Pour le Sénat, le client est roi !

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Communiqué de presse du mardi 31 mars 2015

Dans la nuit du 30 au 31 mars, le Sénat a voté la Proposition de loi portant sur l’abolition du système prostitutionnel. Il a supprimé l’amendement concernant la pénalisation des clients et réintroduit celle interdisant le racolage passif, qui sanctionne les personnes prostituées. Osez le Féminisme s’insurge de voir que le machisme continue à régner dans la chambre haute du pays et invite les député-e-s à aller de l’avant sans tarder.

Alors que toutes et tous se sont accordé-e-s sur la violence intrinsèque de la prostitution, sur le fait qu’elle favorise la prolifération des réseaux mafieux et qu’elle n’est rien d’autre que de la traite humaine, le Sénat a préféré voter pour un texte qui ne change rien à ce qui existe déjà : faire du racolage un délit et protéger les clients prostitueurs. Sanctionner les victimes et protéger les responsables, quel message le Sénat envoie-t-il aux femmes qui chaque jour subissent ces violences ?

Ces débats ont été l’occasion de faire tomber les masques : ceux qui protègent les clients n’ont que faire des personnes prostituées. On a pu voir de longs discours pour justifier la non-pénalisation des clients, les sénateurs la main sur le cœur disant vouloir ainsi protéger les personnes prostituées. Les mêmes, l’instant d’après, votaient sans sourciller pour la pénalisation des personnes prostituées qu’ils prétendaient pourtant défendre quelques secondes plus tôt. Hier soir, la phrase de Françoise Héritier résonnait fortement : « Dire que les femmes ont le droit de se vendre c’est masquer que les hommes ont le droit de les acheter ».
Ces débats ont également été l’occasion de voir à l’œuvre la secrétaire d’Etat aux droits des femmes, Pascale Boistard défendre avec conviction la proposition de loi. La détermination des sénatrices Laurence Cohen (CRC) à Chantal Jouanno (UDI), Michelle Meunier, Claudine Lepage, Maryvonne Blondin (PS), Brigitte Gonthier-Maurin (CRC) et plusieurs de leurs collègues (CRC et PS) s’est heurtée au machisme d’un Sénat majoritairement réactionnaire et masculin.

Nous souhaitons maintenant que l’Assemblée Nationale s’empare rapidement de ce débat, et redonne à cette proposition de projet de loi en faveur de l’abolition tout son sens : à savoir le progrès pour l’égalité femmes-hommes, la protection des victimes de violences, la lutte contre l’exploitation sexuelle et la mise en place d’un réel plan d’accompagnement des personnes victimes pour offrir des alternatives à la prostitution. La France doit rejoindre la Suède, la Finlande ou la Norvège dans la liste des pays les plus progressistes en matière d’égalité femmes-hommes. Les dizaines de milliers de victimes de la prostitution ne peuvent plus attendre.

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Abolition en discussion au Sénat: Pour un texte de reconnaissance des violences faites aux femmes victimes de la prostitution

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[Communiqué de presse Abolition2012] Aujourd’hui et demain, le Sénat examine la proposition de loi relative à la lutte contre le système prostitutionnel. Les 60 associations du collectif Abolition 2012 souhaitent rappeler à l’ensemble des sénatrices et sénateurs les enjeux de ce projet de loi pour les droits des femmes.

Au lendemain de la réintroduction du délit de racolage passif par la Commission spéciale du Sénat, le collectif Abolition 2012 demande que la violence que constitue la prostitution pour les personnes prostituées soit enfin reconnue par les législatrices et les législateurs.

