Prochain atelier débat ce jeudi 21 mai sur la double oppression racisme / sexisme

Mis en avant

Jeudi 21 mai se tiendra notre atelier mensuel au Centre Berthelot et portera sur la double oppression des femmes victimes du sexisme et du racisme: comment décrypter et lutter contre l’oppression à laquelle font face les femmes racisées ?.

Cet atelier sera animé par Safia Akoudad membre du bureau national du CRI.

Nous vous attendons nombreuses et nombreux.
N’hésitez pas à en parler autour de vou.e.s.

atelier21

« la publicité sexiste » thème du prochain atelier débat – le 19 juin prochain.

2500, c’est le nombre de messages publicitaires que nous absorbons chaque jour en moyenne. Dans notre quotidien, la publicité est omniprésente et à force, nous oublions de mesurer l’importance de ces messages et de ces images, nous oublions de les examiner et de les remette en question.

Pour mieux marquer nos esprits, les publicitaires s’appuient sur des codes préexistants pour toucher immédiatement le public : les stéréotypes et leur donnent ainsi une ampleur et une portée inédites. Les publicités véhiculent un certain nombre de clichés sexistes mais aussi d’injonctions à l’attention des femmes : beauté stéréotypée, ultra minceur, hyper-sexualisation, jeunesse ; sans parler de l’éloge récurrente de la ménagère cantonnée dans sa cuisine ou de la femme-objet : l’image des femmes n’a jamais autant été instrumentalisée que dans la publicité. En contribuant à modeler notre imaginaire et à construire les normes de genre, la publicité se trouve être un vecteur puissant des stéréotypes sexistes. Comment savoir repérer et mieux décrypter le « publisexisme » ?

Comment la publicité sexiste met en lumière combien patriarcat et capitalisme sont deux systèmes d’exploitation qui se nourrissent et s’entretiennent ? Et enfin comment lutter contre ce phénomène ? De quels outils juridiques disposons-nous pour le dénoncer et le faire reculer?

Notre réunion se déroulera au Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation, 14 Avenue Berthelot 69007 Lyon Berthelot, de 19h00 à 21h00.

 

En 2014, des femmes meurent encore sous les coups de leur (ex)compagnon !

Le ministère des droits des femmes, de la ville, de la jeunesse et des sports et le ministère de l’intérieur viennent de rendre publics les chiffres des violences conjugales pour l’année 2013 : 121 femmes sont décédées sous les coups de leur (ex)compagnon, soit 27 de moins que pour l’année 2012. Mais il ne faut pas oublier qu’en 2011, c’est 122 femmes qui avaient péri, victimes de violences machistes au sein du couple. Peut-on ainsi réellement parler de baisse des féminicides au sein du couple ? Si le signalement des situations de violences au numéro 3919 a augmenté (traduction d’une certaine prise de conscience), si le dispositif de téléphones portables d’urgence déployé dans 10 départements a permis de sauver des femmes, la situation reste dramatique. En effet, il ne faut pas occulter le fait que ces violences restent massives en France.

Près de 200 000 femmes en sont victimes, dans le plus grand silence, et 1 sur 10 parvient à porter plainte. La responsabilité est le plus souvent imputée à la victime, accusée d’ »accepter » la violence, plutôt qu’à l’agresseur, à qui toutes sortes d’excuses sont trouvées pour justifier son comportement. Dans les médias, les violences conjugales sont encore trop souvent traitées sous l’angle « fait divers ». Des crimes perpétrés dans la sphère familiale, le plus souvent à l’encontre des femmes, sont dépeints comme étant le résultat de scènes de jalousie, d’ « amour passionnel » qui conduisent à « l’irréparable ». La réponse pénale est encore bien souvent peu proportionnelle à la gravité des faits, des coupables de féminicide se voient encore confier la garde de leurs enfants immédiatement après le crime. De plus, ces chiffres ne prennent pas en compte les femmes qui, sans être directement tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, sont poussées au suicide, ou subissent les conséquences extrêmement graves sur leur santé de violences physiques, psychologiques ou sexuelles trop souvent restées impunies.

