Faisons le point sur le droit à l’avortement dans l’UE …

Mis en avant

Hier le 23 septembre, le gouvernement espagnol annonçait le retrait de la loi Anti-IVG. Et nous apprenions dans le même temps que le ministre espagnol de la Justice, Alberto Ruiz Gallardon démissionnait. Suite à la mobilisation d’associations féministes et autres sur le plan européen ; regardons d’un peu plus près comment se passe l’IGV dans les pays européens.

Dans l’Union européenne, la législation sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG) diffère d’un pays à l’autre. Si dans la plupart des États il est autorisé, l’avortement reste interdit à Malte, ou encore en Irlande, où il n’est permis que dans le cas où la vie de la mère est en danger. En effet, l’UE n’est pas compétente en la matière pour légiférer. Cependant, dans une résolution du 3 juillet 2002, le Parlement européen recommande aux États membres de légaliser l’avortement.

Vous pouvez consulter la carte ICI.

C’est pourquoi « Osez le Féminisme » demande l’inscription du droit des femmes à avorter dans des conditions dignes et sûres, dans la Charte Européenne des Droits Fondamentaux.

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Excellente nouvelle pour l’Espagne : le projet de loi anti-IVG serait en passe d’être avorté ! !

Le journal El Mundo annonce aujourd’hui que le projet de loi anti-IVG espagnol serait en passe d’être enterré selon des sources gouvernementales. Osez le Féminisme ! se réjouit de ce qui constituerait une victoire pour les droits des femmes en Europe et dans le monde et une sérieuse brèche dans la dynamique réactionnaire partout en Europe.
Le projet de loi porté par le Ministre de la justice Alberto Ruiz Gallardon constitue une régression historique pour le droit à l’avortement. Il se donne également pour mission de mettre fin à ce qu’il considère comme « le monopole moral de la gauche » en Europe. Face aux vives oppositions au sein même du Partido Popular, et conscient du coût politique important de ce projet, le gouvernement chercherait un moyen de l’enterrer.

Si ces informations venaient à se confirmer, ce serait un camouflet pour les réactionnaires, une grande victoire pour les mobilisations massives qui sont organisées depuis un an par le mouvement féministe espagnol et une formidable nouvelle pour les femmes d’Espagne et d’Europe. C’est pourquoi nous espérons une confirmation rapide de cet abandon.

Cette tentative doit nous conduire à continuer à nous mobiliser contre l’offensive de la droite réactionnaire menée en Europe contre l’égalité entre les femmes et les hommes. Pour eux, les droits des femmes constituent le progrès le plus inacceptable. Il nous faut donc poursuivre la mobilisation et augmenter les protections des droits des femmes au niveau européen. C’est pourquoi Osez le Féminisme demande l’inscription du droit à l’avortement dans la Charte Européenne des Droits Fondamentaux.