Le collectif Abolition 2012 et chacun de ses membres luttent depuis des années pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Engagé-e-s sur le terrain contre les violences faites aux femmes, nous voulons l’abolition du système prostitueur et réclamons :

1. La suppression / l’abrogation du délit de racolage passif. Cette condamnation est une double peine pour les personnes prostituées, car aux violences quotidiennes produites par le système de traite, les proxénètes et les clients prostitueurs, s’ajoute une condamnation de l’État
2. L’introduction de la pénalisation des clients prostitueurs. Pour lutter contre la prostitution et la marchandisation du corps des femmes, il est temps que la société responsabilise les clients prostitueurs qui imposent par l’argent des rapports sexuels non désirés.
3. Le déploiement de réels moyens pour permettre de réelles alternatives aux personnes prostituées avec un parcours complet et individualisé de sortie du système prostitueur et l’obtention de titres de séjours non conditionnés pour les personnes prostituées en situation irrégulière.

Annexe

Pourquoi défendre la pénalisation des clients et l’accompagnement des personnes prostituées ?

1. La prostitution tue physiquement. Pour les chercheurs Hunter et Reed, les personnes prostituées sont « le groupe de femmes le plus violé de l’histoire de notre planète ». Aux Etats-Unis, l’espérance de vie d’une prostituée est estimée entre 42 et 30 ans. Le taux de mortalité des personnes en situation de prostitution est six fois plus élevé que celui du reste de la population.

2. La prostitution tue psychologiquement. De nombreux médecins comparent les violences psychiques dont sont victimes les prostituées à des traumatismes de guerre. Les personnes prostituées ont besoin souvent besoin de soin mais y accèdent difficilement (les troubles psychotraumatiques liés aux violences sexuelles et physiques ont un impact important sur la santé mentale et physique qui nécessite des soins spécifiques qui doivent leur être accessibles). Il leur faut des lieux pour être accueillies, écoutées, au besoin soignées, sans jugement.

3. La prostitution tue socialement. Les personnes prostituées ont des besoins urgents d’accompagnement dans le parcours de sortie de prostitution. Pour les personnes étrangères, victimes des réseaux de traite, cela commence par la régularisation. La proposition de loi de lutte contre le système prostitutionnel répond à des besoins essentiels, en développant des passerelles pour sortir de la prostitution et en coordonnant l’action des différents interlocuteurs.

4. La prostitution encourage la traite et l’esclavage. Devenus de respectables acteurs économiques dans certains pays, les proxénètes et « clients » prostitueurs fournissent et consomment des femmes en toute impunité.

5. La prostitution cumule les dominations : raciste, de classe et masculine. La quasi-totalité des « clients » de la prostitution sont des hommes (99%) ! Le droit des hommes à disposer du corps des femmes persiste dans le système prostitueur au nom d’un argument devenu caduque partout ailleurs : les besoins sexuels irrépressibles masculins.

6. La prostitution n’est pas un travail. En période de crise, des personnes de plus en plus nombreuses et de plus en plus jeunes sont vulnérables face aux exploiteurs sexuels. L’exploitation sexuelle ne peut être comparée à une activité professionnelle émancipatrice.

7. La prostitution n’est pas une libération sexuelle. La prostitution est la liberté pour les hommes d’acheter des femmes. Pour les personnes prostituées, on ne peut parler de liberté dans le sens ou la liberté sexuelle commence en dehors de toute nécessité et de toute forme de contrainte. Par ailleurs, la prostitution est un phénomène social, qui affecte les rapports femmes/hommes et la société dans son ensemble et demande donc une réponse politique.

8. La prostitution est contraire à la dignité humaine. Dire que tout s’achète et tout se vend revient à accepter que certains organisent ce commerce. Or, peut-on acheter et vendre l’accès au corps et au sexe d’autrui ? Pour nous, la réponse est non : ce serait légitimer un rapport de force, en l’occurrence marchand et machiste, dans la sexualité.