La lutte contre les violences conjugales ne peut se résumer à des mesures expérimentales et des grandes phrases d’intention. Des femmes meurent, quand allons-nous agir ?

Osez le féminisme ! appelle donc le gouvernement et les pouvoirs publics à prévenir, identifier et lutter contre les féminicides, ainsi qu’à intensifier les mesures prises pour lutter contre les violences conjugales, en reconnaissant les spécificités de telles violences :
– Extension de l’ordonnance de protection à toutes les formes de violences machistes
– Places d’hébergement d’urgence et pérennes pour les femmes victimes de violences
– Exclusion des coupables de violences du domicile conjugal
– La formation des professionnels à la prise en compte des situations de violences
– La prévention des violences sexistes et l’éducation à l’égalité dès le plus jeune âge

Femmes en résistance : à découvrir et lire d’urgence et sans modération !

L’association Femmes ici et ailleurs, fondée en  2003 et reconnue d’intérêt général, entend faire connaître celles qui, à leur niveau, écrivent l’Histoire de notre temps.

A lire dans le prochain numéro du printemps 2014 :

– Rwanda 2004-2014 : l’œuvre essentielle des veuves,

– Rencontre avec… Cécile et Henri Rol-Tanguy, un couple d’exception résistant durant la Seconde Guerre Mondiale,

– France / Prostitution : la longue marche pour l’abolition

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Un magazine trimestriel intitulé « Femmes en résistance « : pourquoi ?

Les grands médias ne consacrent que 24 % de l’information aux femmes et c’est souvent pour les cantonner à des thèmes dits “féminins”, quand elles ne sont pas présentées comme victimes.

Afin de contrer cette image stéréotypée, Femmes ici et ailleurs, s’attelle à promouvoir des femmes œuvrant, de par le monde, pour la paix, la justice, la solidarité et le développement durable ainsi qu’en faveur des principes de non discrimination, d’égalité et de parité.

Pour cela, Femmes ici et ailleurs mène des actions culturelles et éducatives notamment en collaboration avec le photojournaliste Pierre-Yves Ginet, qui a construit depuis 1998 un fonds sans égal sur la thématique des “Femmes en résistance” dans le monde contemporain. Notre travail commun nous amène à proposer des expositions, des conférences et depuis décembre 2012, un magazine trimestriel.

Le droit des femmes à avorter doit être reconnu par l’ONU !

Aujourd’hui s’ouvre à New York la 58ème session de la « Commission de la condition de la femme » (CSW), qui se tiendra au siège des Nations Unies jusqu’au 21 mars. Le thème de la CSW 58 est la mise en œuvre des objectifs du Millénaire pour le développement, pour les femmes et les filles (accès à l’éducation, accès à l’emploi et égalité professionnelle, parmi les problématiques qui seront abordées).Trois militantes d’Osez le féminisme ! y seront présentes la première semaine, en particulier pour relayer et appuyer les positions pour le droit à l’avortement.

Alors que nous observons de par le monde et en Europe, notamment, une attaque en règle du droit des femmes à avorter, comme c’est le cas par exemple en Espagne, il est plus que jamais nécessaire et vital pour la vie de millions de femmes de réaffirmer que l’accès à l’avortement est une condition sine qua non pour atteindre l’égalité femmes-hommes.

Osez le féminisme ! espère que la CSW ne cèdera pas sous la pression des anti-choix, parmi lesquels le Vatican, à la manœuvre depuis de nombreuses années pour contrecarrer toute tentative de reconnaître ce droit fondamental à l’ONU. Et au-delà d’un statu quo quant à l’avortement, Osez le féminisme ! rappelle qu’il est grand temps que l’avortement soit reconnu comme faisant pleinement partie des droits sexuels et reproductifs, et qu’il soit légalisé partout.

Osez le féminisme ! met en garde contre l’austérité et les conservatismes, ennemis de l’égalité femmes-hommes !

