#marchepourlabolition – Rosen  » J’étais devenue ma propre proxénète  »

A Châteauroux  Rosen confie aux personnes qui l’accueillent qu’elle s’est prostituée pendant vingt-deux ans. Elle accomplit depuis septembre, une marche pour dénoncer cet enfermement sexuel.

Elle témoigne : « J‘ai perdu mon emploi en février ; en mars, je me prostituais, » s’étonne encore Rosen Hicher, ancienne péripatéticienne, qui marche depuis le début du mois de septembre. Elle marche afin de rejoindre toutes les villes dans lesquelles, elle a vendu son corps (NR du 16 septembre). »

Le 3 septembre, elle a quitté Saintes (Charente-Maritime) pour ensuite, traverser les Deux-Sèvres, la Vienne et arriver, samedi, à Châteauroux.

« Je marche afin de faire entendre mon discours et bien faire comprendre que la prostitution n’est jamais vraiment un choix, même lorsqu’il n’y a pas de souteneur derrière la prostituée. On devient, en fait, son propre proxénète et on s’enferme soi-même dans ce monde, dont la violence est toujours sous-jacente. »

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Aidez-nous à convaincre l’ensemble des député-e-s pour voter l’amendement n°640 !

Aidez-nous à convaincre l’ensemble des député-e-s. Cet amendement aura un réel impact pour les victimes d’impayés de contribution alimentaire, car, d’une part, il redéfinit l’intentionnalité du délit d’abandon de famille, et, d’autre part, permet de clarifier le délai de non-paiement avant le dépôt de plainte.

[Dites aux député-e-s : #Votez640 à la PPL APIE] « Un amendement concernant le délit d’abandon de famille vient d’être déposé au projet de loi relatif à l’autorité parentale et à l’intérêt de l’enfant (PPL APIE), par Madame la députée Marie-Georges Buffet (N° 677) – L’amendement N° 640. MAIS ATTENTION : NOUS DEVONS MOBILISER LES DEPUTE-E-S !

Message à copier :


« Madame la Députée, Monsieur le Député,
C’est avec une immense joie que je découvre le dépôt, par Mme Coutelle, Mme Battistel, Mme Olivier, Mme Gueugneau, Mme Orphé, Mme Quéré, Mme Crozon, Mme Romagnan, Mme Lacuey, Mme Le Houerou, M. Jean-Louis Dumont et M. Pouzol, de l’amendement n°640 a la proposition de loi n°1925 relative à l’autorité parentale et à l’intérêt de l’enfant (PPL APIE).
Il était temps de porter la problématique de l’abandon de famille au cœur des débats qui se tiendront dès le 19 mai à l’Assemblée Nationale.
Depuis 18 mois, le collectif Abandon de Famille – Tolérance Zéro !, composé de mères victimes du délit d’abandon de famille, milite avec force pour faire valoir les droits de nos enfants :
– à ce jour, nos revendications ont trouvé du soutien auprès de 18 000 signataires de la pétition: « Gouvernement français : mettez fin aux pensions alimentaires impayées ».
– plus de 1000 personnes (mères principalement, quelques pères et beaux-pères également) animent, partagent, échangent sur la page Facebook.
Concernant les violences économiques et le délaissement parental :
1. Il demeure un vide législatif concernant la violence économique faite aux femmes et aux enfants telle que définie par la Convention sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (Convention d’Istanbul) dont l’Assemblée Nationale a autorisé la ratification en février 2014. Sans une réelle prise en compte de ce type de violence, toute tentative de médiation ou pacification des désunions risque d’échouer, car lorsqu’un des deux parents est asphyxié économiquement par l’autre un déséquilibre néfaste se crée au dépend du plus faible.
2. Le fléau de l’abandon affectif et matériel reste encore largement ignoré, dans ses nombres et son contexte – et ce de façon entièrement injustifiée au vu de l’ampleur des dégâts causés et des coûts supportés par nos enfants – et la société. L’autorité parentale conjointe lie injustement, dans ces cas, un parent investi à un parent fantôme, peu ou pas concerné par les besoins de son enfant – donc incompétent en matière de prise de décision- et augmente l’emprise néfaste des fantômes malveillants, ceux qui imposent sans jamais disposer.
Aujourd’hui, tous les espoirs sont permis pour qu’enfin, l’intentionnalité de l’acte d’abandon de famille soit mieux caractérisée.
En 1994 l’élément moral du délit d’abandon de famille a été supprimé imposant aux victimes de prouver que le débiteur à eu l’intention de ne pas verser la contribution alimentaire, plutôt que d’imposer au débiteur de prouver qu’il est de bonne foi (comme pour toutes les autres créances)
Cet amendement rétablit la notion d’intention du débiteur et ainsi inverse la charge de preuve… ENFIN.
C’est donc avec une extrême attention que je suivrai les échanges qui auront lieu autour de ce texte.
Je vous prie d’agréer, Madame la Députée, Monsieur le Député, l’expression de ma considération distinguée.