9. La prostitution est un obstacle à l’égalité femmes/hommes. Dans une société qui se targue de faire avancer l’égalité, la prostitution constitue un territoire d’exception, « épargné » par les exigences égalitaires des femmes. Les hommes y retrouvent le « temps d’avant » où ils disposent et du pouvoir sexuel et du pouvoir financier. En maintenant ce bastion inégalitaire, le système prostitueur nuit aux femmes, à toutes les femmes. Ce qu’achète le client prostitueur, c’est le droit d’échapper aux règles et aux responsabilités qui fondent la vie en société. Dans la prostitution, il trouve le dernier espace qui le protège du devoir de répondre de ses actes : un territoire d’exception où les violences et humiliations qu’il exerce sont frappées de nullité, au prétexte qu’il a payé. Et qu’il se montre « poli » ou non, il impose un acte sexuel au mépris du désir d’autrui. Ces hommes font « leur marché » dans un vivier de femmes touchées par la précarité, les violences, les proxénètes et les réseaux. Pourquoi sanctionner la demande ? Parce que les « clients » imposent un acte sexuel, ce qui serait, en toute autre occasion, sanctionné pour ce qu’il est: un viol.

14 mois après le vote de la loi à l’Assemblée, toujours rien au Sénat ! Agissons !

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14 mois après le vote de la loi à l’Assemblée, toujours rien au Sénat ! Nous vous invitons à agir pour l’‪#‎abolition‬ de la ‪#‎prostitution‬ ! 5 minutes et un clavier suffisent ! 

abolition

Le 4 décembre 2013, la loi pour l’abolition du système prostitutionnel était votée en première lecture à l’Assemblée nationale. 14 mois plus tard, cette loi dort toujours dans les tiroirs du Sénat. Le 11 février prochain, le Président du Sénat et les Présidents de groupe vont arrêter la liste des textes qui seront examinés jusqu’à fin mars. C’est maintenant que nous pouvons agir ! La prostitution est une violence, et les récentes témoignages des anciennes prostituées au procès du Carlton ne l’illustrent que trop bien. La prostitution est contraire à l’égalité entre les femmes et les hommes.

En 5 minutes, vous pouvez aussi agir pour l’abolition de la prostitution ! ICI

 

743 km à pied ! #marchepourlabolition – Encouragez Rosen !

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logo-marche

Bonjour tout le monde,

Je tenais à vous envoyer ce message personnel sur mon blog avant mon départ.
Comme vous le savez, je prends la route demain à pied pour Paris.

Je pars de Saintes dernière ville ou j’ai vendu mon corps, dernière ville où j’ai laissé les clients profiter de mon corps jusqu’à la première ville où je l’ai vendu.
Une phrase m’a porté pendant ces 22 ans de prostitution : « On dirait que tu as fait ça toute ta vie! »

Pourquoi parce que j’avais vécu l’impensable, des abus et des viols, parce que j’avais vécu avec un père alcoolique, parce que suite à une mauvaise rencontre, on m’avait formé pour être une bonne pute, oui, je dis pute car c’est le mot exact.
Je suis révoltée de voir qu’en 2014 cela est encore possible, je suis révoltée de l’indifférence de la société.

Je veux parler et dire ce qu’est vraiment la prostitution, la violence dans laquelle nous vivons.

Souvent je me suis surprise à penser que, si, une loi avait existé je n’y serais jamais tombé.

Oui, j’accuse, oui, je condamne . Merci à vous de me soutenir et merci de m’entendre.

Rosen Hicher

 Pour suivre Rosen tous les jours sur la route, l’accompagnez sur quelques kilomètres et par la pensée, c’est ICI

 

 

Prostitution: l’abolition au sénat, c’est maintenant !

Ce jeudi 5 juin au Sénat, la délégation aux Droits des Femmes, sous la courageuse impulsion de Brigitte Gonthier-Maurin, a adopté le rapport se prononçant en faveur de la proposition de loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel. Osez le féminisme ! salue ce nouveau pas vers l’abolition de la prostitution et souhaite à présent une inscription rapide de ce texte de loi, déjà adopté par l’Assemblée Nationale, à l’ordre du jour du Sénat.

La prostitution n’est pas « le plus vieux métier du monde » : elle est un des plus anciens avatars de la domination des hommes sur les femmes. Loin de l’image glamour que les machistes de tous bords s’obstinent à lui appliquer, la prostitution, quelles qu’en soient les conditions d’exercice, est une violence intolérable, où la misogynie se mêle à la marchandisation des êtres humains. Dans le pays dit « des Droits de l’Homme », les personnes prostituées sont dans leur immense majorité des femmes victimes de la traite d’êtres humains. Il est grand temps que le système prostitueur soit sérieusement attaqué.