À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, Osez le féminisme ! salue les avancées permises depuis l’installation du ministère des droits des femmes. Renforcement du droit à l’IVG avec le remboursement à 100% et la suppression de la notion d’état de détresse dans la loi, l’éducation à l’égalité dès le plus jeune âge, avec les programmes de l’ABCD de l’égalité, le renforcement de la loi sur le recouvrement des pensions alimentaires impayées, et surtout le vote par l’Assemblée Nationale, de l’abolition de la prostitution : abrogation du délit de racolage et pénalisation des clients.

Néanmoins, dans ce combat de valeurs et de justice sociale, force est de constater que le gouvernement a constamment baissé la garde face aux ennemis de l’égalité. Promesse de campagne, la PMA a pourtant été repoussée aux calendes grecques face aux protestations d’une droite et d’une extrême-droite reboostées et décomplexées. L’hystérie des opposants à une fantasmagorique « théorie du genre » aurait dû susciter une bien plus grande fermeté ainsi qu’une véritable résistance de la part du gouvernement. De même, sur l’égalité professionnelle, François Hollande s’est montré pour le moins timide face au patronat.

Nous défilerons encore ce 8 mars car l’égalité femmes-hommes dans les faits est loin d’être acquise et les besoins sont énormes. Nous appelons François Hollande à respecter ses promesses de campagne : où sont les 100 000 places en crèches annoncées ? Les places d’hébergements d’urgence pour les femmes victimes de violences ? Et l’accès à la PMA et la reconnaissance de la filiation sociale pour toutes les femmes, c’est pour quand ?

Il est grand temps que la politique d’affichage du gouvernement en matière d’égalité se traduise par des engagements et des moyens car, il faut le rappeler : égalité et austérité ne font pas bon ménage.

En matière d’égalité femmes-hommes, il y a deux choix : soit reculer, soit avancer. Un ministère des droits des femmes de plein droit est plus que jamais nécessaire. Nous demandons à ce que son budget soit revalorisé pour mener à bien les chantiers de l’égalité. Les inégalités femmes-hommes ne sont pas une fatalité, et leur disparition requiert une volonté politique forte !

Exposition sur le mouvement les Guerrillas Girls #Médiathèque de Villeurbanne

En 1985, à l’affiche du Museum of Modern Art de New York : An International Survey of Painting and Sculpture.Dans cette exposition au titre prometteur et ambitieux, pas moins de 169 artistes sont représentés dont… 13 femmes ! Cette nouvelle affirmation masculiniste, dans le temple mondial de l’art moderne et contemporain, donne naissance par réaction aux Guerrilla Girls.

Justicières masquées d’une tête de gorille, en mini jupe, bas résilles et talons aiguilles, elles manifestent et collent des affiches dans les rues de New York. Elles dénoncent avec humour le sexisme et le racisme dans l’art, en détournant  et « retournant » les images et les slogans machistes et ethnocentristes.

Les Guerrilla Girls posent bientôt une question récurrente : « Est-ce que les femmes doivent être nues pour rentrer dans les Musées » ? Les Guerrilla Girls ne cessent d’enquêter, vérifier et sensibiliser sur la faible présence des femmes et des artistes de couleur dans l’art, le cinéma et  la littérature. Leur combat entre dans les salles des musées, à la Biennale de Venise en 2005, au Centre Pompidou à Paris, mais aussi en Irlande, à Istanbul, Mexico, Athènes, Rotterdam, Bilbao, Sarajevo, Shanghai, Cracovie, Montréal…Depuis 25 ans, les Guerrillas Girls parcourent le monde, c’est à Villeurbanne qu’elles frappent cette fois-ci. Le combat continue.

Exposition à voir du samedi 25 janvier au samedi 15 mars 2014 à la Médiathèque de Villeurbanne.

Communiqué de Presse d’OL Ang’Elles, club de supportrices et supporters de l’OL Féminin

Le club des supportrices et supporters de la section féminine de l’OL nous a adressé leur CP que nous relayons ci-dessous :

Communiqué OL Ang’Elles

Même si l’art culinaire est passé dans le langage commun, certains étant « aux fourneaux » pendant que d’autres font « bouillir la marmite », il n’en demeure pas moins que les femmes jouent au football tout aussi bien que les hommes, et que l’OL porte haut les couleurs de Lyon grâce à son équipe féminine.

