité, la reconstruction après des violences, le harcèlement etc…) Osez le féminisme 69, a décidé d’offrir aux femmes des temps d’échange non-mixtes. Dorénavant, certains ateliers et Kféministes seront dédiés essentiellement aux femmes.
Pas une décision contre, mais une décision pour ...
A noter, que cette décision n’est pas prise pour aller à l’encontre des hommes (qui ne sont pas le centre du monde) mais en faveur des femmes. Il s’agit tout simplement de déplacer le point de vue pour comprendre la logique !  
Osez le féminisme reste une association mixte, seuls certains temps spécifiques sur des thèmes spécifiquement sensibles deviennent non-mixtes. Il ne s’agit pas de remettre pas en cause l’engagement féministe d’hommes mais de garantir aux femmes, aux victimes du patriarcat, des temps où la parole peut se libérer moins difficilement. Cette décision est la résultante de plusieurs échecs de communication en mixité. Elle nous apparaît nécessaire pour garantir un espace de discussion et d’échange qui ne soit ni monopolisé, ni envahi de violence symbolique.
Si vous ne comprenez pas notre choix, nous vous encourageons à organiser vous-mêmes d’autres événements féministes mixtes sur les mêmes thèmes.

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Abandon du projet de loi anti-IVG Espagnol : victoire pour les féministes et les femmes de toute l’Europe !

Mariano Rajoy a confirmé aujourd’hui les rumeurs de l’abandon de la loi anti-IVG qui courraient depuis plusieurs jours. Osez le Féminisme ! se réjouit de cette victoire pour les droits et libertés des femmes en Europe et dans le monde, qui constitue une brèche dans la dynamique réactionnaire à l’œuvre en Europe.

Le projet de loi porté par le Ministre de la justice Alberto Ruiz Gallardon constituait une régression historique pour le droit à l’avortement, l’Espagne étant jusqu’à présent un des pays les plus progressistes en matière de droit à l’avortement et un refuge pour avorter pour de nombreuses femmes d’Europe. Ainsi, chaque année, environ 2000 Françaises vont avorter en Espagne.

C’est une grande victoire pour les femmes et le mouvement féministe espagnoles et ses partenaires européen-ne-s qui ont organisé et maintenu une mobilisation massive pendant près d’un an. Osez le Féminisme ! avait ainsi coordonné l’action photo ‪#‎nuncamas‬ et participé aux manifestations de soutien à Paris et Madrid le 1er février 2014.

C’est un véritable camouflet contre les obscurantistes de tous les pays. Cela doit nous conduire à continuer à nous mobiliser contre l’offensive réactionnaire menée en Europe contre l’avortement et l’ensemble des avancées conquises par les féministes. Les menaces planent toujours. Au niveau international, par exemple, la bataille contre le droit à l’avortement menée par l’alliance entre Vatican, Iran et la Russie n’a pas été si vigoureuse depuis des années, comme cela a été le cas à chaque négociation à l’ONU sur les droits des femmes ces dernières années.

Il nous faut donc poursuivre la mobilisation féministe et augmenter les protections des droits des femmes aux niveaux européen et international. La France a un véritable rôle à jouer dans la promotion des droits et libertés des femmes dans les instances européennes et internationales. C’est pourquoi Osez le Féminisme demande l’inscription du droit des femmes à avorter dans des conditions dignes et sûres, dans la Charte Européenne des Droits Fondamentaux.