En ce sens, l’abrogation du délit de racolage prévue par la proposition de loi est un pas décisif pour que les victimes du système prostitueur ne soient plus considérées comme des délinquant-e-s. La responsabilisation des « clients » et le renforcement de la lutte contre le proxénétisme, dispositions prévues dans cette proposition de loi, sont indispensables pour renverser la charge pénale vers les réels responsables de l’existence, de la permanence et de la prospérité de ce système.

Parallèlement, l’accompagnement des personnes qui souhaitent sortir de la prostitution demeure un facteur essentiel de la réussite d’une vraie politique abolitionniste. Nous rappelons que seuls des moyens conséquents alloués aux associations, ainsi qu’une attention particulière portée à la régularisation des prostitué-e-s sans papiers, seront à même de mettre durablement à mal le système prostitueur.

Partout dans le monde, les politiques réglementaristes ont montré leur échec. Inversement, l’abolitionnisme est reconnu par de nombreuses institutions comme la seule réponse pragmatique et efficace face aux réseaux de traite et à l’augmentation de la prostitution. Récemment le Parlement Européen, ainsi que le Conseil de l’Europe, ont voté des résolutions recommandant aux pays membres l’adoption de ce système qui a fait ses preuves dans les pays les plus féministes d’Europe : la Suède, la Norvège et l’Islande. Une proposition de loi est également en train de voir le jour au Canada, soutenue par le Prix Nobel de la Paix Jimmy Carter.

Là où la prostitution est abolie, l’égalité femmes-hommes gagne du terrain. La France ne peut pas rater ce train historique de progrès des droits humains. Osez le féminisme ! appelle donc le gouvernement et les sénatrices et sénateurs à achever l’effort entamé par l’Assemblée Nationale, et à programmer le texte à l’agenda du Sénat dès juillet. OLF ! restera mobilisée jusqu’au vote définitif de ce texte par le Parlement et demeurera vigilante sur la mise en place de l’ensemble des mesures prévues par la proposition de loi, car elles constituent un tout indissociable.

Désolidarisation de la Marche des Fiertés de Lyon du 14 juin 2014

Pour nous, « prostitution » et « GPA » (« gestation pour autrui ») sont des violences intolérables faites aux femmes. En imposant le mot d’ordre « nos corps, nos choix… » et en amalgamant IVG, PMA, GPA et Prostitution pour la marche des fiertés lyonnaise 2014, la LGP de Lyon rend impossible pour OLF69 et de nombreuses autres associations féministes (Coordination Lesbienne en France, Femmes solidaires, Union des Étudiants Communistes, ATTAC , CNDF, femmes en résistance, Collectif Libertaire Anti-Sexiste, etc) d’appeler à rejoindre la marche, moment pourtant crucial de lutte contre les LGBTphobies et pour l’égalité des droits. Pire, David Souvestre (Secrétaire adjoint de la LGP), ose affirmer publiquement qu’OLF rejoindrait ainsi les rangs de la « Manif pour Tous » dont nous combattons pourtant quotidiennement et sans relâche l’idéologie et les effets néfastes. Nous invitons donc la LGP de Lyon à cesser ces attaques gratuites, odieuses et diffamantes qui ne lui font pas honneur et ne font du bien ni au mouvement LGBT ni au mouvement féministe, ni aux ponts que nous tentons d’ériger et de maintenir entre nos mouvements.

A l’appel d’Osez le féminisme 69, les associations et organisations signataires de ce
communiqué s’unissent aujourd’hui pour exprimer leur profond désaccord avec le mot d’ordre de la Marche des Fiertés, marche qui se déroulera à Lyon le 14 juin 2014 et qui aura cette année pour thème :

« Nos corps, nos choix : droits des trans, PMA, IVG, GPA et prostitution ».