Au-delà de la polémique, les adhérents d’OL Ang’Elles, club de supporters de l’équipe féminine, rappellent la confiance qu’ils ont dans leurs footballeuses pour réaliser les objectifs qu’elles se sont fixés d’atteindre le plus haut niveau de la compétition européenne et mondiale cette année encore.
Ils leur rappellent aussi le respect qu’ils ont dans les valeurs qu’elles véhiculent et qu’ils apprécient : disponibilité, engagement individuel pour la victoire du collectif, et faire-play.

Fait à Lyon le 29 mars 2013 au nom de l’ensemble des adhérents du club de supporters de l’équipe féminine de football de l’OL.

Isabelle BERNARD
Présidente OL Ang’Elles

CP d’Osez le féminisme 69 suite aux propos sexistes de Bernard Lacombe

logo OLF 69

Osez le féminisme 69 dénonce les propos sexistes et inacceptables de Bernard Lacombe, conseiller spécial du Président de l’Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas. En effet, à une supportrice qui appelle à la Radio RMC pour l’interroger sur les mauvaises performances du joueur Karim Benzema, Bernard Lacombe répond :  » Je ne discute pas avec les femmes de football. Je le dis parce que c’est mon caractère. C’est comme ça. Qu’elles s’occupent de leurs casseroles et puis ça ira beaucoup mieux ! »

Cette réplique est accompagnée du rire complice de l’animateur de la Radio RMC, radio que notre association, Osez le féminisme !, a dû signaler plus d’une fois pour ses dérapages misogynes.

Aujourd’hui, Messieurs Jean-Michel Aulas et Bernard Lacombe ont répondu à la polémique déclenchée par les propos de ce dernier en les mettant sur le compte de l’humour. Avec ce prétexte, on peut se dédouaner de beaucoup de choses. Nous souhaiterions donc expliquer à ces Messieurs que l’humour ne peut en aucun cas être le prétexte à des propos insultants à connotation sexiste.

Pour faire taire cette auditrice qui tenait un discours qui lui déplaisait, Bernard Lacombe a choisi de l’attaquer sur son sexe en la renvoyant à la cuisine, réduisant toutes les femmes à de simples ménagères, leur déniant toute capacité à s’exprimer sur les mêmes sujets que lui. Même sous couvert d’humour, les paroles de Bernard Lacombe ne peuvent être prises à la légère puisqu’elles participent à véhiculer des stéréotypes sexistes sur la place des femmes dans notre société, sources de discriminations et d’inégalités entre les femmes et les hommes.

Par cette insulte, Bernard Lacombe a non seulement montré son mépris des femmes, il a également montré le mépris qu’il portait à la section féminine de son club, l’Olympique Lyonnais. Pour rappel, les joueuses de l’Olympique Lyonnais dominent littéralement leur discipline depuis plusieurs années par leurs performances : elles sont championnes de France depuis six ans et championnes d’Europe depuis deux ans, elles disputent actuellement la Ligue des Champions, qu’elles ont déjà remportée deux années consécutives. Bien que les exploits des joueuses de l’Olympique Lyonnais soient bien moins commentés et médiatisés que ceux de leurs collègues masculins, il est tout à fait ironique que l’un des dirigeants du club qui abrite les championnes de France et d’Europe de football se permette ce genre de dérapage.

En tant qu’association qui lutte contre les stéréotypes appliqués au genre, il nous semble fondamental que l’équipe dirigeante de l’Olympique Lyonnais récuse publiquement les propos de son conseiller et sanctionne de tels comportements. Ce ne serait que justice et respect envers les joueuses et les milliers de supportrices des sections féminine et masculine de l’Olympique Lyonnais.

Monsieur Bernard Lacombe, pour une répartition des tâches plus égalitaire, nous vous laissons traîner vos propres casseroles.