Amendement n°640

1er plan d’action national de lutte contre la traite des êtres humains : une valse à 2 temps et demi !

Le Mouvement du Nid – France salue l’adoption en Conseil des ministres du premier plan d’action national de lutte contre la traite des êtres humains présenté par Najat Vallaud-Belkacem.

Ce plan traduit la concrétisation d’une prise de conscience et d’une détermination gouvernementales sans précédent ainsi que la volonté d’adopter des mesures concrètes qui peuvent faire la différence. Mais il présente un défaut majeur de cohérence car il occulte largement la place centrale des clients prostitueurs dans cette exploitation des plus vulnérables.

« il n’y a pas de politique de lutte contre la traite des êtres humains qui tienne si l’impunité de ceux qui en sont les destinataires et commanditaires [les « clients » prostitueurs] n’est pas frontalement combattue. » (…) « Le Mouvement du Nid demande donc solennellement au Gouvernement français d’assumer un discours public de lucidité et de cohérence et d’affirmer que la lutte contre la traite des êtres humains doit s’appuyer sur une action déterminée :
– de soutien et protection aux victimes
– de répression contre les proxénètes et les trafiquants
– d’interdiction d’exploiter la précarité d’autrui par l’achat d’un acte sexuel »

Communiqué de presse  du MOUVEMENT du NID – ICI –

En 2014, des femmes meurent encore sous les coups de leur (ex)compagnon !

Le ministère des droits des femmes, de la ville, de la jeunesse et des sports et le ministère de l’intérieur viennent de rendre publics les chiffres des violences conjugales pour l’année 2013 : 121 femmes sont décédées sous les coups de leur (ex)compagnon, soit 27 de moins que pour l’année 2012. Mais il ne faut pas oublier qu’en 2011, c’est 122 femmes qui avaient péri, victimes de violences machistes au sein du couple. Peut-on ainsi réellement parler de baisse des féminicides au sein du couple ? Si le signalement des situations de violences au numéro 3919 a augmenté (traduction d’une certaine prise de conscience), si le dispositif de téléphones portables d’urgence déployé dans 10 départements a permis de sauver des femmes, la situation reste dramatique. En effet, il ne faut pas occulter le fait que ces violences restent massives en France.

Près de 200 000 femmes en sont victimes, dans le plus grand silence, et 1 sur 10 parvient à porter plainte. La responsabilité est le plus souvent imputée à la victime, accusée d’ »accepter » la violence, plutôt qu’à l’agresseur, à qui toutes sortes d’excuses sont trouvées pour justifier son comportement. Dans les médias, les violences conjugales sont encore trop souvent traitées sous l’angle « fait divers ». Des crimes perpétrés dans la sphère familiale, le plus souvent à l’encontre des femmes, sont dépeints comme étant le résultat de scènes de jalousie, d’ « amour passionnel » qui conduisent à « l’irréparable ». La réponse pénale est encore bien souvent peu proportionnelle à la gravité des faits, des coupables de féminicide se voient encore confier la garde de leurs enfants immédiatement après le crime. De plus, ces chiffres ne prennent pas en compte les femmes qui, sans être directement tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, sont poussées au suicide, ou subissent les conséquences extrêmement graves sur leur santé de violences physiques, psychologiques ou sexuelles trop souvent restées impunies.

La lutte contre les violences conjugales ne peut se résumer à des mesures expérimentales et des grandes phrases d’intention. Des femmes meurent, quand allons-nous agir ?

Osez le féminisme ! appelle donc le gouvernement et les pouvoirs publics à prévenir, identifier et lutter contre les féminicides, ainsi qu’à intensifier les mesures prises pour lutter contre les violences conjugales, en reconnaissant les spécificités de telles violences :
– Extension de l’ordonnance de protection à toutes les formes de violences machistes
– Places d’hébergement d’urgence et pérennes pour les femmes victimes de violences
– Exclusion des coupables de violences du domicile conjugal
– La formation des professionnels à la prise en compte des situations de violences
– La prévention des violences sexistes et l’éducation à l’égalité dès le plus jeune âge

Stop aux violences familiales, conjugales et sexuelles ; intervention du docteure Muriel Salmona

Nous partageons le texte rédigé par la Docteure Muriel Salmona ; Psychiatre spécialisée dans la prise en charge des victimes, formatrice et chercheuse en psycho-traumatologie, présidente de l’association d’information, de formation et de recherche « Mémoire Traumatique et Victimologie ».