Nous tenons à dénoncer clairement la confusion induite par ce mot d’ordre, entre les luttes contre les LGBTphobies, celles pour les droits reproductifs et sexuels des femmes ET la défense de deux des pires produits des systèmes patriarcal et capitaliste : la Gestation Pour Autrui (GPA) et la prostitution. En effet, enjoindre l’opinion à se rassembler autour du mot d’ordre « nos corps, nos choix », en associant la PMA et l’IVG à la GPA et la prostitution, est un procédé malhonnête qui ne doit pas demeurer sans réponse. Par cette manœuvre médiatique empreinte d’artifices idéologiques, la Lesbian and Gay Pride de Lyon fait fi des débats qui clivent la société politique et civile. Cet amalgame entre des revendications légitimes et progressistes, et des réclamations clairement machistes, résulte d’une volonté d’instrumentaliser un événement historique ainsi que certaines luttes féministes au profit d’individus qui s’arrogent le droit de traiter des femmes et des enfants comme de simples produits de consommation. Aussi, tenons-nous à souligner que le mythe du choix individuel dans les pratiques de prostitution et de GPA, contribue à invisibiliser et perpétuer l’oppression subie par une écrasante majorité des personnes concernées, et nuit gravement au respect de leur dignité et de leurs droits fondamentaux. Ce mythe légitime une organisation sociale et économique fondée sur un rapport de domination et d’exploitation des plus vulnérables et des plus précaires, en majorité des femmes et des enfants nié-e-s en tant qu’être humainEs.

En votant le rapport Honeyball, le Parlement européen a récemment reconnu que la
prostitution ne pouvait être dissociée de la traite des êtres humains et qu’elle constituait en
elle-même une violence extrême envers les personnes prostituées. Martelons en effet que, à plus de 80%, les femmes et enfants prostitué-e-s sont issues de pays étrangers et de circuits esclavagistes. Peut-on sérieusement parler de liberté sexuelle lorsqu’elle est imposée et sous-tendue par la contrainte économique et obéit, pour le plus grand nombre, aux diktats de la survie ?

La liberté sexuelle repose sur le consentement mais également, et surtout, sur la réciprocité du désir. Dans une société où le néolibéralisme règne en maître, l’amalgame véhiculée par « nos corps, nos choix » encourage la marchandisation et l’instrumentalisation des corps et le droit à la propriété. Nos aînées se sont battues aux cris de « Mon corps m’appartient » ; nous continuons de nous battre aujourd’hui pour disposer de nos corps, non pour les mettre à disposition du système patriarcal et marchand. « Mon corps m’appartient » signifie « Je suis mon corps. Je suis un être vivant et intégral, qui refuse d’être morcelé et dissocié. Je ne suis pas un bien mobilier. Je suis une personne qui n’est ni à vendre, ni à prendre, ni à louer, ni à échanger, ni à prêter, ni à instrumentaliser ».

Par ailleurs, dans le contexte houleux et la nébuleuse des protestations obscurantistes qui
se sont dressées lors de l’adoption de la loi « mariage pour toutes et tous », et alors que le
gouvernement a mis sous le boisseau la proposition de loi concernant la PMA, nous déplorons que les débats concernant la PMA et la GPA soient insidieusement mis sur le même plan, entraînant une confusion pernicieuse. Nous nous élevons contre la GPA dans sa vision de « disponibilité du corps d’autrui » et alertons sur les dérives du droit à recourir aux femmes pour leur fonction reproductive.

Quel que soit le contexte dans lequel la GPA est pratiquée (marchand ou non marchand),
il s’agit toujours d’une instrumentalisation des femmes concernées, réduites à leurs organes reproductifs. A l’heure où les droits des femmes sont menacés en Europe – IVG en Espagne, rejet des rapports Estrela et Zuber- et dans le monde, les associations de défense des droits humains doivent être plus soudées que jamais face à la progression des intégrismes et du conservatisme archaïque et patriarcal. De concert, luttons pour l’émancipation, l’autonomie et l’égalité femmes-hommes. Nous nous désolidarisons donc de la marche des fiertés cette année mais tenons à réaffirmer nos engagements dans les luttes contre les LGBTphobies, pour l’IVG, pour les droits des personnes transsexuelles et en faveur de l’ouverture de la PMA pour les couples de lesbiennes et les femmes célibataires.

CONTACT :
Co-présidente OLF69: Fanny Théveny 06 76 03 31 54
Presse : Marie Da Fonseca : 06 29 71 81 50

PREMIÈRES ASSOCIATIONS ET ORGANISATIONS SIGNATAIRES :

− Osez Le Féminisme 69
− Amicale du Nid
− ARCL (Archives de recherche et Culture Lesbiennes de Paris)
− ATTAC (Association pour la Taxation des Transactions Financières et pour l’Aide aux Citoyens)
− Bagdam Espace lesbien, Toulouse
− CADAC (Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et à la Contraception)
− Centre Évolutif Lilith – Lesbiennes en Marche – Marseille
− CLEF (Coordination Française pour le Lobby européen des Femmes)
− CNDF (Collectif National pour les Droits des Femmes)
− CNFF (Conseil National des Femmes Françaises)
− CLAS (Collectif Libertaire Anti-Sexiste)
− CRLCAFFRA (Comité Régional de Liaison et de Coordination des Associations
Féminines et Féministes en Rhône-Alpes)
− CLF (Coordination Lesbienne en France)
− CQFD Fierté Lesbienne
− Femmes en résistance
− Femmes ici et ailleurs
− FDFA (Femmes pour le Dire Femmes pour Agir)
− Femmes solidaires et femmes solidaires Rhône
− La Lune, association de femmes homosexuelles et féministes de Strasbourg
− Les éfFRONTé-e-s
− LDIF (Ligue du Droit International des Femmes)
− LMS (Libres MarianneS)
− LMDE (La Mutuelle Des Etudiants)
− Lyon Gauche Solidaires
− MDF Paris (Maison des Femmes de Paris)
− Marche Mondiale des Femmes France
− Marche Mondiale des Femmes 26.07 (MMF)
− Mémoire traumatique et victimologie
− MJCF Rhône (Mouvement des Jeunes Communistes de France)
− MJF (Mouvement Jeunes Femmes)
− le Mouvement du Nid Rhône Alpes
− Parti de Gauche 69*
− Réussir l’égalité femmes-hommes
− Réseau féministe « Ruptures »
− SOS sexisme
− UEC Rhône (Union des Etudiants Communistes)
− UNEF (L’Union Nationale des Etudiants de France )
− UNL (Union Nationale Lycéenne)
–  Zéro Impunity

* « Le parti de gauche du Rhône partage les prises de positions mises en avant ici, dans ce communiqué de presse. Pour autant, le PG ne souhaite pas se désolidariser du mouvement, tout en émettant des réserves évidentes quant aux mots d’ordre de la marche. En effet, à l’heure où les propos et actes homophobes ne cessent de se banaliser, où l’extrême droite gagne du terrain, il nous semble indispensables de marcher unis. »

Loi sur la prostitution : Tribune commune de personnalités politiques en faveur de la proposition de Loi.

Des eurodéputés français de différents bords, dont Jean-Luc Mélenchon, ont appelé mercredi, dans une tribune commune, à l’adoption rapide de la proposition de loi sur la prostitution, déjà adoptée à l’Assemblée nationale.