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Pour lire le texte Cliquez-ici

Elle est également créatrice du site : Site Mémoire traumatique

Muriel Salmona est également auteure de nombreux articles et du « Le livre noir des violences sexuelles » paru au édition Dunod en 2013.

Un site internet est dédié à ce livre : Site le livre noir des violences sexuelles

Programme de One Billion Rising à Lyon ce soir !

ImageLe programme détaillé de la soirée, en 3 temps !

> 1er morceau Batucada Les Haricots Noirs
– 1er extrait des Monologues du Vagin par Joëlle Beli Titi
– Danse Break the Chain avec Magali Romano
> 2e morceau Batucada Les Haricots Noirs
– 2e extrait des Monologues du Vagin par Joëlle Beli Titi
– Chanson Laissez les poupées de Yasmina Sana et Ben Richou
– Danse Break the Chain avec Magali Romano
> 3e morceau Batucada Les Haricots Noirs
– 3e extrait des Monologues du Vagin par Joëlle Beli Titi
– Danse Break the Chain avec Magali Romano
– Batucada Les Haricots Noirs

Rejoignez-nous ce soir à 19h place Saint Jean !

Séance de danse demain pour One Billion Rising !

Vidéo

N’oubliez pas le rendez-vous de demain pour apprendre la chorégraphie de Break the Chain, en vue du rassemblement de One Billion Rising jeudi 14 février !

> Dimanche 10 février, 16h00 – 18h00 à l’Ecole Afromundo
Adresse: 53-N rue Saint Pierre de Vaise, Lyon 9eme (Metro Valmy)

Nous vous attendons nombreuses et nombreux !

One Billion Rising à Lyon !

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A Lyon aussi nous sommes mobilisé-e-s pour cette journée mondiale contre les violences faites aux femmes !

Osez le féminisme 69 est partenaire de cet évènement !
Au programme : danse Break the Chain, groupe de batucada Les Haricots Noirs et lectures vivantes des Monologues du Vagin
Avec un dress code : toutes et tous en rouge !

Rejoignez-nous jeudi 14 février 2013

Place Saint Jean à Lyon !

 Comme des millions d’autres femmes et hommes dans le monde, agissons, participons, dansons contre les violences faites aux femmes ! 

Et invitons nos ami-e-s, familles, collègues pour ce moment solidaire et festif !

Rappel :

V-Day est une fondation créée en 1998 par Eve Ensler, l’auteure des Monologues du Vagin. Depuis près de 15 ans, cette Fondation participe à de nombreuses actions pour lutter contre les violences faites aux femmes dans le monde entier.

Les activistes de V-Day et Eve Ensler organisent avec de nombreuses associations, un évènement mondial pour mettre fin aux violences envers les femmes. 

Le chiffre de l’ONU est sans appel : un milliard de femmes dans le monde – une femme sur trois – est, a été ou sera victime de violences.
Notre réponse à ce chiffre effrayant ? Un milliard de femmes et d’hommes, debout ensemble, un milliard d’entre nous, qui secouent la planète en dansant et manifestent pour dire Stop !
Qu’il s’agisse de violences domestiques, de crimes sexuels, de crimes de guerre, de coutumes culturelles « justifiant » la torture de femmes ou du harcèlement au quotidien, quelle que soit la cause qui nous mobilise, levons-nous le 14 février 2013 !

Un avenir meilleur, une société plus juste et plus humaine passent par la lutte contre les violences subies par les femmes. Ensemble nous pouvons faire évoluer les mentalités, apprendre aux femmes à se défendre, éduquer nos fils, nos frères, nos amis, nos pères.

Un événement mondialisé pour un combat d’actualité !

Le 14 Février 2013, jour de la Saint Valentin célébrant l’amour, nous célébrerons le respect des droits des femmes ! Une journée pour partager, échanger, prendre conscience des violences et de l’impératif d’y mettre fin.

Partout dans le monde, des coordinatrices et coordinateurs de V-Day font monter en puissance les préparatifs autour de cette journée. 

Plus de 180 pays ont rejoint One Billion Rising !

Un blog relate les actions organisées sur tous les continents : http://onebillionrising.org
Et pour les actions organisées en France : http://1billionrisingfrance.wordpress.com/

Rejoignez-nous !

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