Outre Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche – Gauche unitaire européenne), le texte est signé par Nicolle Kiil-Nielsen (EELV), du groupe des Verts/Alliance libre européenne, Sophie Auconie (UDI) du groupe du Parti Populaire Européen et la tête de liste PS en Ile-de-France Pervenche Berès, avec le soutien de Mikael Gustafsson (GUE-Suède), président de la Commission des droits des femmes et de l’égalité des genres.
Dans ce texte, publié sur le site d’informations Nouvelles News, les eurodéputés se félicitent d’avoir fait adopter le 26 février au Parlement européen une résolution portant sur « la prostitution, l’exploitation sexuelle et leur impact sur l’égalité femmes-hommes ».
Rappelant qu’il s’agissait là d’un « signal politique très fort » du parlement européen, ils soulignent que cette résolution « pourrait contribuer à clore un cycle de quinze années de libéral-proxénétisme », marquées par l’Allemagne et les Pays-Bas qui « ont théorisé et mis en oeuvre l’exploitation légale du corps des femmes au nom de la reconnaissance du +travail du sexe+ et dépénalisé le proxénétisme en faisant des proxénètes des +entrepreneurs du sexe+ ».


Ils rappellent aussi la récente résolution de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, qui a reconnu « l’échec de la politique européenne de lutte contre la traite des êtres humains » et recommandé aux États membres d' »envisager la criminalisation de l’achat de services sexuels, basée sur le modèle suédois, en tant qu’outil le plus efficace pour prévenir et lutter contre la traite d’êtres humains ».


Dans ce contexte, « la France a une opportunité et une responsabilité historiques », affirment-ils, appelant à « l’adoption rapide d’une proposition de loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel et le soutien à ses victimes », qui prévoit justement de sanctionner les clients de prostituées, par une amende et/ou un stage de sensibilisation.
« Nous attendons donc un engagement fort du gouvernement et de l’ensemble des groupes politiques au Sénat », insistent-ils. La proposition de loi est actuellement examinée par une commission spéciale du Sénat, mais n’est pas encore programmée en séance.

1er plan d’action national de lutte contre la traite des êtres humains : une valse à 2 temps et demi !

Le Mouvement du Nid – France salue l’adoption en Conseil des ministres du premier plan d’action national de lutte contre la traite des êtres humains présenté par Najat Vallaud-Belkacem.

Ce plan traduit la concrétisation d’une prise de conscience et d’une détermination gouvernementales sans précédent ainsi que la volonté d’adopter des mesures concrètes qui peuvent faire la différence. Mais il présente un défaut majeur de cohérence car il occulte largement la place centrale des clients prostitueurs dans cette exploitation des plus vulnérables.

« il n’y a pas de politique de lutte contre la traite des êtres humains qui tienne si l’impunité de ceux qui en sont les destinataires et commanditaires [les « clients » prostitueurs] n’est pas frontalement combattue. » (…) « Le Mouvement du Nid demande donc solennellement au Gouvernement français d’assumer un discours public de lucidité et de cohérence et d’affirmer que la lutte contre la traite des êtres humains doit s’appuyer sur une action déterminée :
– de soutien et protection aux victimes
– de répression contre les proxénètes et les trafiquants
– d’interdiction d’exploiter la précarité d’autrui par l’achat d’un acte sexuel »

Communiqué de presse  du MOUVEMENT du NID – ICI –

Soirée 18 octobre ‘Prostitution, mythes et réalités’: fin des inscriptions

Bonjour,

Nous devons fermer les inscriptions pour notre soirée-événement « Prostitution, mythes et réalités ». En effet, les places étaient limitées. Nous en sommes désolées, nous organiserons d’autres actions autour de la question à l’avenir.
Merci à tou-te-s celles et ceux qui se sont inscrit-e-s : nous vous attendons demain à 20h au centre social Laënnec, situé au 63 rue Laënnec, 69008 Lyon !

L’équipe d’Osez le féminisme 69

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Réservez votre soirée du 18 octobre à 20h !

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Dans le cadre de la Quinzaine régionale de l’égalité femmes-hommes 2013, Osez le féminisme 69 et ses partenaires vous proposent une soirée de débat autour du thème : le système prostitueur.

En présence d’acteurs et actrices associatifs-ves, d’assistant-e-s de service social et d’anciennes personnes prostituées.

Le 18 octobre à partir de 20h, sur inscription ici.

Entrée libre. Lieu à confirmer.

Nous vous attendons nombreuses et nombreux !